Actualité
Lutte contre la fraude minière : la commission interministérielle pilotée par Jacquemain Shabani déjà à pied d’œuvre
La Commission nationale de lutte contre la fraude minière, récemment réorganisée par arrêté interministériel, est désormais pleinement opérationnelle. Réunie ce mercredi 7 mai sous la houlette du Vice-Premier Ministre, ministre de l’Intérieur, Shabani Lokoo Bihango J., elle a défini les premières mesures concrètes pour faire face à l’insécurité croissante sur les sites miniers.
Au cœur des préoccupations : la présence irrégulière d’hommes armés en uniforme, parfois étrangers, dans plusieurs zones d’exploitation minière du pays. Une situation alarmante qui compromet la sécurité des opérateurs miniers et alimente la fraude.
« Nous sommes déterminés à faire la lumière sur ce secteur, à sanctionner les abus, et à offrir aux miniers un environnement de travail sécurisé », a affirmé Kizito Pakabomba, ministre des Mines, à l’issue de la réunion.

Cette commission regroupe plusieurs ministères stratégiques : Intérieur, Défense, Justice et Mines. Son mandat est clair : identifier les auteurs de la fraude, démanteler les réseaux impliqués, protéger les sites miniers, et appliquer des sanctions ciblées contre les contrevenants, y compris ceux en uniforme.
Lancée sur instruction du Président de la République à la suite d’une réunion interministérielle tenue début janvier, cette commission a été renforcée par un arrêté signé le 30 mars 2025, qui modifie celui de 2010. L’accent est désormais mis sur la lutte contre les infiltrations armées dans les zones minières.
ladite commission prévoit d’impliquer directement les acteurs miniers lors des prochaines rencontres afin d’adapter les solutions aux réalités du terrain.
Cette démarche marque une étape importante dans la volonté du gouvernement de rétablir l’ordre et la transparence dans l’exploitation minière, secteur clé de l’économie congolaise.
Actualité
Corridor de Lobito : Tshisekedi mise sur un projet clé pour connecter l’Afrique au monde
Le Président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi , a présenté le projet du corridor de Lobito comme un levier stratégique d’intégration économique et de consolidation de la paix en Afrique centrale, lors du 5ᵉ Forum diplomatique d’Antalya, ouvert ce vendredi en Turquie.
Intervenant au panel des Leaders consacré au thème « le rôle de l’appropriation régionale dans un monde en transformation », le Chef de l’État congolais a mis en avant cette initiative comme un projet structurant appelé à renforcer les connexions entre l’Afrique et les marchés internationaux.
« Je fais ici référence, par exemple, au projet majeur qui suscite actuellement un intérêt partagé en Afrique centrale : le corridor de Lobito. Ce corridor d’intégration économique permettra d’acheminer les productions vers des centres de consommation situés sur d’autres continents », a déclaré le Président Tshisekedi.
Selon lui, cette infrastructure illustre l’importance d’une coopération régionale renforcée et traduit la volonté des États concernés de promouvoir un environnement fondé sur la stabilité, la paix et le respect mutuel des intérêts.
Le corridor de Lobito, en cours de développement, est ainsi perçu comme un axe stratégique majeur pour faciliter les échanges commerciaux, désenclaver certaines zones de production et positionner davantage l’Afrique centrale dans les chaînes de valeur mondiales.
Dorcas Ntumba
