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Massacre à Goma : Plus de 200 personnes brûlées vives dans un bar par l’armée rwandaise et le M23

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Une nouvelle tragédie a frappé la ville de Goma dans la nuit du mardi à mercredi. Selon des témoins contactés par l’Agence Congolaise de Presse (ACP), des éléments de l’armée rwandaise et des combattants du groupe terroriste M23 auraient attaqué un bar bien connu, la 3e Mi-temps, situé dans le quartier Don Bosco, à la périphérie de la ville.

D’après les témoignages, plus de 200 personnes, y compris les gérants de l’établissement, auraient été brûlées vives sous prétexte qu’elles étaient des voleurs. « À 22h, heure locale, les Rwandais viennent de brûler plus de 200 personnes dans un nganda à Don Bosco », a affirmé E.A., membre du mouvement citoyen Lutte pour le Changement (Lucha).

Ce massacre suscite une grande indignation et alimente les craintes d’une recrudescence des exactions contre la population civile. « Nous déplorons toujours ce comportement barbare des Rwandais. Nous craignons que d’autres civils soient calcinés dans ce feu en guise d’effacer leurs crimes », a ajouté la même source.

La province du Nord-Kivu, et en particulier Goma, continue de subir les violences du M23, un groupe rebelle soutenu par le Rwanda selon plusieurs rapports internationaux. Ce nouvel acte de terreur risque d’aggraver encore la situation humanitaire déjà critique dans cette région meurtrie par des années de conflit.

 

Dorcas Ntumba/ Congoprofond.net

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A Kampala, des experts plaident pour une paix “ancrée localement” en RDC face aux limites des accords internationaux

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La 9ème édition de la Conférence de géopolitique de Kampala (KGC2026), tenue les 15 et 16 avril 2026 à l’Université Makerere en Ouganda, a pris fin ce jeudi sur un panel consacré à la situation en République démocratique du Congo.

Intitulé « Paix empruntée, ressources hypothéquées : le dilemme de souveraineté de la RDC et les perspectives de paix durable entre le cadre de Doha et l’accord de Washington », le panel 4 a réuni plusieurs spécialistes autour des défis que représentent les actuels processus de négociation pour la stabilisation du pays.

Le professeur Kasaijja Phillip Apuuli a souligné les limites des modèles standardisés d’accords de paix, rappelant que des solutions durables nécessitent une appropriation locale plus forte. « Les accords dont le processus n’est pas possédé nativement ne suscitent pas d’engagement », a-t-il observé, plaidant pour une implication directe des populations congolaises dans la conception des mécanismes de sortie de crise.

Asuman Bisika a pour sa part abordé la question de la souveraineté comme un espace en constante négociation, notamment face aux enjeux liés à la gestion des ressources naturelles. La professeure Zahara Nampewo a quant à elle interrogé la capacité de la RDC à mettre en œuvre des accords dans des cadres aussi complexes que Doha et Washington, au regard des contraintes politiques, économiques et géographiques propres au pays.

Les intervenants ont également replacé la crise congolaise dans son contexte historique long, depuis les années 1960 jusqu’aux tensions actuelles dans l’est du pays.

Au terme des échanges, les panélistes ont convergé vers la nécessité d’un ancrage africain plus affirmé dans les processus de paix, afin d’en garantir la durabilité et l’appropriation par les parties prenantes locales.

 

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