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Martin Bakole rejetant les félicitations de Kabulo : « Je ne suis pas hypocrite, vous attendiez ma défaite ! »
Immédiatement après sa brillante victoire sur le Camerounais Takam, ce samedi 28 octobre au cours d’un combat à Riyad ( Arabie Saoudite), le boxeur congolais Martin Bakole a réalisé une vidéo en direct sur ses réseaux sociaux pour justifier le rejet du message de félicitations lui adressé par le ministre des Sports, François Claude Kabulo Mwana Kabulo.

» Je n’ai pas voulu manquer de respect au ministre des Sports. Mais, je demande qu’on respecte le travail des uns et des autres. Je viens de prendre le risque de laisser ma peau sur le ring, puis laisser mes enfants orphelins… », a dit le pugiliste congolais, avant de dénoncer la part belle qu’on accorde uniquement au football par les pages officielles du ministère des Sports.
Puis d’ajouter : » Le ministre Kabulo a agi comme son prédécesseur m’invitant au pays pour discuter de mon combat, puis commencer à m’éviter chaque fois que nous prenions rendez-vous, rejetant et ignorant mes appels. Il a bien été un excellent journaliste, mais il a déçu nos espoirs dans le domaine des Sports… »
Concernant la fameuse affaire « 100.000 USD » pour son combat fictif, le champion a reconnu continuer de subir toutes les railleries jusqu’au point de le traiter de « voleur » et de « mendiant ». « J’ai dépensé 4.500 USD pour mon billet d’avion alors que j’ai été invité par le ministre, sans compter mon séjour à l’hôtel et autres charges. J’ai raison d’ignorer les félicitations du ministre. Je ne m’attendais pas à ses félicitations après ma victoire. Soyons sérieux, vous ignorez totalement mes faibles et difficiles commencements. Je ne suis pas fou pour agir ainsi ! ».
En définitive, Martin Bakole a déclaré ne pas être hypocrite pour accepter les « félicitations d’après combat ». » Il a mon numéro de téléphone, aucun message d’encouragement avant le combat et à ma grande surprise, il s’attendait à ma défaite et il est surpris de mon succès. », s’est-il révolté, avant de s’excuser sur le ton qu’il a pris en délivrant ce message vidéo.
Il a suffi 4 round seulement au Congolais pour s’imposer devant son adversaire sur arrêt de l’arbitre, dans ce face-à-face des poids-lourds.
À 30 ans, Martin Bakole signe sa 23e victoire en carrière pour une seule défaite, tandis que Carlos Takam enregistre sa 8e défaite en carrière après 48 victoires.
Signalons que le congolais Bakole a révélé après sa victoire qu’il n’a eu que 14 jours de préparation avant d’affronter Carlos Takam.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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HGR Kinkole sous tension : Après les violentes échauffourées, les médecins déclenchent une grève dès ce jeudi 16 avril
L’Hôpital Général de Référence de Kinkole a vécu des heures de vive tension dans la nuit du 14 au 15 avril 2026, plongeant le personnel soignant, les malades et leurs gardes dans une situation de panique généralisée. Selon les témoignages recueillis auprès des médecins de garde, des individus venus de Pakadjuma auraient pris le contrôle d’une partie du service de chirurgie, armés notamment de flèches et d’autres instruments jugés agressifs.
D’après les récits du personnel médical, plusieurs portes administratives ont été forcées, notamment celles du secrétariat, du bureau de l’Administrateur Gestionnaire Titulaire (AGT) ainsi que d’autres bureaux centraux. Si les assaillants ne sont pas parvenus à ouvrir certaines pièces, leur présence a suffi à semer la peur dans tout l’établissement. Les malades, les gardes-malades et les soignants ont été pris de panique face à cette intrusion brutale au sein d’un lieu censé être dédié aux soins et à la sécurité.
Le bilan provisoire communiqué par les médecins fait état d’au moins quatre morts alors qu’un premier rapport faisait état de deux décès par balle ainsi que de douze blessés, dont trois cas graves. Plusieurs biens appartenant aux prestataires, patients, stagiaires et accompagnants auraient également été emportés lors des violences. Les blessés ont été transférés à l’hôpital militaire de Kokolo sur décision des autorités communales de N’sele.
Face à cette situation jugée intenable, la quasi-totalité du personnel soignant a quitté l’hôpital et a décrété une grève à compter de ce jeudi 16 avril. Les médecins dénoncent l’absence de garanties sécuritaires et refusent de reprendre le travail tant que leur intégrité physique, celle des patients et celle des infrastructures hospitalières ne seront pas assurées.
Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET
