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Politique

Mbuji-Mayi : Les membres de l’ACB appelés à s’enrôler massivement

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Les membres de l’Alliance des congolais bâtisseurs (ACB), parti politique cher au député national Guy Mafuta Kabongo, appelé affectueusement « Muna Yala », ont tenu, le samedi 18 février 2023 à Mbuji-Mayi, dans la province du Kasaï oriental, une matinée politique.

Sous la présidence du chef de la Fédération du Kasaï Oriental, Honoré Mubengayi Kankola, cette matinée politique a drainé plusieurs membres venus de différentes communes de la ville diamantifère.

Dans son discours, Honoré Mubengayi Kankola a invité tous les membres du parti à s’enrôler massivement, dans l’optique de faire un choix judicieux sur leurs dirigeants, et surtout de donner un deuxième mandat au Chef de l’Etat Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo. Il a salué le travail abattu par le député national Guy Mafuta Kabongo, élu du territoire de Tshikapa, pour l’implantation de ce parti dans le Kasaï Oriental, son fief naturel.

« Je commence par vous présenter notre parti, Alliance des Congolais Bâtisseurs, créé par le député national Guy Mafuta Kabongo, notre autorité morale. Notre parti est derrière le Chef de l’Etat Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, dans le but de lui accorder un deuxième mandat et une majorité écrasante à la chambre basse du Parlement », a déclaré Honoré Mubengayi Kankola.

Et de lancer cet appel à tous les membres de l’ACB à Mbuji-Mayi : « J’appelle tous les membres à se faire enrôler massivement et obtenir leurs cartes d’électeurs, car l’enrôlement ouvre le chemin aux élections sur tous les plans ».

Il a ajouté : « Allez-y vous faire enrôler qu’une seule fois. Ne suivez pas les discours de ceux qui veulent avoir plusieurs cartes d’électeurs. Cela vous permettra d’atteindre les objectifs que nous nous sommes assignés ».

L’ACB/Mbujimayi, fait-on savoir, compte 15 sections, et le parti est en train de s’élargir dans les territoires de la province du Kasaï Oriental. La matinée politique s’est achevée dans une ambiance familiale, avec la distribution des drapeaux et insignes du parti aux présidents de différentes sections.

Désiré Rex Owamba/Congoprofond.net

Politique

Assemblée nationale : Sous la conduite de Boji Sangara et Djoli Eseng’Ekeli, le temple des lois retrouve sa rigueur constitutionnelle

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En recevant, dans le strict respect des formes républicaines, le rapport annuel de la CENI des mains de Denis Kadima, le tandem Aimé Boji Sangara – Jacques Djoli Eseng’Ekeli a offert ce mardi 14 avril 2026 une magistrale leçon de droit parlementaire. Loin des tumultes et des improvisations du passé, le Palais du Peuple démontre qu’il est redevenu le sanctuaire intangible de la procédure.

Ce mardi 14 avril 2026 restera comme l’illustration éclatante qu’un État de droit se construit d’abord par la stricte observance des gestes prescrits. En recevant officiellement Denis Kadima dans l’antre du bureau de l’Assemblée nationale, le Président Aimé Boji Sangara n’a pas seulement ouvert sa porte ; il a ouvert la session de contrôle parlementaire à l’heure exacte où la loi l’exigeait.

Accompagné du rapporteur Jacques Djoli Eseng’Ekeli, orfèvre constitutionnel dont la présence suffit à garantir l’orthodoxie juridique du moment, ce binôme a transformé une formalité administrative en une démonstration de force institutionnelle : ici, au Palais du Peuple, on ne badine plus avec le calendrier de la démocratie, et chaque échéance légale est honorée avec une rigueur qui force le respect de tous les acteurs politiques.

Le dépôt des 550 exemplaires du rapport annuel — un par député national, ni un de moins, ni un de trop — incarne à lui seul la révolution procédurale silencieuse en cours. Couvrant la période stratégique d’avril 2025 à mars 2026, ce document n’est pas un simple bilan technique ; c’est la feuille de route authentifiée des prochaines échéances électorales. Dans une tradition où les documents se perdaient parfois dans les couloirs ou n’arrivaient que tronqués dans les mains des élus, la précision mathématique exigée par le Professeur Djoli et orchestrée par le Speaker Boji Sangara envoie un signal limpide : le Parlement ne délibère plus sur des rumeurs, il légifère et contrôle sur pièces.

En remettant matériellement à chaque élu la totalité de l’œuvre de la Centrale Électorale, le duo dirigeant de la Chambre basse élève le débat à venir au rang d’examen rigoureux, là où régnait hier l’à-peu-près. Cette image d’un Parlement respectueux de ses propres règles jusqu’au détail protocolaire est la plus cinglante des réponses aux sceptiques de la gouvernance congolaise. La CENI de Denis Kadima n’a pas été convoquée comme un justiciable à la barre, mais accueillie comme une institution partenaire dans le cadre défini par la Loi fondamentale.

En verrouillant ainsi la procédure, Aimé Boji Sangara et Jacques Djoli Eseng’Ekeli ne protègent pas seulement la majorité ou l’opposition ; ils protègent la République elle-même contre ses vieux démons d’improvisation. Dans une Afrique centrale en quête de repères, le message porté ce 14 avril depuis Kinshasa est d’une clarté assourdissante : quand les hommes de droit sont à la manœuvre, les institutions respirent au rythme serein et inébranlable de la Constitution.

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

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