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Bruxelles :  » Lumumba, le retour d’un héros » en avant-première le jeudi 8 juin au cinéma Vendôme à Ixelles

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Film documentaire de Benoît Feyt, Dieudo Hamadi et Quentin Noirfalisse,  » Lumumba, le retour d’un héros » sera présenté en avant-première le jeudi 8 juin au cinéma Vendôme dans la commune d’Ixelles ( Bruxelles/Belgique).

Film d’une heure 26 minutes, il raconte les célébrations hautement politiques du retour de la dépouille de Lumumba, mais cherche surtout à savoir ce qu’il reste de Patrice Lumumba, au Congo et en Belgique. En marge de cette projection, précise-t-on, une rencontre sera organisée avec les réalisateurs.

En effet, il y a un an, la Belgique a organisé une cérémonie officielle en l’honneur du héros congolais de l’indépendance et premier ministre Patrice Lumumba, assassiné en 1961.

A en croire le synopsis, 61 ans après son assassinat, Patrice Lumumba retourne en République démocratique du Congo. Ou, comme le dit un de ses enfants, le Congo rentre au Congo. Lumumba a été assassiné avec deux de ses plus proches collaborateurs, en pleine guerre froide et durant la vague des indépendances africaines. Seule une dent semble avoir survécu au passage de leurs corps dans l’acide, acte commis par un officier de police belge dénommé Gérard Soete.

Dissous dans de l’acide, le corps du héros de l’indépendance congolaise n’a jamais été retrouvé. Il a fallu plusieurs décennies pour découvrir, en 2016, que des restes humains avaient été conservés en Belgique. L’ancien policier belge Gérard Soete, qui avait activement participé à l’élimination de Patrice Emery Lumumba, brise le secret et s’en vante dans les médias.

En 2000-2001, une commission d’enquête parlementaire « a conclu que le gouvernement belge avait fait manifestement peu de cas de l’intégrité physique de Patrice Lumumba et qu’après son assassinat, ce même gouvernement a délibérément répandu des mensonges sur les circonstances de son décès ».

Jusqu’ici, son meurtre et ceux d’Okito et Mpolo demeurent impunis.

Né le 2 juillet 1925, à Onalua (localité située dans l’actuelle province du Sankuru, dans le centre de la RDC), dans ce qui est alors le Congo belge, Patrice Emery Lumumba, de son vrai nom de son vrai nom Elias Okit’Asombo, était issu d’une famille plutôt modeste, mais a reçu très tôt une éducation solide dans les écoles missionnaires chrétiennes lui permettant ainsi de se forger une forte personnalité.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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Kabila dans le viseur de Washington : Sanctions, accusations et isolement accru

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Les États-Unis ont franchi un cap décisif le 30 avril en inscrivant l’ancien président congolais Joseph Kabila sur la liste des sanctions de l’Office of Foreign Assets Control (OFAC), dans le cadre du programme DRCONGO.

Washington évoque des liens présumés avec des groupes armés actifs dans l’est de la RDC, notamment le Mouvement du 23 mars et l’Alliance Fleuve Congo (AFC).

Le cadre juridique des sanctions

Cette mesure s’appuie sur l’Executive Order 13413, modifié par l’Executive Order 13671, des instruments juridiques permettant aux autorités américaines de cibler les acteurs accusés de déstabiliser la République démocratique du Congo.

Concrètement, cette désignation entraîne le gel immédiat de tous les avoirs de Joseph Kabila relevant de la juridiction américaine.

Un isolement financier et diplomatique renforcé

Au-delà du gel des avoirs, ces sanctions interdisent toute transaction entre l’ancien chef de l’État et des citoyens ou entreprises des États-Unis.

Une décision qui accentue son isolement sur les plans financier et diplomatique, limitant fortement ses marges de manœuvre à l’international.

Des accusations précises du Trésor américain

Selon le Trésor américain, via l’OFAC, plusieurs griefs sont retenus contre l’ancien président :

Un soutien présumé au M23 et à l’AFC, notamment sur les plans financier et logistique

Une volonté de déstabilisation des institutions congolaises à travers ces mouvements

Des tentatives d’influence sur la situation sécuritaire dans l’est du pays

L’encouragement supposé de défections au sein des FARDC au profit des groupes rebelles

Des initiatives avortées d’attaques contre les forces armées congolaises depuis l’étranger

Une stratégie politique visant à favoriser un candidat opposé au pouvoir en place

Sur cette base, l’OFAC estime que Joseph Kabila aurait « matériellement assisté, parrainé ou fourni un soutien » à ces organisations.

Un contexte national déjà explosif

Ces sanctions interviennent dans un climat particulièrement tendu en RDC. À Kinshasa, le Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD) a été suspendu et ses biens saisis.

Par ailleurs, la Haute Cour militaire a condamné l’ancien président à mort par contumace en octobre 2025 pour trahison, crimes de guerre et participation à un mouvement insurrectionnel.

Une pression internationale et interne convergente

Avec cette décision, Washington renforce la pression déjà exercée par les autorités congolaises. Entre poursuites judiciaires nationales et sanctions internationales, l’ancien président se retrouve désormais au cœur d’un dispositif de sanctions et d’accusations sans précédent, redéfinissant les équilibres politiques autour de son influence.

Exaucé Kaya/CONGOPROFOND.NET 

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