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Marie Tumba Nzeza aux agents des Affaires étrangères : » Montrons au monde que la RDC peut se relever par ses propres efforts ! »
Ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, Marie Tumba Nzeza a été présentée aux agents et cadres du ministère sous sa tutelle ce mercredi 4 décembre. Au cours de ce rendez-vous, la patronne de la diplomatie congolaise a appelé les fonctionnaires et agents de son ministère à une prise de conscience collective pour lutter contre toutes les « anti valeurs « qui ont élu domicile au sein des Affaires Étrangères. Objectif ultime, a indiqué le 46ème ministre des Affaires étrangères de l’histoire du pays, redorer l’image de la diplomatie congolaise.
Dans la salle internationale de ce Ministère où la présentation a eu lieu, elle a invité ces agents et cadres à avoir à cœur de redonner à la RDC la place et le rôle qui lui reviennent sur l’échiquier africain, et à travers ce dernier, sur l’ échiquier mondial. » Nous avons le devoir de montrer au peuple congolais et au monde que nous sommes capables de nous relever par nos propres efforts! », a-t-elle martelé.
Pour y parvenir, » nous avons déjà un atout formidable qu’il nous suffira d’exploiter à fond: c’est la volonté clairement affichée du Chef de l’ État, de faire de notre diplomatie le fer de lance de l’action gouvernementale du pays. Et c’est au ministère des Affaires étrangères qu’il revient principalement la responsabilité d’en assurer la mise en oeuvre et le suivi « , a-t-elle souligné.
Dans la perspective des relations avec le monde, a-t-elle dit, la RDC a grandement besoin de redorer son blason, de présenter une image de marque rassurante, une condition sine qua non si le pays veut atteindre les objectifs que veut cibler sa diplomatie, à savoir : briser l’isolement , reconstruire les ponts rompus dans ses relations régionales et internationales, rétablir la confiance avec les institutions internationales,favoriser et accroître les investissements étrangers. Hisser réellement la RDC au niveau des pays émergents.
Des actions pour plus de justice dans la recherche d’excellence
La cheffe de la diplomatie congolaise a mis en exergue certaines actions à entreprendre collectivement pour plus de justices et plus d’équité dans la recherche de l’excellence à laquelle tous les agents et cadres du ministère aspirent.
Il s’agit du respect et de l’application avec la plus grande fermeté des textes qui créent et organisent le fonctionnement des services à la Centrale et à l’extérieur, qui selon elle implique la mise à niveau de tous lestes instruments juridiques pour les adapter à l’environnement diplomatique qui a beaucoup évolué. De la formation et recyclage du personnel diplomatique, administratif et technique avec I’implication de l’Académie diplomatique et, aussi, de l’instauration des mécanismes efficaces de lutte, sans merci, contre toutes les anti valeurs notamment le clientélisme, le tribalisme, te favoritisme, l’accaparement indu des deniers publics et l’impunité.
Des réformes fortes au sein de l’administration
Mme Marie Tumba Nzeza a émis le vœu de voir l’administration engager rapidement des reformes fortes au sien de ses services pour s’adapter à l’environnement diplomatique actuel, caractérisé par de nouveaux enjeux et de nouvelles opportunités.
En ce qui concerne les communications, la ministre d’État a évoqué la nécessité urgente de mettre en réseau tous les services diplomatiques de l’Administration et ceux de l’étranger.
Pour Tumba Nzeza, le ministère doit disposer, pour cela, de canaux totalement sécurisés, pour la transmission des notes internes et pour faciliter les échanges avec les différents acteurs diplomatiques du pays.
Elle a déploré le fait que les messages diplomatiques de la RDC naviguent dans des réseaux sociaux ouverts au grand public, comme Yahoo, Gmail ou Hotmail, qui rendent le pays vulnérable et sans défense, avant de souligner que cette situation doit être réglée dans les plus brefs délais.
A côté du site web, le ministère doit réactiver l’usage de la valise diplomatique, pour la transmission des colis et des messages sensibles. La valise diplomatique, a-t-elle dit, est un outil indispensable pour les échanges entre la Centrale et son réseau extérieur.
Selon la ministre, certaines informations et certains objets ne peuvent, en effet, être acheminés que par ce moyen, pour des garanties de confidentialité.
Au-delà de ces réformes , la ministre a insisté sur le fait que dans les Etats modernes ,toute action publique doit avoir une finalité précise, et que les moyens que l’État y affecte doivent être évalués avec rigueur et fermeté.
Revoir la liste de nos representations à l’étranger
La ministre d’ État a indiqué que les relations internationales ont été affectées par des événements majeurs des changements de grande ampleur à savoir : la mondialisation, les changements climatiques, les objectifs du développement durable et la montée du terrorisme.
Toutes ces évolutions, selon Mme Marie Tumba, devraient conduire la RDC à revoir la liste de ses représentations à l’étranger, à fermer des ambassades et à en ouvrir d’autres , à accroître sa présence dans certains pays, et à la réduire dans d’autres.
Pour la ministre, il s’agit d’être proactifs, au regard des nouveaux enjeux de la diplomatie moderne et aux nouveaux besoins de l’Administration congolaise.
Elle a noté que le ministère des Affaires Étrangères a 62 Ambassades, 2 Représentations permanentes et 4 Consulats généraux. La répartition de ces missions n’a pas été revue depuis très longtemps, de sorte qu’elle ne reflète plus les ambitions actuelles de la diplomatie congolaise. La moitié de ces missions se trouve en Afrique. Mais, devant également, à ce jour, poursuivre des objectifs de croissance et de développement durable, la RDC doit impérativement tourner son regard vers tous les pays considérés comme des nouvelles îlots de progrès et d’excellence. Il faudrait réfléchir sur une stratégie de repositionnement de la RDC sur les échiquiers africain et mondial Mme Tumba a invité le ministère des Affaires Etrangères à réfléchir, avec le concours de certains experts du monde universitaire congolais, sur une stratégie de repositionnement de la RDC sur les échiquiers africain et mondial.
Membre de plus de 300 organismes et institutions sur les plans africain et international, le pays traîne d’importants arriérés en ce qui concerne ses contributions. Outre le leadership qu’elle devrait naturellement avoir dans ces organisations ,le pays a la capacité de jouer un rôle prépondérant au sein de ta Fonction Publique internationale. Mais, pour y parvenir, le pays doit acquérir une image irréprochable et mettre tous les atouts de son côté à tous points de vue. Il est inaccaptable que son droit de voter lui soit retiré lors de certaines grandes réunions internationales, ou que des postes revenant au pays soient occupés par des non congolais. simplement parce que le pays a des dettes. Cette situation est intolérable et doit changer, a-t-elle insisté.
Inscrire toutes les actions diplomatiques dans un projet gouvernemental
La ministre a fait savoir que toutes les actions diplomatiques doivent s’inscrire dans un projet gouvernemental précis, avec une division du travail et une répartition des tâches réfléchies.
A la Centrale et dans les missions diplomatiques et consulaires, des objectifs à court terme assignés à chaque direction, à chaque poste d’emploi, et des tâches explicites, détaillées, seront confiées à chaque agent. Sur cette base sera organisée l’évaluation des agents et des Cadres .
En ce qui concerne la diplomatie, la ministre a fait savoir que le recrutement des agents, leur promotion, l’intégration au sein du corps diplomatique, l’ouverture des missions diplomatiques ou des postes consulaires, le nombre et le rang des agents à envoyer en poste, les biens meubles et immeubles affectés au fonctionnement de la Centrale et des postes diplomatiques, tout cela doit répondre à des besoins clairement identifiés et contribuer à la satisfaction de l’intérêt général.
En ce qui concerne la diplomatie, le recrutement des agents, leur promotion, l’intégration au sein du corps diplomatique, l’ouverture des missions diplomatiques ou des postes consulaires, le nombre et le rang des agents à envoyer en poste, les biens meubles et immeubles affectés au fonctionnement de la Centrale et des postes diplomatiques, tout cela doit répondre à des besoins clairement identifiés et contribuer à la satisfaction de l’intérêt général.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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395 millions USD pour désengorger Kinshasa : Judith Suminwa évalue l’avancement des rocades
La Première Ministre Judith Suminwa Tuluka a effectué, ce mardi 12 mai, une visite d’inspection sur les chantiers des rocades Sud-Est et Sud-Ouest de Kinshasa, un ambitieux projet routier de 73 kilomètres destiné à transformer durablement la mobilité dans la capitale congolaise.
Ce vaste corridor reliera l’est et l’ouest de Kinshasa, depuis la commune de Kimbanseke et la zone de l’aéroport international de N’djili jusqu’à Kinsuka Pompage, dans la commune de Ngaliema, en passant notamment par Mitendi et la Route nationale numéro 1 (RN1).
Estimés à près de 395 millions de dollars américains dans le cadre du partenariat sino-congolais issu du programme SICOMINES, les travaux ont été lancés en juin 2024 sous l’impulsion du Président de la République, Félix Tshisekedi, pour une durée prévisionnelle de trois ans.

Une visite de terrain pour mesurer l’état réel du projet
Accompagnée du Gouverneur de Kinshasa, du Ministre de l’Aménagement du territoire ainsi que de la Ministre déléguée en charge de la Politique de la ville, la Cheffe du Gouvernement s’est rendue sur plusieurs sites afin d’évaluer personnellement l’évolution des travaux.
Pour Judith Suminwa Tuluka, cette descente sur terrain était indispensable afin de confronter les rapports administratifs à la réalité du chantier.
« Il y a presque deux ans, en juin 2024, le Chef de l’État avait lancé les travaux de ces rocades. Il était important pour moi de venir voir personnellement comment les choses évoluent sur le terrain. Nous recevons régulièrement des rapports, nous suivons les images et les vidéos, mais rien ne remplace le constat de visu », a déclaré la Première Ministre.
Un périphérique stratégique pour décongestionner Kinshasa

Pensées comme un véritable périphérique urbain, les rocades Sud-Est et Sud-Ouest doivent permettre de désengorger les principaux axes routiers de la capitale, particulièrement la RN1, saturée par le trafic en provenance ou en direction du Kongo Central, du Grand Bandundu et de l’aéroport international de N’djili.
Au cours de sa visite, Judith Suminwa Tuluka a parcouru plusieurs tronçons déjà ouverts ou en cours d’aménagement, notamment entre le quartier Ndjoku et Mitendi, où un important échangeur est en construction.
« Cette rocade est conçue comme un périphérique qui permettra de désengorger Kinshasa. À Mitendi, la rocade passera sous la Nationale numéro 1 tandis que la RN1 passera au-dessus. Ce type d’infrastructure va profondément transformer la mobilité dans la ville », a expliqué la Cheffe du Gouvernement.
Des infrastructures modernes pour renforcer la connectivité

La Première Ministre a également salué les dispositifs techniques mis en place pour lutter contre les érosions et sécuriser durablement les infrastructures routières.
Murs de soutènement, importants travaux de terrassement et tracé en deux fois deux voies figurent parmi les aménagements prévus pour améliorer la fluidité de la circulation et les conditions de déplacement des habitants de Kinshasa.
« Nous avons vu les travaux de stabilisation ainsi que le tracé de cette future route à deux fois deux voies. Tout cela permettra d’améliorer durablement les déplacements des Kinois », a-t-elle souligné.
Judith Suminwa Tuluka a par ailleurs replacé ce projet dans la vision nationale de modernisation des grands corridors routiers portée par le Chef de l’État afin de renforcer la connectivité entre les provinces et les espaces économiques du pays.
Le défi des indemnisations au cœur des préoccupations

Malgré l’avancement des travaux, la Première Ministre a insisté sur la nécessité d’accélérer les opérations d’expropriation et d’indemnisation des populations concernées afin d’éviter tout retard dans l’exécution du projet.
« Le principal défi aujourd’hui reste l’expropriation et l’indemnisation des populations concernées sur certains tronçons. Nous nous sommes entendus avec notre partenaire chinois, dans le cadre du programme SICOMINES, pour finaliser ces opérations afin de permettre l’achèvement du projet dans les délais prévus, idéalement d’ici septembre 2027 », a-t-elle indiqué.
Le partenariat sino-congolais mis au service des infrastructures

La Cheffe du Gouvernement a enfin salué les retombées du partenariat sino-congolais revisité sous l’impulsion du Président de la République, estimant que celui-ci permet désormais d’accroître les investissements dans les infrastructures structurantes au bénéfice direct des populations.
« Aujourd’hui, les résultats commencent à être visibles. Les travaux ne concernent pas seulement Kinshasa. Ils s’inscrivent dans une dynamique plus large de connexion des provinces et des grands corridors économiques du pays », a-t-elle conclu.
Le projet des rocades s’inscrit dans le troisième pilier du Programme d’Actions du Gouvernement 2024-2028 consacré à « l’aménagement du territoire national en vue d’une connectivité maximale », avec pour objectif de renforcer les infrastructures stratégiques et d’améliorer durablement la mobilité urbaine et interprovinciale.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
