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Lubumbashi : Le média « Mines et Industries » paralysé par un conflit familial sur une parcelle
Le tribunal de paix de Lubumbashi-Kamalondo a apposé, vendredi 29 août dernier, les scellés sur le siège du média thématique « Mines et Industries », spécialisé dans la couverture des secteurs miniers et industriels. À l’origine de cette fermeture brutale : un conflit de succession opposant les héritiers de la famille Kaga, propriétaires de la parcelle située sur l’avenue Mama Yemo, face au bâtiment Hypnose, en plein centre-ville de Lubumbashi.
En conséquence, toutes les activités logées dans cet immeuble, y compris celles du média, se sont retrouvées suspendues du jour au lendemain. La direction et la rédaction de Mines et Industries sont inaccessibles depuis près de trois jours, bloquant le travail quotidien des journalistes.
« On devait nous avertir avant de prendre des mesures aussi drastiques. Nous avons raté une interview prévue à Kipushi avec un inspecteur du travail, faute de pouvoir récupérer nos matériels enfermés à l’intérieur », a confié Yoland Malangu, journaliste de la rédaction, à CongoProfond.net.
Pour lui, cette décision de justice, prise dans une affaire familiale dont le média n’est pas partie prenante, compromet dangereusement la liberté de la presse. « Nous sommes locataires réguliers, nous payons notre loyer chaque mois. Nous n’avons rien à voir avec leurs histoires d’héritage. Avec cette fermeture, des informations se perdent, ce qui va à l’encontre de notre mission d’informer sans interruption », a-t-il dénoncé.
Le personnel, réduit au silence et dans l’incapacité d’exercer, appelle à une solution rapide afin de rétablir les activités du média. En attendant, Mines et Industries reste paralysé, symbole d’une presse prise en otage par des conflits dont elle n’est pas responsable.
Patient Mubiayi MBY, Lubumbashi / CONGOPROFOND.NET
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Une première en RDC : Transco passe à la billetterie électronique dès le 1er mai !
À compter du 1er mai 2026, la société publique Transco franchit un cap historique en amorçant une transformation majeure de ses services. Le réseau de transport en commun annonce la fin définitive de la billetterie en espèces au profit d’un système entièrement électronique.

Fin du cash, fin des contraintes
C’est la fin d’une époque pour des milliers d’usagers. Les billets achetés en liquide, les difficultés liées à la monnaie et les longues files d’attente appartiendront désormais au passé. Cette réforme vise à fluidifier l’accès aux bus et à améliorer l’expérience globale des passagers.
Avec l’introduction de la billetterie électronique, Transco s’inscrit résolument dans une dynamique de modernisation. Paiement digital, gain de temps et simplification des procédures deviennent les nouveaux standards pour les usagers.
Une avancée majeure pour Kinshasa et les provinces
Cette innovation constitue une première en République démocratique du Congo pour un réseau de transport public de cette envergure. De Kinshasa aux autres provinces, cette réforme symbolise une volonté d’offrir des services plus fiables, sécurisés et adaptés aux exigences actuelles.
Au-delà du confort, cette transition vers le numérique permettra également de renforcer la transparence dans la gestion des recettes et de limiter les pertes liées à la manipulation de liquidités.
Un pas vers le futur
Avec cette initiative, Transco ouvre la voie à une nouvelle ère du transport urbain en RDC. Plus moderne, plus sûr et plus efficace, le système de transport public se réinvente pour répondre aux défis d’aujourd’hui et de demain.
Le futur de la mobilité congolaise est en marche.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
