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Société

Lubero : la consommation d’alcool lors des deuils, une habitude qui divise dans la chefferie des Batangi

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Dans plusieurs villages de la chefferie des Batangi, en territoire de Lubero au Nord-Kivu, la consommation d’alcool pendant les périodes de deuil devient une pratique de plus en plus observée. Selon un constat fait par un correspondant de Congo Profond à Mighobwe, de nombreux habitants prennent de la bière avant et après l’enterrement d’un proche, d’un ami ou d’une personne connue du village, une situation qui suscite aujourd’hui des interrogations au sein de la communauté.

D’après les témoignages recueillis sur place, dès l’annonce d’un décès, plusieurs jeunes, femmes et autres membres de la communauté se regroupent pour partager des boissons alcoolisées tout en évoquant la vie et l’histoire du défunt. Pendant ce temps, les membres directs de la famille poursuivent les préparatifs liés à l’enterrement. Certains habitants s’endettent même pour acheter de la bière, ce qui entraîne parfois des tapages nocturnes, voire des disputes entre participants au deuil.

Cette situation est particulièrement visible lors des décès brusques causés par des accidents, des massacres, des disparitions ou encore après de longues maladies. Dans certains cas, des tensions et bagarres éclatent entre personnes en état d’ivresse. Parallèlement, d’autres habitants préfèrent exprimer leur compassion autrement, notamment en cherchant des tenues de deuil, des pagnes, des tricots ou encore des photos du défunt publiées sur les réseaux sociaux.

Pour les familles chrétiennes, les pratiques diffèrent souvent. Des groupes de fidèles passent la nuit dans la parcelle mortuaire pour prier, chanter des cantiques religieux et lire des versets bibliques afin de soutenir les proches du défunt. Face à cette réalité, une question continue de diviser l’opinion dans plusieurs villages : la consommation d’alcool pendant les deuils est-elle une véritable marque d’amour et de solidarité envers le défunt et sa famille, ou une mauvaise habitude qui s’installe progressivement dans la société ?

Shadrack Bihamba

Société

RDC : de 125 000 FC à 516 000 FC de salaire moyen, Jean-Pierre Lihau vante les réformes et impose la méritocratie dans la Fonction publique

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Le vice-premier ministre en charge de la Fonction publique, Jean-Pierre Lihau, a annoncé, lundi 18 mai 2026, la mise à la retraite de 1 200 fonctionnaires dès la semaine prochaine et de 3 000 autres le mois prochain. Cette déclaration a été faite lors d’un briefing presse coanimé à la RTNC avec le porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, autour du thème : « La Fonction publique en chiffres : enjeux et perspectives ».

Au cours de cette rencontre avec la presse, le VPM a dressé un bilan qu’il juge positif des réformes engagées dans son secteur depuis son arrivée à la tête du ministère. Selon lui, le salaire moyen d’un fonctionnaire congolais est passé de 125 000 francs congolais en 2019 à 516 000 francs congolais en 2026. Il a également souligné que certains agents perçoivent désormais entre un et trois millions de francs congolais, selon leurs responsabilités et leurs grades dans l’administration publique.

Jean-Pierre Lihau a aussi détaillé l’évolution des rémunérations dans différentes catégories professionnelles. À titre d’exemple, un huissier, qui touchait auparavant 8 000 FC, perçoit aujourd’hui près de 250 000 FC, tandis qu’un directeur provincial est passé de 21 000 FC à plus de 500 000 FC. Les secrétaires généraux, quant à eux, bénéficient désormais d’un salaire avoisinant les 700 000 FC.

Le ministre de la Fonction publique a par ailleurs indiqué que les opérations de contrôle et de certification menées par son administration ont permis de ramener les effectifs des fonctionnaires de 1,4 million à environ 600 000 agents régulièrement identifiés. Il a dénoncé les pratiques des anciens régimes, accusés d’avoir favorisé des recrutements anarchiques au sein de l’administration publique, une situation qui, selon lui, continue de peser lourdement sur les finances de l’État.

Insistant sur la poursuite des réformes, Jean-Pierre Lihau a affirmé que la méritocratie sera désormais le principal critère d’accès à la Fonction publique. Il a également annoncé la mise en place de formations et de mécanismes de renforcement des capacités des agents publics afin de promouvoir une administration basée sur les compétences, la performance et le respect de la loi, loin du favoritisme et des pratiques clientélistes.

Exaucé Kaya

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