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RDC: l’engagement politique de la femme est un droit et non une faveur ( Sylvie Omari Pemba, fiscaliste)

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L’Association des jeunes réalistes congolais a reçu à Kinshasa ce dimanche 14 octobre 2018 la candidate députée provinciale Sylvie Omari Pemba pour échanger autour du thème: “la place de la femme en politique”.

D’entrée de jeu, a fait constater cette fiscaliste, en RDC, malgré la loi de 1970 qui déclare” les femmes sont électrices et éligibles dans les même conditions que les hommes”, le nombre de femmes élues au parlement ou dans les assemblées reste assez faibles. ” La place des femmes dans les institutions politiques dépend de l’attitude des partis politiques. Les partis conservent l’initiative de placer ou non les femmes en position éligible.
Le leadership des femmes et leur participation à la vie politique sont partout menacés. Les femmes sont sous-représentées aussi bien comme électrices que dans les fonctions dirigeantes, au sein des assemblées élues, dans l’administration publique ou encore dans le secteur privé ou le monde universitaire. Et ceci malgré leurs compétences maintes fois démontrées, en tant que leaders et agents du changement en dépit de leur droit de participer en toute égalité à la gouvernance démocratique”, a-t-elle martelé.

Sylvie Omari Pemba a indiqué que les femmes sont confrontées à plusieurs obstacles sur la voie de la participation à la vie politique. Ces obstacles, d’après elle, sont d’ordre social, culturel, économique, juridique, politique et personnel.

“Il est constaté que les femmes ont moins de chances que les hommes de suivre une formation, de se construire un réseau et de bénéficier des ressources nécessaires pour devenir des dirigeantes performantes”, a-t-elle illustré.

Son analyse est réconfortée par la résolution de l’Assemblée générale des Nations-Unies tenue en 2011 sur la participation des femmes à la vie politique: ” Quelle que soit la région du monde considérée, les femmes restent largement absentes de la sphère politique, souvent en raison de lois, de pratiques, de comportements et de stéréotypes sexistes discriminatoires, parce qu’elles ont un faible niveau d’éducation, qu’elles sont beaucoup plus touchées que les hommes par la pauvreté”.

Elle a souligné l’importance de la participation citoyenne de la femme comme vecteur d’implication politique, la nécessité de l’éducation pour un changement profond et les réformes nécessaires dans les pratiques de l’Assemblée nationale et des partis politiques. Mais aussi, la sous-représentation des femmes en politique est problématique et ne provient pas d’un manque de compétence des femmes. Le problème est plus profond et structurel.

À cet effet, plaide-t-elle, des mesures doivent être apportées dans l’ensemble des structures sociales pour qu’un vrai changement se produise, et que les élu(e)s soient plus représentatifs de la diversité de genre, générationnelle et culturelle. ” Nous devons favoriser, encourager, promouvoir la parité entre homme et femme.
Aujourd’hui, nous constatons que la parité en politique consiste surtout pour les hommes à céder des places secondaires aux femmes là où la loi les y oblige. Plus on s’élève dans la hiérarchie du pouvoir, moins elles sont présentes. Le pouvoir reste largement entre les mains des hommes. Ne pas faire partie seulement du décor, la loi oblige mais n’a rien changé dans la façon de faire.
Les hommes ne conçoivent pas vraiment que les femmes puissent interférer dans les grandes décisions.
Lorsque la parité n’est pas contrainte, elle n’est pas spontanément respectée, les hommes continuent d’occuper majoritairement les postes clés à tous les niveaux dans les sphères décisionnelles dans tous les secteurs et dans la politique”.

Par la même occasion, elle a invite l’assistance à avoir une réflexion critique et approfondie sur la place des femmes en politique et plus globalement sur leur statut social. Car, estime-t-elle, bon nombre d’hommes politiques, souvent guidés par de simples considérations électorales ou animés par la seule volonté de conserver un pouvoir réel tout en cédant sur une égalité formelle, se disent prêts à signer les manifestes en faveur de la parité et pourtant l’accession des femmes aux responsabilités en politique reste marginale et difficile. ” Nous avons encore un long combat à mener. Il faut noter qu’en plus de l’économie, c’est aussi par la politique que la femme congolaise va améliorer sa condition et gagner des batailles pour la reconnaissance et l’efficacité de ses droits.
Des batailles qui se font désormais dans les centres de décisions et jusque dans les parlements où les femmes sont de plus en plus représentées, ici en RDC et ailleurs dans le monde”.

“L’engagement politique de la Femme est un droit et non une faveur. J’encourage une majorité de femmes à s’engager dans la vie politique, non pas uniquement pour revendiquer des droits, mais aussi et surtout pour la paix, le développement et le bien-être de tous.
L’engagement c’est noble, c’est important de le dire”, a conclu la candidate députée provinciale Sylvie Omari Pemba.

Zoom Sylvie Omari Pemba

Sylvie Omari Pemba est licenciée de l’Université Catholique de Louvain-la-Neuve en Belgique, où elle a obtenu le diplôme de licencié en sciences politiques et administratives .

Cadre bancaire, avec plus de 19 ans d’expérience dans les opérations bancaires, la fiscalité opérationnelle, la gestion des risques opérationnels, la gestion des projets ainsi que le service à la clientèle au sein d’institutions financières de renom.

En janvier 2015 à Mai 2018, Elle était à la *Banque internationale pour l’Afrique au Congo* (BIAC) successivement comme responsable de la conformité opérationnelle pour la gestion des risques, Directeur des opérations et, enfin, comme membre de la cellule technique près du comité d’administration provisoire (BCC).

En octobre 2014, elle a rejoint la Banque Mirabaud & Cle SA, une des plus prestigieuses banques privées suisses, occupant le poste de responsable fiscalité opérationnelle au sein du département des opérations.

D’octobre 2012 à septembre 2014, Sylvie Omari à intégré le département juridique et compliance. Elle a été responsable de la fiscalité opérationnelle au sein de la *Banque privée Espirito Santo S.A.*, une des Banques privées importantes de la place financière Suisse.

Ancienne Manager en tant que fiscaliste opérationnelle au sein de la Banque HSBC Private Bank (Suisse) S.A., une des plus importantes banques privées en Suisse, membre du Groupe Tax, au sein du Département Finance de la Banque.

Peu avant, elle a passé trois années à fournir des solutions aux problèmes de fiscalité opérationnelle et, en support opérationnel aux clients (Internes et externes de la Banque); à contribuer au changement managérial sur les aspects fiscaux et à agir en tant que business analyste dans le cadre de projets fiscaux.

Au début de sa carrière professionnelle, elle a travaillé à la Bank of New York (BNY Mellon) dans le service d’opérations sur titres et successivement, dans le département de réconciliation-cash, le département de facturation et ensuite dans le Département Tax en tant que spécialiste marché.

Après avoir réussi à atteindre les résultats attendus, démontré ses capacités analytiques, son engagement et son esprit d’initiative ont favorisé continuellement ses promotions dans d’autres fonctions.

CMM/CONGOPROFOND.NET

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