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Détournement de fonds publics et Corruption : S.I.E.R.D.P, une solution congolaise révolutionnaire

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Un ingénieur informaticien congolais a peut-être trouvé la parade aux énormes pertes financières que subit l’État chaque année à cause de la mal gouvernance. Son concept révolutionnaire, le S.I.E.R.D.P, pourrait bien sonner le glas des détournements massifs de fonds publics.

La République Démocratique du Congo perd près de 20 milliards de dollars par an selon les chiffres officiels, une hémorragie financière causée par un manque criant de transparence, la corruption généralisée et l’inefficacité du système fiscal vétuste. Pour endiguer ce fléau, Crispin NGUNZA MASHI a conçu le Système Informatique d’Encadrement des Recettes et Dépenses Publiques (S.I.E.R.D.P).

Déployée à l’échelle nationale, cette plateforme numérique de dernière génération suivra en temps réel le circuit complet des finances publiques. D’une part, elle assurera la traçabilité rigoureuse des recettes, de leur collecte initiale à leur reversement intégral aux caisses de l’État central et des provinces. D’autre part, un contrôle strict sera exercé sur les dépenses publiques, de l’introduction des demandes jusqu’à leur justification.

« Notre ambition est claire : doter la RDC d’un outil high-tech pour optimiser ses recettes tout en tarissant les sources de gaspillage et de malversations », explique l’ingénieur à l’origine du projet.

« Le système actuel n’a tout simplement plus les capacités pour faire face aux défis de gouvernance financière dans notre pays », affirme M. NGUNZA. « Avec le S.I.E.R.D.P, nous reprendrons le contrôle grâce à une solution digitale intégrée, centralisée et transparente. »

Parmi les avantages attendus, une maximisation significative des rentrées fiscales, un élargissement de l’assiette imposable, et l’avènement d’une fiscalité dématérialisée mettant fin aux tracasseries administratives.

L’Inspection Générale des Finances (IGF) disposera également d’un outil de pointe pour prévenir et détecter en temps réel toute tentative de fraude.

Pour concrétiser cette révolution numérique, M. NGUNZA en appelle à l’implication des autorités congolaises. « C’est une opportunité historique de redresser durablement la gouvernance de nos finances publiques. L’heure est venue d’investir dans cette solution made in RDC ! »

Franck Tatu

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HGR Kinkole sous tension : Après les violentes échauffourées, les médecins déclenchent une grève dès ce jeudi 16 avril

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L’Hôpital Général de Référence de Kinkole a vécu des heures de vive tension dans la nuit du 14 au 15 avril 2026, plongeant le personnel soignant, les malades et leurs gardes dans une situation de panique généralisée. Selon les témoignages recueillis auprès des médecins de garde, des individus venus de Pakadjuma auraient pris le contrôle d’une partie du service de chirurgie, armés notamment de flèches et d’autres instruments jugés agressifs.

D’après les récits du personnel médical, plusieurs portes administratives ont été forcées, notamment celles du secrétariat, du bureau de l’Administrateur Gestionnaire Titulaire (AGT) ainsi que d’autres bureaux centraux. Si les assaillants ne sont pas parvenus à ouvrir certaines pièces, leur présence a suffi à semer la peur dans tout l’établissement. Les malades, les gardes-malades et les soignants ont été pris de panique face à cette intrusion brutale au sein d’un lieu censé être dédié aux soins et à la sécurité.

Le bilan provisoire communiqué par les médecins fait état d’au moins quatre morts alors qu’un premier rapport faisait état de deux décès par balle ainsi que de douze blessés, dont trois cas graves. Plusieurs biens appartenant aux prestataires, patients, stagiaires et accompagnants auraient également été emportés lors des violences. Les blessés ont été transférés à l’hôpital militaire de Kokolo sur décision des autorités communales de N’sele.

Face à cette situation jugée intenable, la quasi-totalité du personnel soignant a quitté l’hôpital et a décrété une grève à compter de ce jeudi 16 avril. Les médecins dénoncent l’absence de garanties sécuritaires et refusent de reprendre le travail tant que leur intégrité physique, celle des patients et celle des infrastructures hospitalières ne seront pas assurées.

Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET 

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