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Luc Mikomo Kabongatre : Les obsèques auront lieu ce samedi 19 novembre
Décédé ce mercredi 9 novembre au Centre médical « Médecins de nuit » à Kinshasa, le journaliste Luc Mikomo Kabongatre sera inhumé ce samedi 19 novembre 2022 à la nécropole » Entre Ciel et Terre » à Kinshasa.
A en croire le programme concocté par la famille, la veillée mortuaire est prévue pour ce vendredi 18 novembre en la salle la Grâce sur l’avenue Victoire dans la commune de Kalamu. La levée du corps de la morgue du Cinquantenaire aura lieu le samedi 19 novembre et la dépouille sera conduite vers la paroisse saint Raphaël pour la messe. Après la messe, indique la nièce de l’illustre disparu, s’en suivra l’inhumation à la Nécropole 1. Un bain de consolation sera offert dans la même salle la Grâce.
Grand défenseur de la presse privée, indépendante et responsable en RD Congo, le nom de Luc Mikomo Kabongatre reste gravé dans les annales de la presse privée nationale comme grand journaliste spécialisé dans les reportages de proximité. Toute la profession le reconnaît pour sa précision, son exactitude, son impartialité vis-à-vis de ses invités et son objectivité dans le traitement de l’information.
Ancien directeur d’information à la chaîne Raga TV, son interpellation avait fait grand bruit, en juin 2005, et provoqué une indignation générale. Au même moment, la Haute Autorité des Médias (HAM), l’institution publique de régulation des médias congolais, avait décidé de suspendre les programmes de la chaîne privée Raga TV. Motifs invoqués : traitement manifestement partial de l’information relative aux manifestations du 30 juin 2005 à Kinshasa.
Producteur des émissions socio-politiques sur CongoWeb TV, Luc Mikomo savait de quoi il parlait et faire passer une information, car fervent adepte du principe journalistique » Une phrase, une idée « .
Bachelier en philosophie, il a ponctué son cursus par l’obtention d’une licence en lettres. Durant sa formation universitaire, il multiplie les stages en presse écrite et audiovisuelle. Son diplôme en poche en 1986, il devient rédacteur en chef du journal » La Source « .
A la tête de la direction d’information de Raga TV, il a mis en avant un genre journalistique trop peu exploité à l’époque : les reportages de proximité. Initiateur de l’émission « Regards croisés « , un programme entièrement dédié aux analyses socio-politiques approfondies, il s’est séparé de cette chaîne de télévision après 10 ans de collaboration au nom de « la liberté de sa profession ».
Journaliste polyvalent
Le professionnalisme avec lequel le journaliste fait son travail, lui a valu plus d’une récompense sur le plan national et international. En 2004, il reçoit le prix du Festival International des Médias Africains pour son émission » Regards Croisés « . Toujours en 2004, cette même émission est nominée par » Mwana Mboka » parmi les meilleures programmations politiques. Pour rappel le prix Mwana Mboka récompense chaque année des congolais de Kinshasa ou de Brazzaville qui ont excellé dans leur domaine respectif : journaliste, musicien, politicien, homme d’affaire bref toute personne morale ou physique qui s’est distinguée par ses actions sur le terrain.
En 2005, alors qu’il est encore directeur d’information à Raga tv, le JT » ACTU » remporte le prix » Mwana Mboka « , du meilleur journal télévisé.
Toutefois, le journaliste ne se cantonne pas uniquement à son domaine de prédilection. Il s’illustre également comme musicien en étant membre actif de différentes chorales catholiques.
Auteur et compositeur, Luc Mikomo avait même sorti deux opus sur le marché. Comme écrivain, il a publié un recueil de poème intitulé » In-sens » et un roman : » Le siècle de la mort « .
Reconnu pour sa rigueur par ses pairs, il affirmait tout haut qu’ « un journaliste qui n’est pas capable de transmettre un message solide, nouveau, avéré et vérifié n’est qu’un moulin en déphasage avec son temps « .
Adieu, grand chevalier de la plume et du micro…
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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Kenge : Des réactions contrastées à l’annonce du retour de 2 magistrats
L’annonce du retour prochain à Kenge du magistrat Makwanza et du procureur Émile Ndjale continue de susciter des réactions au sein d’une partie de la population du chef-lieu de la province du Kwango, particulièrement parmi certains groupes de jeunes.
Selon plusieurs sources locales, des discussions seraient en cours au sein de la jeunesse afin d’évaluer les actions à entreprendre pour exprimer leur désaccord avec cette éventuelle réaffectation. Des consultations informelles se tiendraient notamment autour de l’organisation d’activités citoyennes destinées à faire entendre leur position.
D’après les informations recueillies, plusieurs options seraient envisagées. Certains jeunes évoqueraient la possibilité de profiter de la marche de l’opposition prévue le 3 juin pour faire connaître leurs préoccupations, tandis que d’autres privilégieraient une initiative distincte à une date ultérieure afin de démontrer leur mobilisation.

Un retour qui ravive des controverses passées
Le magistrat Makwanza et le procureur Émile Ndjale avaient déjà fait l’objet de critiques de la part d’une frange de la population locale concernant leur gestion de certains dossiers judiciaires. À l’époque, plusieurs accusations avaient été formulées à leur encontre par des citoyens et des organisations locales.
Ces allégations portaient notamment sur de supposés abus dans l’exercice de leurs fonctions ainsi que sur des comportements jugés incompatibles avec leurs responsabilités. Toutefois, il convient de rappeler que ces accusations relèvent des dénonciations faites par leurs détracteurs et qu’elles n’ont pas nécessairement fait l’objet de décisions judiciaires définitives établissant leur responsabilité.
En juillet 2025, un mouvement de contestation populaire avait conduit à une forte tension dans la ville de Kenge, poussant les deux magistrats à quitter temporairement leur poste.
Entre interrogations et attentes
L’éventualité de leur retour suscite aujourd’hui diverses interrogations au sein de la population. Certains habitants estiment que cette décision risque de raviver des tensions encore présentes, tandis que d’autres appellent au respect des procédures administratives et judiciaires en vigueur.
Dans ce contexte, plusieurs observateurs plaident pour l’apaisement et le dialogue afin d’éviter toute escalade et de garantir le maintien de l’ordre public. Les autorités compétentes sont également attendues sur leur capacité à gérer cette situation avec sérénité et dans le respect de l’État de droit.
Alors que les spéculations se multiplient, l’attention reste désormais tournée vers les prochaines décisions administratives et les réactions qu’elles pourraient susciter au sein de la population de Kenge.
Émile Yimbu/CONGOPROFOND.NET
