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Actualité

Mbuji-Mayi : Le Gouverneur Mbwebwe Kapo ordonne l’arrêt immédiat des constructions illégales sur le site ESGTK-Miba, une enquête ministérielle en approche

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Face à la prolifération anarchique des lotissements sur le site ESGTK, une concession relevant de la MIBA, le Gouverneur du Kasaï-Oriental, Jean-Paul Mbwebwe Kapo, a convoqué en urgence, ce lundi 14 avril, une réunion exceptionnelle du Conseil de Sécurité au siège du Gouvernorat. Une rencontre sous haute tension, marquée par un ton de fermeté rare.

Autour de la table : chefs traditionnels Bakwanga, dirigeants de la MIBA, société civile, et services de sécurité. Une composition révélatrice de la gravité de la crise foncière qui secoue la province.

Coup d’arrêt brutal à l’anarchie

Au terme des échanges, le couperet est tombé : suspension immédiate de toutes les constructions et activités de lotissement sur le site ESGTK-Miba. Fini les atermoiements. Cette décision radicale vise à enrayer la spoliation rampante de la concession en attendant les conclusions d’une enquête nationale diligentée par le ministère des Affaires foncières. Une mesure conservatoire, mais musclée.

Un avertissement sans détour

C’est le ministre provincial de la Communication, Pascal Hernaince Ilunga, qui a endossé le rôle de porte-voix de l’Autorité provinciale. Son message est limpide : « Quiconque enfreindra cette résolution subira les conséquences légales ». Traduction : tolérance zéro. Le Gouverneur a d’ores et déjà instruit les forces de l’ordre à faire respecter, sans faiblir, cette interdiction. Une manière de remettre l’État au centre du jeu.

Une enquête venue de Kinshasa

Dans la foulée, le ministre provincial des Affaires foncières, Gaston Katambayi, a1 confirmé l’arrivée prochaine d’une délégation ministérielle dépêchée depuis Kinshasa. Objectif : faire toute la lumière sur le statut foncier du site ESGTK-Miba et rétablir l’autorité de l’État. Des échanges préliminaires ont déjà eu lieu avec la MIBA, afin de collecter l’ensemble des documents prouvant la légitimité de sa concession. Le bras de fer est officiellement engagé.

Des arrêtés ignorés, des complicités présumées

Le Gouverneur Mbwebwe Kapo a rappelé l’existence de son arrêté du 10 juillet 2024 interdisant déjà toute construction sur les terrains de la MIBA, appuyé par une mesure similaire du ministère national de la Justice. Pourtant, sur le terrain, la réalité donne froid dans le dos : lors d’une descente inopinée sur le site ESGTK-Miba, le Gouverneur et les membres du Conseil de Sécurité ont découvert que les constructions se poursuivaient… sous la protection de la police.

De quoi alimenter les soupçons de complicités au sein même des forces censées faire respecter la loi. Qui sont les véritables instigateurs de cette occupation illégale ? Qui protège qui ? Et pourquoi ?

L’État se rebiffe. Enfin.

La province du Kasaï-Oriental est à la croisée des chemins. Soit elle s’impose en réaffirmant la primauté de la loi, soit elle sombre dans une impunité foncière généralisée. En prenant la tête de cette offensive, le Gouverneur Mbwebwe Kapo place l’État devant ses responsabilités. Mais tiendra-t-il la ligne face aux intérêts souterrains. Dossier à suivre.

Myke Tyson Mukendi/CONGOPROFOND.NET 

Politique

Assemblée nationale : Sous la conduite de Boji Sangara et Djoli Eseng’Ekeli, le temple des lois retrouve sa rigueur constitutionnelle

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En recevant, dans le strict respect des formes républicaines, le rapport annuel de la CENI des mains de Denis Kadima, le tandem Aimé Boji Sangara – Jacques Djoli Eseng’Ekeli a offert ce mardi 14 avril 2026 une magistrale leçon de droit parlementaire. Loin des tumultes et des improvisations du passé, le Palais du Peuple démontre qu’il est redevenu le sanctuaire intangible de la procédure.

Ce mardi 14 avril 2026 restera comme l’illustration éclatante qu’un État de droit se construit d’abord par la stricte observance des gestes prescrits. En recevant officiellement Denis Kadima dans l’antre du bureau de l’Assemblée nationale, le Président Aimé Boji Sangara n’a pas seulement ouvert sa porte ; il a ouvert la session de contrôle parlementaire à l’heure exacte où la loi l’exigeait.

Accompagné du rapporteur Jacques Djoli Eseng’Ekeli, orfèvre constitutionnel dont la présence suffit à garantir l’orthodoxie juridique du moment, ce binôme a transformé une formalité administrative en une démonstration de force institutionnelle : ici, au Palais du Peuple, on ne badine plus avec le calendrier de la démocratie, et chaque échéance légale est honorée avec une rigueur qui force le respect de tous les acteurs politiques.

Le dépôt des 550 exemplaires du rapport annuel — un par député national, ni un de moins, ni un de trop — incarne à lui seul la révolution procédurale silencieuse en cours. Couvrant la période stratégique d’avril 2025 à mars 2026, ce document n’est pas un simple bilan technique ; c’est la feuille de route authentifiée des prochaines échéances électorales. Dans une tradition où les documents se perdaient parfois dans les couloirs ou n’arrivaient que tronqués dans les mains des élus, la précision mathématique exigée par le Professeur Djoli et orchestrée par le Speaker Boji Sangara envoie un signal limpide : le Parlement ne délibère plus sur des rumeurs, il légifère et contrôle sur pièces.

En remettant matériellement à chaque élu la totalité de l’œuvre de la Centrale Électorale, le duo dirigeant de la Chambre basse élève le débat à venir au rang d’examen rigoureux, là où régnait hier l’à-peu-près. Cette image d’un Parlement respectueux de ses propres règles jusqu’au détail protocolaire est la plus cinglante des réponses aux sceptiques de la gouvernance congolaise. La CENI de Denis Kadima n’a pas été convoquée comme un justiciable à la barre, mais accueillie comme une institution partenaire dans le cadre défini par la Loi fondamentale.

En verrouillant ainsi la procédure, Aimé Boji Sangara et Jacques Djoli Eseng’Ekeli ne protègent pas seulement la majorité ou l’opposition ; ils protègent la République elle-même contre ses vieux démons d’improvisation. Dans une Afrique centrale en quête de repères, le message porté ce 14 avril depuis Kinshasa est d’une clarté assourdissante : quand les hommes de droit sont à la manœuvre, les institutions respirent au rythme serein et inébranlable de la Constitution.

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

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