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Mahamat Allamine Bourma Treye, une intelligence au service du Tchad et de l’Afrique
Récemment nommé Directeur général de la Société Tchadienne des Patrimoines de l’État (STPE), Mahamat Allamine Bourma Treye n’est pas un inconnu dans les sphères de pouvoir et d’expertise en Afrique centrale. Haut fonctionnaire aguerri, son parcours exceptionnel incarne ce que le continent produit de meilleur en matière de gouvernance, d’innovation et de vision stratégique.

Le 7 mai 2025, la nomination de Mahamat Allamine Bourma Treye à la tête de la STPE a confirmé ce que beaucoup savaient déjà : le Tchad et l’Afrique peuvent compter sur une figure de référence, un bâtisseur, un homme de dossiers et de terrain.
Tout au long de son impressionnante carrière, cet expert des finances publiques et de la gouvernance économique a su faire la différence là où il passe. Du ministère des Finances à la présidence de la République, en passant par la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC), il a accumulé une expérience rare qui fait de lui un acteur-clé du développement régional.

Né sous le signe de la rigueur et de l’engagement, Mahamat Allamine Bourma Treye gravit les échelons avec constance. Diplômé de l’ENAM de N’Djamena en Finances Publiques en 1990, il complète sa formation avec brio dans plusieurs institutions internationales : l’Université de La Rochelle en France, l’université de Grand Bassam, Panthéon-Assas Paris II… Un CV universitaire aussi riche que diversifié qui le prédestine très tôt à jouer un rôle de premier plan.
Son entrée dans l’administration douanière, puis ses fonctions successives dans les directions stratégiques de l’État le placent rapidement dans le cercle des décideurs respectés. Son passage à la BEAC, notamment en tant que Directeur national pour le Tchad, a renforcé son aura au sein de la sous-région, où il est vu comme un technocrate pragmatique, capable de faire dialoguer les chiffres et les visions.

Mais ce n’est pas qu’un homme d’institutions : c’est aussi un artisan de la paix et de la cohésion nationale. Acteur actif du dialogue national inclusif, il a contribué à la mise en œuvre de l’accord de Doha, en tant que communicateur-clé du comité technique spécial. Son rôle dans ce processus délicat confirme sa stature d’homme de confiance, de consensus, au service d’un Tchad apaisé et rassemblé.
Aujourd’hui, à la STPE, il hérite d’une mission complexe mais stratégique : gérer et valoriser les patrimoines de l’État. Une tâche qui exige vision, intégrité et expertise. Des qualités qu’il incarne depuis plus de trente ans.
Le continent africain, trop souvent en quête de repères et de leadership compétent, peut compter sur lui. Mahamat Allamine Bourma Treye est de cette trempe rare d’hommes dont le parcours inspire et dont l’action rassure.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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Joseph Kabila : « Il faut balayer le système actuel et renouveler la classe politique congolaise »
L’ancien président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila, a livré une rare prise de parole publique dans une déclaration rendue publique ce jeudi 11 juin. Au cœur de son message : une critique sévère de la gouvernance actuelle et un appel à une profonde transformation du paysage politique congolais.

Un plaidoyer pour un changement radical
Selon Joseph Kabila, la crise multidimensionnelle que traverse la RDC est avant tout le résultat d’un problème de gouvernance. L’ancien chef de l’État estime qu’un simple changement de dirigeants ne suffirait pas à redresser le pays.
« Il faut balayer ce système », affirme-t-il, plaidant pour une refonte de la classe politique congolaise afin de permettre l’émergence d’une nouvelle génération de dirigeants.
Une nouvelle classe politique pour la RDC
Pour l’ancien président, les mécanismes traditionnels de renouvellement politique n’ont pas produit les résultats escomptés. Il suggère ainsi d’explorer d’autres voies, notamment l’organisation de primaires, afin de favoriser une compétition politique plus ouverte et plus représentative.
Joseph Kabila considère que le système actuel ne permet pas d’apporter les changements profonds dont le pays a besoin et qu’une participation accrue des citoyens sera indispensable dans ce processus.
Le rôle central des citoyens
Au-delà des réformes institutionnelles, l’ancien président insiste sur la nécessité de renforcer le sens civique de la population. Selon lui, la transformation de la RDC ne pourra se réaliser que grâce à une implication active des Congolais dans la vie publique et dans la défense des valeurs démocratiques.
Il prévient toutefois qu’un tel chantier demandera du temps et ne pourra être mené à bien « ni en quelques semaines, ni en quelques mois ».
Une vision pour l’avenir du pays
Cette sortie médiatique intervient dans un contexte politique et sécuritaire particulièrement tendu en RDC. À travers ses déclarations, Joseph Kabila appelle à une réflexion de fond sur l’avenir du pays, estimant que les défis actuels nécessitent des réponses structurelles plutôt que des solutions ponctuelles.
L’ancien président défend ainsi l’idée d’un renouvellement du système politique et d’une mobilisation citoyenne capable d’accompagner les réformes qu’il juge indispensables pour la stabilité et le développement de la République démocratique du Congo.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
