Sécurité
Massacre de 60 personnes au Nord-Kivu : Martin Fayulu décrie « l’irresponsabilité du pouvoir de Kinshasa »
L’opposant congolais Martin Fayulu a condamné fermement la tuerie, la semaine dernière, d’au-moins 60 personnes dans la province du Nord-Kivu, par les rebelles ougandais de l’ADF.
Dans sa réaction, le président national du parti politique Engagement pour la Citoyenneté et le Développement (Ecidé) estime que ces tueries à perpétuité dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC) sont dues à l’impuissance du pouvoir en place.
« Jusqu’à quand la RDC continuera-t-elle de pleurer ses morts, victimes de l’impuissance et de l’irresponsabilité d’un pouvoir illégitime et sclérosé à Kinshasa ?« , s’interroge le candidat malheureux à la présidentielle précédente.
Et de poursuivre : « Les ADF ougandais viennent, une fois de plus, de frapper, massacrant au moins 60 personnes près de Mangina, au Nord-Kivu. Abandonnés à leur sort, les citoyens congolais subissent chaque jour la violence généralisée dans le pays, tandis qu’à Kinshasa, on se perd dans des futilités« , a-t-il écrit sur son compte X.
Il est important de noter que ce massacre des civils constitue un bilan lourd enregistré dans la région depuis plusieurs mois, en dépit des opérations militaires en cours dans la zone.
Willy Theway/CONGOPROFOND.NET
Sécurité
14 décès en janvier, 8 blessés en février sans prise en charge… : la société civile dresse un bilan sécuritaire alarmant du premier trimestre 2026 à Butembo
La Coordination urbaine de la Société civile du Congo (SOCICO) à Butembo a présenté, ce 15 avril 2026, un bilan sécuritaire préoccupant couvrant les trois premiers mois de l’année. Selon cette structure, 14 personnes ont été tuées au mois de janvier dans différents incidents, notamment des incursions d’hommes armés, des cas de justice populaire et des découvertes de corps sans vie.
Le mois de février a, quant à lui, a été marqué par plusieurs drames, dont des éboulements et des actes criminels ayant fait au moins 8 blessés graves, déplorés sans prise en charge adéquate. Bien qu’une relative accalmie ait été enregistrée en mars, la SOCICO estime que la situation sécuritaire reste fragile et préoccupante dans la ville.
Face à ce constat, la société civile dénonce la faible réactivité des services de sécurité et l’impunité persistante. Elle appelle les autorités à renforcer les patrouilles mixtes, intensifier les enquêtes et améliorer l’éclairage public, tout en exhortant la population à collaborer avec les forces de l’ordre et à éviter le recours à la justice populaire.
Exaucé Kaya
