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Messe et conférence pour la fête patronale de l’USAKIN
L’Université Saint Augustin de Kinshasa (USAKIN) a célébré ce samedi 27 avril la fête de la conversion de Saint Augustin, son Saint Patron. Deux moments importants ont marqué cette journée : la messe et une conférence.
La messe a été présidée par le Père Martin Banga Ayanyaki, de l’Ordre de Saint Augustin (OSA), récemment nommé évêque du diocèse de Buta par le Pape François.
Dans son homélie, le Père Martin a, entre autres, présenté la conversion de saint Augustin comme un appel à nous convertir à notre tour. « Son exemple, a-t-il dit, nous donne le secret de la conversion. Ce secret-là, il est double. Il est d’une part, possible pour nous de sortir des ténèbres, de nos péchés ; deuxièmement, de vivre dans la lumière et de laisser agir en nous une nouvelle vie », a-t-il martelé.
Commentant la parabole de la miséricorde (Lc 15, 11-30), le prédicateur a insisté : « Lorsque l’homme s’éloigne de Dieu, il découvre le néant, et comprends (…) qu’il est fragile, il perd sa tranquillité… Il n’est pas nécessaire que tout homme tombe si bas, tel que le fils prodigue, pour avoir conscience de son état de pécheur ».
La conférence présentée par la Sœur Véronique Lundolo a porté sur le thème : « Emprise et objectivation du corps féminin dans les traditions africaines. Approche philosophique et phénoménologique ».
La conférencière a, au cours de son exposé, livré à grands traits le résumé de sa thèse de doctorat en philosophie, soutenue en Espagne en juillet 2023.
Cette conférence se veut un plaidoyer pour la dignité de la femme, dont le corps est, dans certains rites traditionnels, encore livré à des pratiques dépassées. La conférencière a dénoncé, entre autres, l’excision de la jeune fille, le mariage forcé, le repassage des seins et certains autres rites auxquelles les femmes sont encore soumises dans certaines traditions, surtout en cas de la mort du mari.
Un débat a suivi cet exposé qui a beaucoup suscité l’intérêt de l’assistance, obligeant le modérateur à arrêter les échanges, tellement le temps était jaloux.
Après la nourriture spirituelle et intellectuelle, un cocktail a réuni les participants dans un partage fraternel, sous une ambiance bon enfant.
Aristide Kataliko (stagiaire UCC)/CONGOPROFOND.NET
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HGR Kinkole sous tension : Après les violentes échauffourées, les médecins déclenchent une grève dès ce jeudi 16 avril
L’Hôpital Général de Référence de Kinkole a vécu des heures de vive tension dans la nuit du 14 au 15 avril 2026, plongeant le personnel soignant, les malades et leurs gardes dans une situation de panique généralisée. Selon les témoignages recueillis auprès des médecins de garde, des individus venus de Pakadjuma auraient pris le contrôle d’une partie du service de chirurgie, armés notamment de flèches et d’autres instruments jugés agressifs.
D’après les récits du personnel médical, plusieurs portes administratives ont été forcées, notamment celles du secrétariat, du bureau de l’Administrateur Gestionnaire Titulaire (AGT) ainsi que d’autres bureaux centraux. Si les assaillants ne sont pas parvenus à ouvrir certaines pièces, leur présence a suffi à semer la peur dans tout l’établissement. Les malades, les gardes-malades et les soignants ont été pris de panique face à cette intrusion brutale au sein d’un lieu censé être dédié aux soins et à la sécurité.
Le bilan provisoire communiqué par les médecins fait état d’au moins quatre morts alors qu’un premier rapport faisait état de deux décès par balle ainsi que de douze blessés, dont trois cas graves. Plusieurs biens appartenant aux prestataires, patients, stagiaires et accompagnants auraient également été emportés lors des violences. Les blessés ont été transférés à l’hôpital militaire de Kokolo sur décision des autorités communales de N’sele.
Face à cette situation jugée intenable, la quasi-totalité du personnel soignant a quitté l’hôpital et a décrété une grève à compter de ce jeudi 16 avril. Les médecins dénoncent l’absence de garanties sécuritaires et refusent de reprendre le travail tant que leur intégrité physique, celle des patients et celle des infrastructures hospitalières ne seront pas assurées.
Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET
