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Mbandaka : Controverse sur l’université d’appartenance de l’étudiant Bomame tué lors des échauffourées du mardi 12 avril !

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Cacophonie autour de l’institution universitaire que fréquentait le défunt  étudiant Bomame Mbombo Freddy, tué le mardi dernier lors des échauffourées entre les forces de la police et les étudiants revoltés contre la hausse des frais académiques.

Au départ, il a été dit dans tous les médias dans la ville que le jeune homme était étudiant à l’université de Mbandaka (UNIMBA) en G2 médecine.  Après vérification approfondie, le recteur de ladite université, par l’entremise de son chargé de communication Yannick Mbombo, a fait savoir à l’opinion que l’étudiant est plutôt de l’Institut supérieur des techniques médicales (ISTM/Mbandaka) et non de l’UNIMBA.

‹‹ On ne peut pas blaguer avec l’esprit de quelqu’un. Nous étions à la famille biologique de l’illustre disparu, il n’a nulle part pris l’inscription à l’université de Mbandaka. Il est étudiant de l’ISTM comme ses collègues ont témoigné en deuxième année de graduat Gestion››, a expliqué Yannick Mbombo.

Cependant, le rapport du 13 avril 2022 du Comité de gestion de l’ISTM/Mbandaka, sur la situation qui a prévalu en date du 11 et 12 avril dernier, renseigne que cet étudiant n’était inscrit dans aucune option, car son nom n’est pas repris dans le palmarès de l’année 2021-2022. Le même rapport décline toute responsabilité du Comité dans les violences qui ont eu lieu, contrairement à la déclaration du Conseil des ministres, ténu le lundi 11 avril, décidant de sanctionner le professeur Mputu Bokenga Faustin, le DG de cet alma mater.

CONGOPROFOND.NET qui s’est rendu au domicile de l’infortuné pour s’enquérir de la situation, a rencontré quelques membres de la famille qui se sont réservés de tout commentaire à ce stade.

À en croire certains analystes, ces deux institutions ont plutôt peur des poursuites judiciaires qui pointent à l’horizon, mais la vérité finira toujours par triompher.

Rappelons que l’étudiant Bomame Mbombo Freddy, originaire du territoire de Bongandanga dans la province de la Mongala, l’une des provinces démembrées de l’Equateur, a été tué par balle réelle de la part d’un policier du Groupe Mobile d’Intervention (GMI), le mardi 12 avril 2022, au moment où il tentait de se réfugier dans une parcelle d’autrui à Bombwaza, au quartier Boyera où s’était déroulé l’affrontement.

Notons que la situation est toujours tendue dans la ville. Des investigations sont en cours afin que la véritable institution de l’étudiant soit connue et que les auteurs de ce crime connaissent la rigueur de la justice.

Eric Liyenge/CONGOPROFOND.NET

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Kongo Central/Luozi : Le poste frontalier de Zulu Mbundu accueille 588 réfugiés venus de Brazzaville

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Depuis quelques jours, le village de Zulu Mbundu, situé dans le secteur de Balari, territoire de Luozi, dans la province du Kongo Central, est devenu un centre d’accueil provisoire pour des familles fuyant les violences survenues à Mindouli, dans la région du Pool, en République du Congo (Brazzaville).

À l’origine de l’exode : des affrontements armés

Les affrontements, survenus le dimanche 11 janvier 2026, ont opposé les éléments de la Garde républicaine (DGSP) aux Ninjas, fidèles au pasteur Ntoumi. Ces violences ont provoqué d’importants mouvements de populations le long de la frontière entre la RDC et le Congo-Brazzaville, particulièrement dans le secteur frontalier de Balari.

Femmes, enfants et personnes âgées parmi les réfugiés

C’est au poste frontalier de Zulu Mbundu que plusieurs familles sinistrées, composées essentiellement de femmes, d’enfants et de personnes âgées, ont trouvé refuge. Ces ressortissants brazzavillois fuient les représailles, l’insécurité et les violences liées à ces conflits armés.

Une situation humanitaire préoccupante

Sans logements, sans nourriture suffisante ni médicaments, ces réfugiés vivent dans une extrême vulnérabilité. En attendant l’intervention du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), l’administrateur du territoire de Luozi ad intérim, Célestin Lusiama, a lancé un SOS humanitaire.

« La population sinistrée venue de la République sœur du Congo-Brazzaville a besoin d’un logement, de la nourriture et d’une protection pour vivre en paix, en attendant l’accalmie de la situation sécuritaire dans leurs villages », a-t-il déclaré.

Un appel à la solidarité locale

L’autorité territoriale a également appelé la population locale à faire preuve de solidarité : « En attendant l’intervention des autorités provinciales et nationales, nous, habitants de Luozi et du secteur de Balari, sommes appelés à la solidarité et à la protection de nos invités », a ajouté Célestin Lusiama.

588 réfugiés officiellement enregistrés

Au total, 588 réfugiés ont été enregistrés le mercredi 14 janvier 2026 par les services de la Direction générale de migration (DGM) au poste frontalier de Zulu Mbundu. L’ensemble des services de sécurité a été mobilisé afin d’identifier les déplacés et d’assurer leur encadrement.

Une inquiétude croissante dans la population

Pour Eugène Nkanza, président du Rassemblement des forces vives de Luozi, la situation devient préoccupante : « Nous observons un afflux continu de ressortissants brazzavillois traversant la frontière avec leurs familles. Cette situation est de plus en plus inquiétante », a-t-il souligné.

Les autorités provinciales à pied d’œuvre

Selon des sources concordantes, une délégation du gouvernement provincial du Kongo Central s’est rendue sur place afin d’évaluer la situation et de transmettre un rapport aux autorités compétentes.

Mfumu DIASILUA K./CONGOPROFOND.NET 

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