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Médias : Quid de la liberté de la presse sous l’ère de l’internet ?

 

Réunis autour d’un échange rempli de convivialité, les journalistes des médias d’information en ligne, en partenariat avec Internews, ont débattu, dans l’enceinte du collège Boboto, sur  » Le respect du principe de l’universalité de l’internet par les intermédiaires d’internet : socle de la liberté de presse en ligne », ce mercredi 11 mai dans la ville province de Kinshasa.

Sur fond de différents thèmes, chaque orateur a développé, tant bien que mal, le thème lui attribué. Intervenant sur les mécanismes mis en place pour la gestion des fournisseurs d’accès, le délégué de l’OCPT a rappelé les fâcheux événements survenus les années antérieures où la population congolaise s’est vue priver d’accès à l’internet. Depuis lors, des mesures ont été prises pour éviter ce genre des bavures. « Il y a quelques mois, une autorité de l’instance judiciaire militaire nous a contactés pour arrêter de fournir l’accès internet à un média en ligne. Nous lui avions demandé de revenir avec un jugement qui atteste des dires et il n’est plus jamais revenu ».

Quant à Trésor Kalonji, spécialiste des Nouvelles technologies de l’information et de la communication ( NTIC), il a planché sur l’application des normes des droits de l’homme dans la gouvernance de l’internet. Il a retracé l’historique des droits humains sur la sphère de l’internet, mais surtout il a exhorté sur la culture de la tolérance et du respect des 10 droits fondamentaux. « Nous pouvons ou pas être d’avis avec les choix politiques ou les orientations sexuelles d’une personne, mais nous devons veiller que nos mots ne lèsent pas l’autre ».

Le dernier exposé sur le thème  » Les droits et obligations des hébergeurs vis à vis des entreprises de presse en ligne », a été présenté par Emmanuel Gontcho. Ce dernier a fait savoir que ce domaine était en carence des textes de loi mais pour autant un hébergeur est lié à une agence de presse par un contrat de travail.

A souligner que faute de temps certains orateurs n’ont pas pu intervenir. C’est juste une partie remise, ont indiqué les animateurs du MILRD, qui a promis la tenue d’un autre atelier afin d’élaguer encore des zones d’ombre tout autour de ce sujet assez complexe.

Dorcas Ntumba / Congoprofond.net