À la Une
Masisi : 3 morts et plusieurs blessés, ce jeudi, au cours des combats entre le M23 et les Wazalendo
Depuis la matinée du jeudi 16 janvier 2025, Masisi-Centre est le théâtre de violents combats opposant les forces du M23, qui contrôlent la région, et les groupes armés Wazalendo, déterminés à reconquérir le territoire. Les tirs d’armes lourdes et légères résonnent également dans les environs, notamment dans le groupement Buabo.
Comme conséquence, un enfant a succombé aux balles perdues sur l’avenue Ruhoro, au quartier Camp Saïo. Un jeune homme d’au moins 22 ans, identifié comme M. David, a été mortellement touché alors qu’il cherchait un réseau de télécommunication près de l’Institut Supérieur des Techniques Médicales (ISTM). La balle, ayant traversé une toiture en tôle, l’a atteint à la tête. Il est décédé après avoir été transféré à l’hôpital général de Masisi.
Au même moment, une femme du quartier Mont-Ngaliema dont l’identité n’est pas encore dévoilée a également perdu la vie dans ces circonstances tragiques.
Cette information est rapportée par plusieurs sources dans la région dont un notable joint sur place.
« La balle a traversé des tôles et l’a touchée sur la tête. Il a été directement conduit à l’hôpital, mais la blessure était trop grave. Il vient de nous quitter. », a fait savoir le notable qui n’a pas voulu que son nom soit dévoilé.
Masisi centre, déjà fragilisé par les conflits, accueille environ 2 000 familles déplacées dans et autour de l’hôpital général. Ces familles vivent dans une grande précarité, confrontées à la violence constante et au manque d’assistance humanitaire.
Appel à une réponse urgente
Ces violences illustrent une fois de plus la nécessité d’une intervention rapide pour protéger les populations civiles et mettre fin aux affrontements armés. Les organisations humanitaires et les autorités compétentes sont appelées à intensifier leurs efforts pour fournir assistance et rétablir la sécurité dans cette région de l’Est de la RDC.
Nous y reviendrons
Cedrick Sadiki Mbala
À la Une
Rapport de monitoring de l’action publique : à peine 25% des décisions prises par le gouvernement sont finalisées, 45% en progression et 30% à documenter (CEPAS)
Le Centre d’Études Pour l’Action Sociale (CEPAS) a présenté ce mardi 2 juin 2026, le rapport de monitoring de l’action publique en République demormcratique du Congo (RDC), démontrant qu’à peine 25% des décisions prises par le gouvernement ont été finalisés, 45% sont en progression et une grande partie d’autres décisions, dont une trentaine restent encore à documenter.

Présentant ce document, devant la presse à Kinshasa, Christian Ndombo Moleka, consultant en CEPAS et président de la dynamique des politologues du Congo a inventorié et déploré que sur les 139 décisions prises au niveau des Conseils des ministres, seule, une vingtaine a été réalisée, reconnaissant que « la volonté d’orienter l’action stratégique est là » mais le défi reste dans la mise en œuvre et la continuité de l’action gouvernementale.
« Ce rapport, pratiquement de trois ou quatre trimestres, soit d’avril en décembre 2025 permet de mesurer l’action publique, la redevabilité du gouvernement et de renforcer l’efficacité de l’action publique », a expliqué Christian Moleka, précisant qu’il « mesure également le niveau réel de transformation de la prise de décision en action publique, identifie les contraintes structurelles et propose une cartographie des activités qui participent au monitoring. »

De son côté, le Père Alain Nzadi, directeur du CEPAS a précisé les objectifs assignés derrière cette initiative. « Notre ambition est que cette analyse contribue au débat public de manière sereine, constructive et utile. Nous espérons qu’elle permettra d’alimenter la réflexion collective sur les moyens de rendre l’action publique plus efficace, plus transparente et davantage orientée vers des résultats concrets », a-t-il déclaré.

Et de poursuivre : « les recommandations formulées dans cette étude s’inscrivent dans cette perspective. Elles visent notamment à promouvoir une culture de résultats, à renforcer les difficultés… des dispositifs de monitoring gouvernemental, à améliorer la coordination interinstitutionnelle et à développer des outils de redevabilité permettant un meilleur suivi de l’exécution des engagements publics. »

À en croire les conférenciers, « au fond, la question centrale qui traverse ce travail est simple : comment faire en sorte que chaque décision publique produise efficacement la valeur attendue pour les citoyens ? », se sont-ils interrogés, souhaitant que cette réflexion pousse le gouvernement à une mise en œuvre rapide de l’action publique au profit des intérêts de la population congolaise.
Exaucé Kaya
