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Marché de la Liberté : l’administratrice Fatuma Manganza éjectée
35 députés provinciaux ont voté pour le départ de l’administratrice du marché de la Liberté dans la commune de Masina, Fatuma Mangaza, lors de la plénière de ce lundi 10 mai 2021.
Sur l’initiative du député provincial Armand Ifueko, Fatuma devrait éclairer les élus provinciaux sur sa gestion jugée « calamiteuse », l’insalubrité ainsi que l’insécurité au sein de ce lieu de négoce. À cause de sa défense qui n’a pas satisfait la plénière, l’organe délibérant a voté pour son départ.
Après donc cette destitution, elle dispose de 48 heures pour déposer sa démission au Gouverneur de la ville province de Kinshasa, Gentiny Ngobila Mbaka.
17 ans à la tête de ce marché, en juin 2019, l’Assemblée provinciale de Kinshasa avait mis en place une commission d’enquête notamment sur la gestion du marché de la liberté.
Rappelons que le Marché de la Liberté « M’Zee Laurent Désiré Kabila » est l’un de plus grands marchés de Kinshasa. Il fut construit sous la présidence de Laurent-Désiré Kabila pour récompenser les habitants du district de Tshangu pour avoir résisté à l’agression des rebelles en août 1998.
Petit Ben Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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RDC : Nzumba Nzinga Francine obtient son doctorat en fiscalité grâce à une thèse sur la communication fiscale et la mobilisation de la TVA
Nzinga Nzumba Francine a officiellement obtenu le grade de docteur en fiscalité après la soutenance de sa thèse consacrée à « la communication fiscale en République démocratique du Congo : un regard sur la Taxe sur la Valeur Ajoutée à l’intérieur et à l’importation ». La cérémonie académique s’est déroulée devant une pléthore d’étudiants, des membres de sa famille ainsi que le corps scientifique de l’Université pédagogique nationale (UPN), séduits par l’éloquence, la clarté et la précision de la récipiendaire dans ses réponses aux questions du jury.
Une analyse scientifique de la communication fiscale
Dans son travail doctoral, Nzinga Nzumba Francine s’est attachée à analyser le rôle de la communication fiscale dans l’amélioration de la mobilisation de la TVA en République démocratique du Congo entre 2012 et 2023. L’étude met en lumière l’importance des stratégies de sensibilisation des contribuables afin de renforcer l’adhésion volontaire au paiement de l’impôt et d’améliorer les recettes publiques.

« La communication fiscale constitue l’âme de tout progrès dans la gestion des taxes et des impôts. Elle permet de sensibiliser la population et de renforcer le civisme fiscal indispensable au financement des charges publiques de l’État », a expliqué la nouvelle docteure devant le jury et l’assistance.
Des résultats révélateurs sur la mobilisation de la TVA
À travers l’analyse des données budgétaires et une enquête menée auprès de 600 contribuables, la recherche démontre que l’efficacité de la communication fiscale peut contribuer à augmenter le nombre d’assujettis et améliorer la compréhension de la TVA par les contribuables. L’étude met également en évidence l’évolution en dents de scie des assignations budgétaires et des recettes réalisées par les régies financières.
Ainsi, les assignations budgétaires de la Direction générale des douanes et accises (DGDA) ont fluctué entre 2012 et 2023, avec un plancher de 1040 millions USD en 2020 et un plafond de 2784 millions USD en 2015. Parallèlement, les recettes réalisées par la Direction générale des impôts (DGI) ont connu une évolution oscillatoire, passant de 1525 millions USD en 2012 à un pic de 4235 millions USD en 2023.

Des pistes pour améliorer les recettes de l’État
Face à ces constats, la thèse propose plusieurs recommandations, notamment le renforcement de la communication fiscale, la mise en place de centres de gestion agréés pour accompagner les petits contribuables et une gestion plus professionnelle de la TVA par les régies financières.
« L’amélioration de la communication fiscale peut contribuer à redynamiser la TVA aussi bien à l’intérieur du pays qu’à l’importation, en renforçant la compréhension et l’adhésion des contribuables », a soutenu Nzinga Nzumba Francine.
La qualité scientifique du travail et la maîtrise du sujet ont particulièrement marqué le jury. Selon plusieurs témoignages recueillis dans la salle, la récipiendaire a soutenu avec brio sa thèse, répondant avec assurance et précision aux différentes questions posées, ce qui n’a pratiquement pas laissé beaucoup de temps aux membres du jury pour délibérer avant de confirmer son admission au grade de docteur en fiscalité.
Exaucé Kaya
