Actualité
Marché de la Liberté : l’administratrice Fatuma Manganza éjectée
35 députés provinciaux ont voté pour le départ de l’administratrice du marché de la Liberté dans la commune de Masina, Fatuma Mangaza, lors de la plénière de ce lundi 10 mai 2021.
Sur l’initiative du député provincial Armand Ifueko, Fatuma devrait éclairer les élus provinciaux sur sa gestion jugée « calamiteuse », l’insalubrité ainsi que l’insécurité au sein de ce lieu de négoce. À cause de sa défense qui n’a pas satisfait la plénière, l’organe délibérant a voté pour son départ.
Après donc cette destitution, elle dispose de 48 heures pour déposer sa démission au Gouverneur de la ville province de Kinshasa, Gentiny Ngobila Mbaka.
17 ans à la tête de ce marché, en juin 2019, l’Assemblée provinciale de Kinshasa avait mis en place une commission d’enquête notamment sur la gestion du marché de la liberté.
Rappelons que le Marché de la Liberté « M’Zee Laurent Désiré Kabila » est l’un de plus grands marchés de Kinshasa. Il fut construit sous la présidence de Laurent-Désiré Kabila pour récompenser les habitants du district de Tshangu pour avoir résisté à l’agression des rebelles en août 1998.
Petit Ben Bukasa/CONGOPROFOND.NET
Politique
Haut-Uele : la ville morte annoncée par la C64 tourne au flop, les activités maintenues partout
La coalition C64 avait appelé la population du Haut-Uele à observer une journée « ville morte » ce mercredi 3 juin 2026. Cette mobilisation intervenait dans un contexte marqué par plusieurs préoccupations sociales et sécuritaires. Toutefois, à la veille de l’action, le gouvernement provincial a réaffirmé l’interdiction des journées « ville morte » sur toute l’étendue de la province.
Dans une correspondance adressée aux organisateurs, le ministre provincial de l’Intérieur, Alexis Ambambela Sondoko, a rappelé que cette mesure demeure en vigueur en raison du contexte sécuritaire marqué par les attaques des présumés ADF/NALU et de la menace de l’épidémie d’Ebola. Les autorités ont ainsi appelé la population à privilégier la cohésion et l’unité face aux défis auxquels la province est confrontée.
Face à cette confrontation entre l’appel de la C64 et la décision du gouvernement provincial, la véritable question était de savoir si la population allait ou non adhérer au mouvement.
Les observations recueillies par notre média dans la ville d’Isiro ainsi que dans les six territoires du Haut-Uele — Watsa, Faradje, Dungu, Niangara, Rungu et Wamba — indiquent que les activités se sont déroulées normalement tout au long de la journée. Les écoles ont ouvert leurs portes, les universités ont poursuivi les enseignements, les marchés ont fonctionné, les commerces sont restés ouverts et la circulation est demeurée habituelle sur les principaux axes.
Au regard de ces constats, l’appel à la journée « ville morte » n’a pas produit l’effet attendu dans la province. Loin d’une paralysie générale des activités, le Haut-Uele a vécu une journée globalement normale, tant dans son chef-lieu Isiro que dans les six territoires qui composent la province.
Junior kasamba/Congoprofond.net
