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La nationalité Congolaise : Un privilège à défendre, pas à dilapider
Dans un monde où l’identité nationale est à la fois un héritage précieux et une responsabilité solennelle, il est impératif que la nationalité congolaise soit attribuée et préservée avec le plus grand discernement. À l’image du débat en cours au Canada sur la possible révocation de la citoyenneté d’Elon Musk, la RDC doit envisager rigoureusement qui détient le droit de se dire Congolais.
À l’instar des accusations qui pèsent sur Elon Musk pour ses supposées alliances qui vont à l’encontre des intérêts du Canada, il est crucial d’évaluer les individus qui, au sein de nos frontières, pourraient compromettre l’intégrité et la sécurité du pays. Ceux qui forgent des alliances avec des forces étrangères ou internes reconnues pour leurs actions déstabilisatrices doivent être dénoncés.
La nationalité congolaise ne devrait jamais être le bouclier derrière lequel des intentions malveillantes se cachent. La citoyenneté congolaise est un privilège qui doit être honoré par des actions loyales envers la patrie. Comme suggéré par le cas canadien, des mesures drastiques, tel que le retrait de la nationalité, pourraient être envisagées pour ceux qui démontrent une totale absence d’allégeance à l’État congolais.
Ces individus, prompts à favoriser les carnages contre les autochtones de l’Est, compromettent non seulement leur propre honneur mais minent également la souveraineté nationale. Ce manque de loyauté justifie pleinement que leur lien avec notre nation soit révoqué. Dans cette dynamique, il s’agit surtout de protéger l’intégrité de notre pays en reconnaissant que la nationalité congolaise doit refléter un engagement inébranlable.
Lequel engagement doit être indissolu envers la paix, l’unité et la prospérité pour tous les Congolais. La question n’est pas tant de créer une chasse aux sorcières, mais de s’assurer avec ferveur que ceux qui s’opposent aux idéaux nationaux ne puissent pas continuer à éroder notre tissu social de l’intérieur. Nous devons tous veiller à ce que notre citoyenneté ne soit pas exploitée par des opportunistes ou des traîtres à la nation.
Il est temps que la nationalité congolaise s’aligne sur un idéal de dignité nationale, un serment de fidélité, et un témoignage de responsabilité partagée pour informer nos décisions légales futures sur le sujet. Défendre ce que signifie être Congolais au-delà d’un acte de naissance ou d’un document légal est le premier pas crucial vers une véritable renaissance nationale.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
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Isolé politiquement, Laddy Yangotikala maintient la pression : « Le VPM Jacquemin Shabani doit s’expliquer devant le Parlement ! »
Exclu de son regroupement politique et abandonné par plusieurs de ses soutiens, le député national Laddy Yangotikala refuse de retirer sa motion de défiance visant le Vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur et de la Sécurité. Dans une déclaration publiée ce vendredi 17 avril sur ses plateformes numériques, il a réaffirmé sa détermination à aller jusqu’au bout de sa démarche parlementaire.
À l’origine de cette initiative, déposée le 13 avril à l’Assemblée nationale, l’élu accuse le VPM d’inefficacité face à l’insécurité grandissante à Kinshasa et dans plusieurs autres villes du pays. Malgré les pressions politiques et les désistements enregistrés parmi les signataires, il campe sur sa position.
« Je prends acte de mon exclusion du regroupement. Je remercie le président Jean-Michel Sama Lukonde pour m’avoir permis d’être libre d’exercer le pouvoir de contrôle sur un membre du gouvernement. Je n’ai pas violé la Constitution ni le règlement intérieur. Je n’ai fait que demander au VPM de protéger les électeurs du président Félix Tshisekedi », a-t-il déclaré.
Dans la même veine, Laddy Yangotikala insiste : « Qu’on ne vous trompe pas. Ma motion de défiance n’a pas été retirée. Nous irons jusqu’au bout ». Il dénonce également des tentatives d’entrave à la procédure parlementaire : « Toutes les manœuvres dilatoires qu’ils ont lancées pour protéger le VPM de l’Intérieur et Sécurité, comme le report de la plénière, n’aboutiront pas car le règlement intérieur est clair ».
Cette posture de fermeté intervient dans un contexte politique tendu. L’Union sacrée de la Nation, par la voix de son secrétaire permanent André Mbata, avait désavoué cette motion, évoquant l’absence de quitus préalable. De son côté, l’AFDC-A a exigé de ses deux députés signataires de retirer leurs signatures, tandis que plusieurs parmi les 56 signataires initiaux se sont désistés.
Malgré cet isolement progressif, Laddy Yangotikala se présente comme un élu déterminé à exercer pleinement son rôle de contrôle parlementaire. En résistant aux pressions politiques et aux désaveux, il affirme son refus de céder, martelant un message clair : pour lui, la question sécuritaire mérite un débat public au Parlement, sans compromis ni abandon de sa motion.
Njila Mule/CONGOPROFOND.NET
