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Société

Lubumbashi : l’abandon du centre Lukuni accentue le phénomène des enfants en rupture familiale

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La ville de Lubumbashi fait face à une recrudescence des enfants en rupture de liens familiaux, localement appelés « vagabonds ». Dans les coins stratégiques de l’agglomération, notamment devant les institutions politiques, sur des artères et dans des centres de négoce, la présence de ces enfants s’est accrue.

Les causes de la résurgence du phénomène des enfants de la rue sont très complexes. Certains Lushois attribuent cette situation à la pauvreté extrême, aux fausses prophéties et aux divorces dans les mariages. Cependant, une problématique cruciale se pose : l’abandon des centres d’encadrement, autrefois cœur battant de la rééducation et de la réinsertion sociale.

Le centre d’encadrement de Lukuni, situé sur la route de Likasi, censé porter l’espoir de ces enfants défavorisés, est aujourd’hui délaissé. Les agents ont déserté leur poste et la cour de ce cadre est envahie par des herbes indésirables par manque d’entretien. Plus loin, les salles de classe, déjà en état de détérioration avancée, sont transformées en toilettes, où l’on retrouve des amas d’excréments.

Les conditions de vie sont devenues précaires : promiscuité, absence de nourriture décente, manque d’accès à l’eau potable et à l’électricité, ainsi que l’interruption des séances d’enseignement. Les quelques enfants présents sur ce site vivent un véritable calvaire. Cette situation a poussé plusieurs d’entre eux à fuir ce lieu vers les centres urbains, notamment à Lubumbashi et à Likasi, où ils alimentent l’insécurité.

Ce constat a été fait par la nouvelle ministre du Genre, Famille et Enfants, Coco Kanku, lors de sa visite le vendredi 17 avril au centre Lukuni. Elle a déploré l’absence d’assainissement et la suspension des activités de réinsertion professionnelle dans ce service paraétatique, avant de promettre l’amélioration des conditions de vie pour permettre la reprise adéquate de l’encadrement.

Ce centre est quasi vidé. Les enfants retournés dans la rue sèment la peur et l’insécurité au sein de la population. Selon une séquence visuelle filmée et diffusée sur les réseaux sociaux, une bande d’enfants désœuvrés érige des barrières sur l’avenue Lumumba, au centre-ville de Lubumbashi, aux heures vespérales, pour percevoir une taxe illégale auprès des chauffeurs, une rançon prélevée sous l’œil impuissant des services de sécurité.

Patient M. MBY

Société

Kinshasa « Ville morte » du 3 juin : La PNC déployée aux alentours du Stade des Martyrs

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En ce du mercredi 3 juin 2026, journée « ville morte » décrétée par la plateforme de l’opposition C64, la Police nationale congolaise a massivement quadrillé les alentours du Stade des Martyrs de la Pentecôte, situé dans la commune de Kinshasa.

Dès les premières heures de la matinée, des pick-up de la Légion nationale d’Intervention et des unités anti-émeutes ont pris position sur le boulevard Triomphal. Casqués et armés, les éléments de la PNC ont installé un dispositif dissuasif devant l’enceinte du stade, symbole majeur de la capitale.

L’appel à la « ville morte » vise à protester contre le projet de changement de constitution et la situation sécuritaire à l’Est, selon les opposants. Si plusieurs artères de Kinshasa ont tourné au ralenti, le déploiement policier autour du Stade des Martyrs illustre la tension. Les commerces environnants sont à moitié fermés et la circulation fortement réduite.

Aucun incident majeur n’a été signalé en fin de matinée. Les autorités avaient prévenu : « la PNC prendra toutes les dispositions pour garantir l’ordre public ». L’opposition dénonce, elle, une « militarisation excessive » pour étouffer l’expression citoyenne.

Blaise ABITA

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