Infrastructures
Lutte antiérosive : Alexis Gisaro exige l’accélération du Projet d’Urgence et de Résilience Urbaine de Kananga pour sauver la ville
Le ministre d’État en charge de l’Urbanisme et Habitat, Alexis Gisaro, a présidé l’ouverture de la troisième session du Comité de pilotage du Projet d’Urgence et de Résilience Urbaine de Kananga (PURUK), ce 3 septembre à Kinshasa, à l’hôtel du Fleuve Congo. Cette rencontre a réuni les autorités provinciales, les partenaires techniques, la société civile et plusieurs parties prenantes, avec pour objectif d’évaluer l’avancement du projet et de lui donner un nouvel élan.
Dans son allocution, le ministre a insisté sur l’importance vitale du PURUK pour la ville de Kananga, menacée par des phénomènes d’érosion touchant notamment les sites de la RVA, de la SNCC, de Bena Mukangala, de Sainte Thérèse et de Musombo. « Si rien n’est fait, Kananga risque de disparaître. Ce programme, nous devons tous le soutenir sans réserve », a-t-il averti.
Alexis Gisaro a également relevé les retards et contreperformances signalés par la Banque mondiale lors de sa mission de mars 2025. Il a pointé du doigt les lenteurs administratives, les failles de gouvernance et les problèmes dans la passation des marchés. Appelant à une meilleure gestion fiduciaire et financière, il a exhorté les parties prenantes à respecter les délais et les procédures pour accélérer l’exécution des travaux.
Le ministre a promis un suivi personnel et annoncé une mission de terrain dans les prochaines semaines. Il a enfin appelé les entreprises contractantes à plus de professionnalisme et invité le gouverneur du Kasaï Central à s’impliquer activement. Les travaux de ce troisième comité de pilotage ont ainsi été officiellement ouverts, dans l’espoir de relancer efficacement le projet PURUK.
Désiré Rex Owamba
Infrastructures
Délabrement de la RN5 entre Lubumbashi et Kasomeno : des retombées économiques redoutées
La route nationale n°5, sur son tronçon reliant la ville de Lubumbashi au village de Kasomeno, dans le territoire de Kasenga (Haut-Katanga), se trouve dans un état de délabrement très avancé. La situation s’est davantage aggravée ces derniers jours sous l’effet des pluies diluviennes.
Sur cet axe routier, les nids-de-poule et les affaissements de la chaussée entravent fortement la circulation. Des véhicules et camionnettes transportant des marchandises, notamment des produits vivriers, se retrouvent régulièrement immobilisés, perturbant considérablement le trafic.
« Cette route qui mène vers Kasenga est totalement délabrée, surtout sur ce tronçon. Nous souffrons beaucoup. Nous demandons sa réhabilitation », témoigne le conducteur d’un camion.
Ce tronçon stratégique joue pourtant un rôle clé dans les échanges commerciaux entre le territoire de Kasenga et la ville de Lubumbashi, notamment pour l’approvisionnement des marchés lushois en denrées alimentaires. Malgré cette importance, aucune initiative concrète de réhabilitation n’a été annoncée, en dépit du paiement régulier des taxes par les usagers.
« Nous payons des taxes au poste de péage installé sur cette route, mais son état ne change pas. Cet argent pourrait au moins servir à réhabiliter cet axe », déplore un usager. Un autre renchérit : « Cela fait quatre jours que nous sommes bloqués. Nous ne savons pas comment rejoindre Lubumbashi ou Kasenga. Nous manquons même de nourriture. »
Selon un habitant interrogé, la dernière modernisation de cette route remonte à 2014. Depuis, aucun entretien significatif n’aurait été réalisé, alors que les usagers déboursent en moyenne 100 dollars au péage à chaque passage, une situation jugée incompréhensible par plusieurs riverains.
La paralysie du trafic sur cet axe compromet l’acheminement des produits agricoles vers les centres urbains. Elle pourrait également entraîner une hausse des prix des denrées de première nécessité. Déjà, le prix d’un sac de farine est passé de 30 000 à 42 000 francs congolais ces derniers jours.
Patient M. MBY / Congo Profond.net
