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Machine à voter: La CENI et MIRU Systems ont lancé la formation du niveau 0 des experts techniciens
La Commission électorale nationale indépendante(CENI) et Miru Systems ont lancé la formation du niveau 0 des experts techniciens de la Machine à voter ce mercredi 17 octobre 2018 en présence de Corneille Nangaa et des membres de la plénière de cette structure.
Les finalités de cette formation de 112 techniciens, sur trois jours, ont été brièvement exposées par le Rapporteur Adjoint de la CENI, le professeur Onésime KUKATULA FALASH. Il s’agit d’une formation en cascade qui part des experts techniciens jusqu’aux agents opérationnels dans les bureaux de vote. Il est attendu, d’une part, que Miru Systems assure l’accompagnement des experts techniciens de la CENI dans la prise en main totale de la machine à voter jusqu’aux élections du 23 décembre 2018 et, de l’autre de former, ensuite de déployer des agents opérationnels capables d’assurer le bon fonctionnement des machines et de résoudre les éventuels problèmes techniques qui peuvent surgir.
Onésime KUKATULA FALASH a également situé cette formation en cascade dans la suite de l’application par la CENI des recommandations du Dialogue de la Saint Sylvestre qui enjoignait de trouver les voies et moyens de réduire les coûts des élections. « La technologie électorale de la machine à voter est incontournable dans le monde globalisé où nous vivons actuellement. Elle répond à l’impératif de la transmission rapide et à la viabilité des résultats des urnes », a conclu le Rapporteur adjoint de la CENI avant d’inviter les participants à l’assiduité et au professionnalisme.
Pour sa part, Corneille Nangaa a fait savoir que la formation que la CENI lance ce jour se poursuivra en cascade jusqu’à la veille des élections. « L’objectif poursuivi est de créer le corps, mieux le socle qui va nous permettre de former à tous les niveaux. Nous allons utiliser les machines à voter. La machine est là pour fiabiliser le processus et dire la vérité des urnes », a-t-il expliqué.
Aux techniciens de la CENI, Corneille Nangaa attend un rendement technique sans interférence politique.
« Ne regardez pas les questions politiques, elles ne vous regardent pas, vous êtes là pour voir le caractère technique et voir toutes les éventualités que nous pouvons avoir avec la Machine à voter. Restez concentrés sur la formation, vous sortirez de cette formation des grands experts », a-t-il interpellé.
Corneille Nangaa a profité de l’occasion pour faire le point sur l’arrivée des machines en RDC.
» Nous avons reçu il y a une semaine à Matadi 12.000 machines. Et il y a 2 jours, 8.000 autres sont arrivées et dans 5 jours un autre lot va suivre. A dar- es- Salaam nous avons 12.415 , à Matadi 8.000 autres et 23.000 sont attendues le Week-end. A Mombasa, le premier lot est attendu au le 22 octobre prochain », a conclu Corneille Nangaa.
*Congoprofond.net*
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Lutte contre le blanchiment d’argent : La RDC mise sur la régulation des jeux pour sortir de la liste grise du GAFI
Face aux défis liés au blanchiment d’argent et au financement du terrorisme, le gouvernement congolais accélère la réforme du secteur des jeux d’argent. Lors d’une réunion tenue au Centre financier de Kinshasa, la Cellule de surveillance des jeux d’argent a présenté aux opérateurs les nouvelles orientations destinées à renforcer la transparence financière et la crédibilité internationale de la RD Congo.

Un enjeu stratégique pour l’image du pays
La RDC figure actuellement sur la liste grise du Groupe d’action financière (GAFI), une situation qui constitue un frein à l’attractivité des investissements étrangers et complique les relations avec certaines institutions financières internationales.
Pour le coordonnateur de la Cellule de surveillance des jeux d’argent, Dieudonné Ntumba, la réforme du secteur constitue une priorité nationale.
Selon lui, une meilleure régulation des activités de jeux permettra de renforcer le contrôle des flux financiers, de prévenir les circuits illégaux et d’améliorer l’image du pays auprès des partenaires internationaux.
Le ministère des Finances en première ligne
Cette réforme est portée par le ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi, qui multiplie les initiatives visant à renforcer les mécanismes de conformité financière et à rapprocher la RDC des standards internationaux de gouvernance.
Au cours de la rencontre, Didier Bobwa Wese, chargé du système d’information et du monitoring des opérations des jeux au ministère des Finances, a souligné que l’absence d’un encadrement rigoureux expose le pays à d’importants risques sociaux et économiques.
Il a appelé les opérateurs à accompagner activement la transformation du secteur afin de construire un environnement plus transparent, plus compétitif et mieux sécurisé.
Une surveillance numérique renforcée
Au cœur de la réforme figure la création d’une plateforme de régulation centralisée permettant aux autorités de suivre les opérations financières des opérateurs en temps réel.
Cette innovation vise à détecter plus efficacement les anomalies, renforcer les mécanismes de contrôle et garantir une meilleure traçabilité des transactions.
Les opérateurs ont exprimé leur adhésion aux objectifs poursuivis par les autorités.
Les prochaines étapes porteront notamment sur des sessions techniques destinées à finaliser leur intégration au nouveau système de régulation.
Pour les autorités congolaises, cette collaboration est indispensable afin de bâtir un secteur des jeux d’argent conforme aux exigences internationales, capable de protéger les joueurs, de sécuriser les recettes publiques et de contribuer à l’amélioration de la réputation financière de la RDC sur la scène mondiale.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
