Liberté de la Presse
Menaces et intimidations contre un journaliste : CongoVirtuel tire la sonnette d’alarme
La rédaction de CongoVirtuel porte à la connaissance de l’opinion publique nationale et internationale qu’une menace grave et imminente pèserait actuellement sur la vie de Joseph Tankwey Mayakul, journaliste et analyste, en raison directe de l’exercice de ses activités professionnelles.
Cette situation suscite une vive inquiétude, tant par la nature des menaces rapportées que par le contexte général dans lequel elles s’inscrivent.
Un journaliste engagé pour la transparence et la redevabilité
Joseph Tankwey Mayakul est reconnu pour la rigueur de ses analyses, la profondeur de ses enquêtes de terrain et la pertinence de ses publications, notamment sur des questions politiques, de gouvernance et du secteur minier en République démocratique du Congo.
Son travail journalistique s’inscrit dans une démarche constante de transparence, de redevabilité des acteurs publics et privés, ainsi que de défense du droit fondamental du public à une information crédible, vérifiée et indépendante.
Menaces, intimidations et surveillance : un climat de danger
Selon des informations concordantes recueillies par la rédaction, le journaliste ferait actuellement l’objet de pressions et de menaces sérieuses, incluant notamment :
– des menaces de mort explicites ;
– des actes d’intimidation répétés ;
– une surveillance persistante ;
– des risques avérés d’atteintes à sa liberté et à son intégrité physique.
Ces menaces seraient directement liées au contenu de ses enquêtes et écrits récents, lesquels dérangent certains cercles de pouvoir politiques et économiques.
Un recul inquiétant de la liberté de la presse en RDC
Cette situation s’inscrit dans un contexte préoccupant de rétrécissement de l’espace civique et de recul de la liberté de la presse en République démocratique du Congo. Les journalistes d’investigation y sont de plus en plus exposés à des représailles, simplement pour avoir exercé leur métier.
Informer, enquêter, analyser et dénoncer ne devraient jamais constituer des actes passibles de menaces, de violences ou de persécutions.
Protéger un journaliste, défendre la démocratie
La protection de Joseph Tankwey Mayakul constitue une exigence impérieuse, non seulement pour garantir sa sécurité personnelle, mais également pour préserver :
– la liberté de la presse ;
– le droit à l’information ;
– et les valeurs démocratiques en République démocratique du Congo.
CongoVirtuel reste debout malgré les pressions
La rédaction de CongoVirtuel réaffirme son engagement à informer avec responsabilité, professionnalisme et indépendance, en dépit des pressions et des menaces.
Elle appelle les autorités compétentes, les organisations de défense des droits humains, ainsi que la communauté nationale et internationale à suivre cette situation avec la plus grande attention.
D.N./CONGOPROFOND.NET
À la Une
Désinformation, IA et Éducation numérique : Les nouveaux enjeux au cœur d’un sommet, du 30 au 31 mars, à Kinshasa
L’organisation indépendante de vérification des faits Eleza Fact a annoncé la tenue du tout premier sommet régional consacré à la lutte contre la désinformation en République démocratique du Congo.
Prévu les 30 et 31 mars 2026 à Kinshasa, cet événement majeur est coorganisé avec Afya Amani Grands-Lacs et le réseau FACTOSCOPE, autour du thème : « Repenser l’information, l’Intelligence Artificielle et l’Éducation numérique en temps de crise pour les cinq prochaines années ».

Un contexte régional sous tension
Dans un contexte régional marqué par les conflits armés et les crises sanitaires, notamment en Afrique centrale et dans la région des Grands Lacs, les organisateurs alertent sur le rôle amplificateur de la désinformation. Celle-ci contribue à attiser les tensions, fragiliser la cohésion sociale et entraver les efforts humanitaires.
À travers ce sommet, baptisé « Ukweli », les initiateurs entendent réunir près de 200 participants, dont des journalistes, experts, jeunes leaders, acteurs politiques et membres de la société civile, afin de construire une réponse collective face à ce phénomène.
Former, sensibiliser et responsabiliser

Selon Esdras Tsongo, directeur exécutif d’Eleza Fact, « en période de crise, la désinformation coûte des vies », soulignant la nécessité de renforcer les mécanismes de prévention et de réponse face aux fausses informations.
Le sommet prévoit notamment des sessions de formation en fact-checking, l’usage responsable de l’intelligence artificielle, ainsi que la mise en place de campagnes de sensibilisation pour renforcer l’éducation aux médias et l’esprit critique des populations, en particulier des jeunes.
Une ambition régionale et stratégique

L’édition 2026 s’annonce ambitieuse avec 10 sessions thématiques, 10 panélistes internationaux et plus de 200 participants en présentiel, dont une cinquantaine venus de l’étranger, ainsi que la participation de plusieurs médias partenaires nationaux et internationaux.
À travers cette initiative, Eleza Fact et ses partenaires ambitionnent de faire de ce sommet un cadre stratégique pour restaurer la confiance dans l’information et renforcer la démocratie en RDC et dans toute la région des Grands Lacs.
Dorcas Mwavita/Congoprofond.net
