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Actualité

Maï-Ndombe : Qui veut déstabiliser la RDC via le conflit Yaka-Teke ?

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Le conflit qualifié d’interethnique opposant les peuples Yaka-Teke sur le sol de Kwamouth dans la province du Maïndombe, risque de laisser des séquelles incurables sur la peau de la République démocratique du Congo, si l’on n’y prête pas attention.

Les combats présentés récemment comme opposant les Yakas du Kwango à leurs frères autochtones de Maïndombe, ont fait état de plusieurs morts, des blessés parfois graves, d’incendies de villages et des déplacements des citoyens. Les medias et les réseaux sociaux ont montré des personnes décapitées, des ventres ouverts à la baïonnette et des maisons brulées à la grenade ou à la poudre.

Des observateurs indépendants qui se sont rendus dans la contrée ont dégrainé des informations disant que certains décès portent des traces et des signes de tueries pratiquées par des personnes qui ne peuvent pas être recrutées dans les rangs tribaux Yaka ou Teke. Un enquêteur indépendant et non officiel au retour de Kwamouth a confié à CONGOPROFOND.NET que certains égorgements et décapitations ressemblent à des opérations clandestines pratiquées par des militaires formés d’origine à élucider.

Cet enquêteur anonyme qui se veut sérieux en veut pour preuve le grand soin mis dans les exécutions. Et le secret qui entoure ces carnages. «Des gens se retrouvent morts dans leurs maisons respectives et où les voisins n’ont entendu un coup de feu ni un cri, cela laisse croire que ces assassinats sont l’œuvre des personnes rodées dans des opérations clandestines comme on le voit dans les romans d’espionnage…», a-t-il fait savoir.

Pour cette source, les paysans Yaka et Teke qui s’entraccusent dans cette affaire ne seraient pas vrais auteurs de ce qui se passe dans la province de Maïndombe. L’autre hypothèse qui se présente à notre source est la prudence dont font preuve les autorités du pays mais surtout les autorités locales, qui, selon elle, attendraient de voir clair avant d’agir.

Quand on pose à notre source la question sur ses croyances, elle rétorque : « où seraient les bouviers installés dans le plateau du Kwango avec leurs vaches aux longues cornes ? ».
Peut-on, dès lors, supposer une infiltration à partir, justement, des éleveurs autrefois présentés comme « bouviers Mbororo » à la recherche des pâtures et qui ont disparu dans la nature ?

A suivre !

Emile YIMBU/CONGOPROFOND.NET

Politique

Assemblée nationale : Sous la conduite de Boji Sangara et Djoli Eseng’Ekeli, le temple des lois retrouve sa rigueur constitutionnelle

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En recevant, dans le strict respect des formes républicaines, le rapport annuel de la CENI des mains de Denis Kadima, le tandem Aimé Boji Sangara – Jacques Djoli Eseng’Ekeli a offert ce mardi 14 avril 2026 une magistrale leçon de droit parlementaire. Loin des tumultes et des improvisations du passé, le Palais du Peuple démontre qu’il est redevenu le sanctuaire intangible de la procédure.

Ce mardi 14 avril 2026 restera comme l’illustration éclatante qu’un État de droit se construit d’abord par la stricte observance des gestes prescrits. En recevant officiellement Denis Kadima dans l’antre du bureau de l’Assemblée nationale, le Président Aimé Boji Sangara n’a pas seulement ouvert sa porte ; il a ouvert la session de contrôle parlementaire à l’heure exacte où la loi l’exigeait.

Accompagné du rapporteur Jacques Djoli Eseng’Ekeli, orfèvre constitutionnel dont la présence suffit à garantir l’orthodoxie juridique du moment, ce binôme a transformé une formalité administrative en une démonstration de force institutionnelle : ici, au Palais du Peuple, on ne badine plus avec le calendrier de la démocratie, et chaque échéance légale est honorée avec une rigueur qui force le respect de tous les acteurs politiques.

Le dépôt des 550 exemplaires du rapport annuel — un par député national, ni un de moins, ni un de trop — incarne à lui seul la révolution procédurale silencieuse en cours. Couvrant la période stratégique d’avril 2025 à mars 2026, ce document n’est pas un simple bilan technique ; c’est la feuille de route authentifiée des prochaines échéances électorales. Dans une tradition où les documents se perdaient parfois dans les couloirs ou n’arrivaient que tronqués dans les mains des élus, la précision mathématique exigée par le Professeur Djoli et orchestrée par le Speaker Boji Sangara envoie un signal limpide : le Parlement ne délibère plus sur des rumeurs, il légifère et contrôle sur pièces.

En remettant matériellement à chaque élu la totalité de l’œuvre de la Centrale Électorale, le duo dirigeant de la Chambre basse élève le débat à venir au rang d’examen rigoureux, là où régnait hier l’à-peu-près. Cette image d’un Parlement respectueux de ses propres règles jusqu’au détail protocolaire est la plus cinglante des réponses aux sceptiques de la gouvernance congolaise. La CENI de Denis Kadima n’a pas été convoquée comme un justiciable à la barre, mais accueillie comme une institution partenaire dans le cadre défini par la Loi fondamentale.

En verrouillant ainsi la procédure, Aimé Boji Sangara et Jacques Djoli Eseng’Ekeli ne protègent pas seulement la majorité ou l’opposition ; ils protègent la République elle-même contre ses vieux démons d’improvisation. Dans une Afrique centrale en quête de repères, le message porté ce 14 avril depuis Kinshasa est d’une clarté assourdissante : quand les hommes de droit sont à la manœuvre, les institutions respirent au rythme serein et inébranlable de la Constitution.

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

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