Actualité
Kinshasa Arena, urbanisme, gratuité des soins… Les ministres Doudou Fwamba, Crispin Mbadu et Roger Kamba attendus à l’Assemblée nationale ce jeudi
Le Bureau de l’Assemblée nationale a convoqué une plénière importante ce jeudi 8 mai à 10h00 dans la salle de Congrès du Palais du Peuple. À l’ordre du jour : l’examen de huit projets de loi de ratification et une série de contrôles parlementaires impliquant plusieurs membres du gouvernement.
Ministres convoqués :
- Doudou Fwamba, ministre des Finances, sera interpellé par le député John Efambe Ekamba au sujet du financement de la construction du complexe sportif Kinshasa Arena.
- Crispin Mbadu, ministre de l’Urbanisme et Habitat, devra répondre à Sumaili Miseka Émile sur la gestion du secteur urbain dans la ville de Kinshasa, notamment face aux dégâts causés par les intempéries.
- Roger Kamba, ministre de la Santé publique, est attendu sur la politique de gratuité des accouchements et des soins néonataux, une question portée par le député Bonzeke Iliki Freddy.
D’autres responsables sont également convoqués, dont les Directeurs généraux de l’OVD et de la RVA, sur des dossiers liés respectivement à la voirie urbaine et à la redevance dite Go-pass.
Cette séance s’inscrit dans le cadre du contrôle parlementaire exercé par l’Assemblée nationale pour assurer la transparence et l’efficacité de l’action publique.
Dorcas Ntumba
Actualité
A Kampala, des experts plaident pour une paix “ancrée localement” en RDC face aux limites des accords internationaux
La 9ème édition de la Conférence de géopolitique de Kampala (KGC2026), tenue les 15 et 16 avril 2026 à l’Université Makerere en Ouganda, a pris fin ce jeudi sur un panel consacré à la situation en République démocratique du Congo.
Intitulé « Paix empruntée, ressources hypothéquées : le dilemme de souveraineté de la RDC et les perspectives de paix durable entre le cadre de Doha et l’accord de Washington », le panel 4 a réuni plusieurs spécialistes autour des défis que représentent les actuels processus de négociation pour la stabilisation du pays.
Le professeur Kasaijja Phillip Apuuli a souligné les limites des modèles standardisés d’accords de paix, rappelant que des solutions durables nécessitent une appropriation locale plus forte. « Les accords dont le processus n’est pas possédé nativement ne suscitent pas d’engagement », a-t-il observé, plaidant pour une implication directe des populations congolaises dans la conception des mécanismes de sortie de crise.
Asuman Bisika a pour sa part abordé la question de la souveraineté comme un espace en constante négociation, notamment face aux enjeux liés à la gestion des ressources naturelles. La professeure Zahara Nampewo a quant à elle interrogé la capacité de la RDC à mettre en œuvre des accords dans des cadres aussi complexes que Doha et Washington, au regard des contraintes politiques, économiques et géographiques propres au pays.
Les intervenants ont également replacé la crise congolaise dans son contexte historique long, depuis les années 1960 jusqu’aux tensions actuelles dans l’est du pays.
Au terme des échanges, les panélistes ont convergé vers la nécessité d’un ancrage africain plus affirmé dans les processus de paix, afin d’en garantir la durabilité et l’appropriation par les parties prenantes locales.
