Connect with us

Agriculture

Lubero : La timide remontée du prix de la farine de manioc redonne espoir aux producteurs

Published

on

La baisse progressive du taux de change commence à se traduire par un léger soulagement pour la population du territoire de Lubero, dont une grande partie vit de la production et de la commercialisation de la farine de manioc. Depuis environ trois mois, une timide hausse du prix de cette denrée alimentaire de base est observée dans certaines entités du sud de Lubero.

Dans plusieurs villages de la chefferie de Batangi, cette amélioration, bien que jugée encore insuffisante, est accueillie avec prudence et espoir par les producteurs, après une année 2025 particulièrement difficile.

De la chute vertigineuse à un espoir mesuré

Comparativement à l’année 2025, marquée par un effondrement historique des prix, la situation semble évoluer légèrement. À cette période, un sac de farine de manioc se négociait entre 10.000 et 20.000 francs congolais, notamment à Kibirizi, dans le territoire voisin de Rutshuru.

En ce début d’année 2026, dans des centres commerciaux comme Kirumba, Mighobwe, Kayna et Kanyabayonga, un sac de 100 kilogrammes se vend désormais entre 45.000 et 50.000 FC, soit l’équivalent de près de 20 dollars américains, selon le taux de change local.

Des producteurs autrefois découragés

Plusieurs producteurs rencontrés par notre rédaction affirment avoir traversé une période de profond découragement, au point d’abandonner leurs champs de manioc, dont une partie de la récolte a fini par pourrir sous terre, faute de débouchés rentables.

« Le bon prix attire de nouveau les cultivateurs en cette année 2026. Aujourd’hui, un sac de 100 kg varie entre 45.000 et 50.000 FC. Mais en 2025, on nous proposait parfois 10.000 francs seulement. Imaginez, monsieur le journaliste ! Ce n’était même pas l’équivalent de 5 dollars. Aujourd’hui, avec 50.000 FC, on a environ 20 dollars, même si cela reste encore insignifiant », témoigne Chadrack Kaliki, rencontré à Mighobwe.

Entre espoir et frustration face aux intermédiaires

Du côté des vendeuses et petits commerçants, le sentiment est partagé entre satisfaction et frustration, notamment à cause du rôle des intermédiaires dans la fixation des prix.

« Aujourd’hui, avec 45.000 ou 50.000 francs, ça aide quand même. Nous espérons que le prix va encore augmenter en 2026 pour nous permettre de payer les frais scolaires de nos enfants. Mais nous vendons parfois à 43.000 ou 45.000 FC, et ce sont les déposants qui revendent beaucoup plus cher », explique madame Harlette, rencontrée à un point de vente de Kilalo, dans la commune de Kirumba.

Un taux de change plus favorable à la production locale

Actuellement, le taux de change dans le territoire de Lubero oscille entre 2.200 et 2.500 FC pour un dollar américain. Une situation que les producteurs saluent, car elle redonne progressivement de la valeur à la production champêtre, indispensable à leur survie économique.

Diversification agricole face à l’instabilité des prix

Face à la chute drastique du prix de la farine de manioc en 2025, plusieurs agriculteurs se sont tournés vers d’autres cultures jugées plus rentables, notamment les légumineuses et légumes comme la tomate, l’oignon et le poireau, très demandés lors des cérémonies familiales.

D’autres ont privilégié la culture de la pomme de terre dans des zones comme Masika, Birira, Kitsombiro et Luhanga, où un sac se négocie actuellement entre 80.000 et 100.000 francs congolais.

Insécurité et tracasseries, causes majeures de la crise passée

Il convient de rappeler que la chute drastique des prix de la farine de manioc en 2025 était principalement liée à l’insécurité persistante, qui avait paralysé l’acheminement des denrées alimentaires vers les grands centres de consommation tels que Goma et Butembo. À cela s’ajoutaient les tracasseries et la surfacturation aux barrières de contrôle et de déclaration.

Georges MAKEUKA ( C.P.)

Actualité

Minagri-Kongo Central : Mbanza Ngungu reçoit 3 conteneurs de semences de pomme de terre pour booster la filière

Published

on

Une nouvelle étape vient d’être franchie pour l’agriculture au Kongo Central. La cité de Mbanza Ngungu a réceptionné, ce vendredi 29 mai 2026, 3 conteneurs de semences de pomme de terre promis par Son Excellence le Ministre d’État, Ministre de l’Agriculture et Sécurité Alimentaire, Muhindo Nzangi.

La livraison s’est déroulée en présence de l’Inspecteur territorial du Développement Rural, représentant personnel du Ministre provincial en charge de l’agriculture Fiston Lubaki, du fournisseur Bruno Kitiaka et du représentant des structures paysannes, Monsieur Florian Mbandu.

Mbanza Ngungu, zone pilote de multiplication

La cité de Mbanza Ngungu a été choisie comme zone pilote pour la multiplication et la vulgarisation de cette culture dans la province. L’objectif : produire localement des semences de qualité afin de rendre la filière pomme de terre accessible aux coopératives et producteurs du Kongo Central.

Cette dotation rentre dans la vision du Gouvernement Provincial de diversification agricole et de sécurité alimentaire.

Un engagement tenu, une promesse réalisée

S.E. Fiston LUBAKI LUWUNGI, Ministre Provincial de l’Agriculture, du Développement Rural, de la Pêche et de l’Élevage, a salué la concrétisation de cet engagement. « Je salue la détermination du Ministre d’État Muhindo Nzangi à tenir sa parole donnée lors de l’itinérance effectuée en province au début de cette année. C’est la preuve que l’agriculture reste une priorité pour le Gouvernement central », a-t-il déclaré.

Vers l’autonomisation des producteurs

Avec ces 3 conteneurs de semences, le Kongo Central se dote d’une base solide pour relancer la production de pomme de terre. La prochaine étape sera l’encadrement des coopératives et paysans pilotes pour garantir une bonne multiplication et une bonne diffusion des semences de pomme de terre dans toute la province de Grâce Nkuanga Masuangi Bilolo, Gouverneur.

Mfumu DIASILUA K. /Congoprofond.net

Continue Reading