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Massage et Prostitution : Le « marché de la viande » explose à Kinshasa ! ( Enquête)

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Il est 19h00 au quartier Bon-Marché, dans la commune de Barumbu à Kinshasa, une jeep noire vient de parquer devant un salon de beauté et de massage situé sur non loin de l’avenue du Flambeau. Un homme habillé en relax sort du véhicule. Il est aussitôt pris en charge par des filles qui attendent à l’accueil.

Le client après avoir choisi la masseuse de son choix parmi la multitude qui s’est quasiment offerte à lui, est ensuite amenée comme un mouton à la boucherie dans une des pièces aménagées pour une séance de massage très particulière.

La petite chambre mesure à peine 2,5 m sur 3 avec toilette intérieure. Il y règne une ambiance zen avec des bougies parfumées dont l’odeur vous transporte directement à Bangkok.

Hormis l’atmosphère bouddhique, on peut y aperçevoir des serviettes, des produits massant, des lingettes parfumées au citron, des tiges de citronnelle, etc.

Sur un fil près du lit curvé, on peut apercevoir les dessous de femmes servant de tenues d’échange. Ils sont accrochées comme des trophées de chasse.

Quelques serviettes et des draps sont suspendus sur le mur où on peut également voir des photos et des images trés osées capables de laïciser le meilleur prêtre du diocèse de Boma.

Il faut dire que le monsieur est un habitué et la routine ne lui est pas étrangère.

Et finalement après le massage excitant et pas du tout professionnel, la masseuse qui était à ses petits soins, tel X-OR se transforme aussitôt en professeur ex-cathedra du porno.

Il faut dire qu’ici, entre le massage et la prostitution, il n’y a qu’un pas.

En fait, le massage n’était qu’une entrée en matière, le plat consistant était, en fait, la prostitution déguisée qui se fait en ce lieu.

Le Monsieur a payé à l’entrée d’abord 20 USD pour le fameux massage puis 100 USD pour le volet sexuel de la prestation, nous confie Bibiche N., la masseuse expérimentée qui lui a tenu compagnie.

Et à la réception, le client a eu droit à plusieurs offres des services : massage simple, massage « corps à corps» et massage à la thaïlandaise, avec à la clé des rapports sexuels.

À noter que chaque type de massage a sa spécificité et son coût.

Notre gaillard a, quant à lui choisi le massage à la thaïlandaise où la masseuse se déshabille, entièrement en prenant soin d’ôter son soutien-gorge, laissant entrevoir des seins bien fermes et bien jaunis comme des mangues mûres.

Sur son corps, il ne lui reste plus que son string que le client aura la possibilité d’inaugurer à la fin de la séance.

Pour Bibiche N. qui s’est confiée à nous, il s’agit juste d’un moyen pour elle d’arrondir ses fins des mois difficiles.

D’autant plus qu’elle n’est payée que 50 Dollars par mois. Son boss, un expatrié libanais, possède prés de 5 autres centres de massage dans la ville-province de Kinshasa.

Bibiche N. nous affirme que grâce à ses services particuliers, elle arrive à gagner presque 200 à 300 Dollars par mois. Ce qui lui permet de payer son loyer et de prendre soin de son fils, âgé de 6 ans.

Il faut dire que la ville de Kinshasa fait actuellement face à une prolifération des salons de beauté et des centres de massage.

Autrefois, l’apanage de la commune de la Gombe, les centres de massage se sont éparpillés partout et on les retrouvent désormais presque partout: à Bandalungwa, à Kintambo, à Limete, à Lingwala, à Barumbu, etc.

Dans leur majorité, ces salons de massage échappent à tout contrôle et ne disposant parfois d’aucune autorisation pour exercer surtout dans le volet du « plus vieux métier du monde. »

Des clients trés compliqués

Bibiche N. nous raconte qu’elle doit parfois faire face à des clients très exigeants et très compliqués.

« Il y a des clients qui vous éxigent des fellations, des actes sado-masochistes, ou bien de faire la chienne… Je refusai au début mais j’ai fini par m’incliner car il y a des bons pourboires à la fin., » nous raconte-elle.

Des services à domicile

Bibiche N. nous explique que d’autres clients les invitent à domicile.

Ils nous demandent nos numéros et nous appelent pour des séances privées dans leurs maisons ou même dans les hôtels.

« Dans ce cas, on travaillent pour notre propre compte., » nous dit elle.

Et d’ajouter: « Certaines d’entre nous, font même des annonces sur les réseaux sociaux du genre: massage thérapeutique et relaxant avec des moments intimes. »

La présence de ces salons particuliers provoquent des remous au sein de la population.

Plusieurs personnes voient d’un mauvais oeil la présence des tels établissements dans leur environnement immédiat.

Ils craignent que ces lieux de débauche fréquentés à longueur de journée par une clientèle brouillante et vulgaire composée de nationaux et de touristes étrangers n’influent négativement sur la vie et l’éducation des jeunes gens et jeunes filles.

Malgré les dénonciations, le phénomène continue à prendre la tangente. Il  risque de ternir encore plus l’image de la capitale toute entière, qui risque de devenir Kin- la débauche.

Thierry Mfundu

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HGR Kinkole sous tension : Après les violentes échauffourées, les médecins déclenchent une grève dès ce jeudi 16 avril

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L’Hôpital Général de Référence de Kinkole a vécu des heures de vive tension dans la nuit du 14 au 15 avril 2026, plongeant le personnel soignant, les malades et leurs gardes dans une situation de panique généralisée. Selon les témoignages recueillis auprès des médecins de garde, des individus venus de Pakadjuma auraient pris le contrôle d’une partie du service de chirurgie, armés notamment de flèches et d’autres instruments jugés agressifs.

D’après les récits du personnel médical, plusieurs portes administratives ont été forcées, notamment celles du secrétariat, du bureau de l’Administrateur Gestionnaire Titulaire (AGT) ainsi que d’autres bureaux centraux. Si les assaillants ne sont pas parvenus à ouvrir certaines pièces, leur présence a suffi à semer la peur dans tout l’établissement. Les malades, les gardes-malades et les soignants ont été pris de panique face à cette intrusion brutale au sein d’un lieu censé être dédié aux soins et à la sécurité.

Le bilan provisoire communiqué par les médecins fait état d’au moins quatre morts alors qu’un premier rapport faisait état de deux décès par balle ainsi que de douze blessés, dont trois cas graves. Plusieurs biens appartenant aux prestataires, patients, stagiaires et accompagnants auraient également été emportés lors des violences. Les blessés ont été transférés à l’hôpital militaire de Kokolo sur décision des autorités communales de N’sele.

Face à cette situation jugée intenable, la quasi-totalité du personnel soignant a quitté l’hôpital et a décrété une grève à compter de ce jeudi 16 avril. Les médecins dénoncent l’absence de garanties sécuritaires et refusent de reprendre le travail tant que leur intégrité physique, celle des patients et celle des infrastructures hospitalières ne seront pas assurées.

Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET 

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