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Massacres de Banunu-Bobangi : appel pour la création d’un tribunal spécial pour les coupables de l’épuration ethnique

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Au cours d’une conférence de presse fleuve tenue à son cabinet de travail à Gombe, le député national honoraire Etibako Edi Ndito a appelé, ce lundi 10 juin 2019, à la création d’un tribunal spécial pour juger les coupables de l’épuration ethnique sur la population des Banunu-Bobangi dans la province du Maï-Ndombe.

Député national honoraire Etibako Edi Ndito

A en croire cet avocat, les massacres de ces peuplades de la RDC, dans l’ex Bandundu, est un vieux projet politico-ethniques des extrémistes de la communauté Batende dont le porte-étendard est l’organisation dénommée  » Kebima ».  » Les milices de cette structure politico-ethnique sont auteurs des tueries en masse visant les membres de la communauté Banunu de Bolobo et de Yumbi par les Batende ! « , a accusé l’orateur, affirmant avoir toutes les preuves de ses allégations.

D’ores et déjà, Etibako Edi Ndito a fait savoir qu’une pétition a été lancée pour récolter les signatures en vue de concrétiser la mise en place de ce tribunal.

Tout en affirmant qu’il est menacé de mort à cause de son initiative, l’avocat a indiqué que tous les rapports présentés jusqu’ici sont fallacieux et ne soutiennent qu’une seule version de Batende. Les membres de la communauté victime, restés dans la tradition orale, n’ont fait aucun rapport écrit jusqu’ici.

Cependant, il a exposé à la presse une centaine de photos décrivant ce génocide et crime contre l’humanité qui passent sous silence.

Face à l’absence intentionnelle de l’autorité de l’Etat dans la zone remplacée volontairement par le pouvoir de l’organisation politico-ethnique de Batende « Kebima », Me Etibako Edi Ndito a plaidé pour un retour rapide de l’Etat et surtout la réinstallation des victimes dans leurs terres leurs léguées par leurs ancêtres.

Il convient de rappeler que ces massacres ont fait, selon l’ONU et les FARDC, premiers à arriver sur les lieux, plus de 990 morts en 2018. Le rapport du ministère des Droits humains évoque tantôt 436 tantot 536 morts.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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Réhabilitations à répétition des routes de desserte agricole : L’expert Firmin Kiala met en garde contre les solutions improvisées

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L’amélioration durable des routes de desserte agricole en République démocratique du Congo passe impérativement par des études techniques approfondies, adaptées aux réalités géotechniques du pays et accompagnées d’un renforcement des compétences locales. C’est le message central défendu par Firmin KIALA KI-N’SOKI, consultant international et point focal de l’étude sur la qualité et la durabilité des routes de desserte agricole réhabilitées.

S’exprimant lors de l’atelier de synthèse du rapport provisoire de cette enquête nationale organisé du 6 au 7 mai 2026 au Cercle Elais, l’expert a dressé un état des lieux des infrastructures rurales réhabilitées à travers le pays tout en mettant en garde contre une généralisation précipitée de certaines techniques de stabilisation des routes.

« Il faut y aller progressivement », a insisté Firmin Kiala, estimant que plusieurs procédés techniques nécessitent encore des évaluations adaptées aux contextes locaux avant toute application à grande échelle.

Une étude nationale menée dans les 26 provinces

Selon le consultant, cette vaste enquête de terrain a mobilisé des équipes pendant près d’une année dans différentes régions du pays. L’objectif était d’évaluer les routes réhabilitées, d’identifier les forces et faiblesses des interventions réalisées et de capitaliser les meilleures pratiques observées sur le terrain.

L’étude a couvert un échantillon représentatif des 26 provinces de la RDC, réparties à travers sept grandes zones géotechniques. Une approche qui permet aujourd’hui de disposer d’une lecture plus précise des défis liés à la durabilité des infrastructures rurales.

Pour l’expert, il devient urgent de sortir des méthodes classiques afin d’adopter une approche globale et holistique des routes de desserte agricole. Celle-ci doit intégrer des chaussées adaptées aux besoins d’évacuation des produits agricoles en toutes saisons vers les centres de consommation, tout en tenant compte du trafic potentiel attendu.

Drainage, protection et entretien : les clés de la durabilité

Au-delà des travaux de réhabilitation, Firmin KIALA KI-N’SOKI insiste sur la nécessité d’intégrer des mesures de protection efficaces telles que les barrières de pluie, les dispositifs de lutte antiérosive ainsi qu’un système de drainage performant.

Refusant ce qu’il qualifie de « désinvestissement » consistant à revenir régulièrement sur les mêmes axes quelques années après leur réhabilitation, le consultant estime qu’avec une amélioration adéquate des sols de plateforme et un drainage efficace, une route bien exécutée peut tenir au moins dix ans avant l’apparition des premières dégradations majeures.

Dans cette logique, il recommande également la promotion du système d’entretien par Niveaux de Services (GeNis), considéré comme une alternative efficace pour assurer un suivi permanent des infrastructures rurales.

« La sagesse et l’expérience au service de la Nation »

À travers cette démarche, Firmin KIALA KI-N’SOKI confirme sa volonté de mettre son expertise au service du développement des infrastructures rurales congolaises. Une vision qui privilégie la durabilité, l’anticipation technique et la valorisation des solutions adaptées aux réalités du territoire national.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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