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« Mariée à tout prix », l’ouvrage de Netty Mayaka à découvrir à la grande rentrée littéraire 2024
La 8ème édition de la grande rentrée littéraire de Kinshasa accorde une importance très particulière aux femmes des lettres et à tous ceux qui ont écrit sur la femme. Venue de la Belgique pour la grande rentrée littéraire prévue du jeudi 12 au samedi 14 septembre prochains, l’écrivaine Netty Mayaka va présenter et expliquer son premier et nouvel ouvrage intitulé « Mariée à tout prix ».
L’auteure qui prenait part mardi, à un point de presse sur l’organisation de l’évènement, a eu l’occasion de brosser sur la quintessence de son œuvre autobiographique.
Elle cogite sur son expérience personnelle de ce qu’elle aurait aimé savoir avant de se marier, tout en relatant son histoire pour aider les jeunes femmes à maitriser la notion du mariage avant de s’y lancer.
« Le constant que j’ai fait est que beaucoup de jeunes femmes se marient sans analyser les contours et les méandres. elles y vont juste parce qu’elles pensent que le mariage est la réussite de la vie. Je voudrais parler aux jeunes femmes qui ont besoin d’être orientées à faire la différence », a déclaré Netty Mayaka.
L’auteure pense qu’il est nécessaire pour les jeunes femmes de se concentrer sur ce qui peut les épanouir avant de se lancer dans le mariage, car ce dernier est toujours considéré comme une étape essentielle dans la vie des femmes.
« Mariée à tout prix » est un essai romancé de 125 pages. Il est publié aux éditions Grand Lac en Belgique.
Le vernissage du livre est prévu au deuxième jour de la grande rentrée littéraire, soit le vendredi 13 septembre 2024 au centre Wallonie-Bruxelles, cadre qui accueille cette énième édition des amoureux des lettres.
Willy Theway Kambulu/CONGOPROFOND.NET
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Affaire des « Enfants Mushobekwa »: La fille de Mambabwa brise le silence et livre un témoignage clé sur la nuit controversée
Lors de la 7ème audience tenue ce jeudi 9 avril 2026 dans le dossier opposant les enfants Mushobekwa/Likulia à Philémon Mambabwa, la cour a entendu un témoignage particulièrement attendu. Celui de Malaïka Mambabwa Zegbo, 17 ans, fille du prévenu, venue livrer sa version des faits sur les événements survenus dans la nuit du 20 au 21 décembre au domicile familial.
À la barre, la jeune fille explique avoir obtenu l’accord de son père pour organiser une soirée entre amies, en compagnie de Sakina, une amie, et de sa cousine Léonie. Une rencontre initialement anodine, qui aurait toutefois pris une tournure inattendue. Selon elle, son amie Sakina avait insisté pour inviter son petit ami, Claudien Likulia, récemment rentré à Kinshasa. Après plusieurs refus, Malaïka affirme avoir fini par céder, posant néanmoins une condition : une visite brève et sans accompagnateurs.

Une arrivée non conforme et une situation sous tension
Contre toute attente, Claudien Likulia s’est présenté accompagné de deux autres jeunes, identifiés comme Christopher Likulia et un certain Noah. Malaïka affirme ne pas les connaître et dit avoir immédiatement ressenti un malaise face à cette présence imprévue.
Dans son récit, elle indique que Sakina et Claudien se sont ensuite enfermés dans une chambre pendant plus de trente minutes, suscitant son inquiétude. « Lorsque la porte s’est finalement ouverte, mon père venait de rentrer », a-t-elle déclaré devant la cour, décrivant une scène tendue à l’arrivée du chef de famille.
Intervention du père : entre fermeté et encadrement
Toujours selon la témoin, les jeunes garçons ont tenté de se dissimuler, notamment dans la salle de bain, avant d’être découverts. Elle insiste toutefois sur un point : son père n’avait donné aucune instruction de violence à leur encontre.
Au contraire, affirme-t-elle, il a demandé à ses agents de sécurité de retenir les jeunes gens à la guérite, dans l’attente de l’arrivée de leurs parents le lendemain matin. Une version qui contraste avec certaines accusations évoquées dans cette affaire.
Malaïka Mambabwa Zegbo a également remis en question certains éléments avancés pour justifier la présence des jeunes au domicile familial. Elle qualifie notamment de « mise en scène » l’histoire des médicaments évoquée par certains protagonistes et largement diffusée dans les Réseaux Sociaux.
Enfin, elle a catégoriquement rejeté les allégations de détention dans une cage. Selon elle, les seules cages présentes dans la parcelle familiale sont de petite taille et servent exclusivement à l’élevage de poules et d’oiseaux.
Ce témoignage, livré avec assurance, pourrait peser dans l’appréciation des faits par la cour, alors que ce procès continue de susciter une vive attention.
Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET
