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Lualaba : les linges sales de Richard Muyej et Fifi Masuka dans la rue !
Les violons ne s’accordent plus entre le gouverneur de la province du Lualaba, Richard Muyej, et son adjoint Fifi Masuka ! Ce duel fait suite à la décision du vice gouverneur d’adherer à l’Union sacrée prônée par le président de la République démocratique du Congo.
S’adressant, tous deux, aux élus provinciaux, ces personnalités s’entraccusent mutuellement.
En effet, dans une correspondance, le gouverneur Richard Muyej Mangez Mans dénonce Fifi Masuka de l’avoir accusé « innocemment » auprès du sénateur à vie Joseph Kabila, rejetant donc en bloc tous les griefs de détournements et de création de plusieurs comptes bancaires au nom du gouvernement provincial.
Tout en rejetant en bloc les griefs retenus à sa charge, Richard Muye indique que les accusations de Masuka ne sont pas fondées dans la mesure où elle est dans la gestion de la province. Aussi, ajoute-t-il, c’est elle qui assume certaines charges.
» S’agissant de la caméra de surveillance installée à Kolwezi, la décision a été prise lors du conseil des ministres auquel Fifi Masuka avait pris part », souligne Richard Muyej dans une correspondance à l’Assemblée provinciale du Lualaba.
Pour sa part, Fifi Masuka accuse son titulaire de l’avoir espionnée dans son intimité conjugale en installant une caméra de surveillance à sa résidence. S’adressant toujours à l’Assemblée provinciale fifi Masuka parle du détournement dont son titulaire est responsable. » C’est un mensonge grossier quand il vous dit que je suis associée à toutes les réunions de prise des décisions. Au sein du gouvernement provincial de Lualaba, je suis chosifiée. Je n’ai pas droit à la parole. De fois, je suis victime des humiliations. La caméra installée chez moi vise l’espionnage de ma vie intime, car je n’ai jamais pris part à toutes les étapes d’installation de ces matériels », a dit l’ancienne députées du MLC.
Repondant aux accusations de sa collaboratrice, Richard Muyej passe à l’offensive : » Si j’ai besoin ou envie d’une femme, je ferai appel à toutes les misses du monde. Je n’ai pas besoin de la filmer ! »
Pour le moment ce dossier se trouve entre les mains des élus provinciaux de Lualaba qui sont invités à la sagesse pour mettre fin à ce duel.
Il convient de souligner que le parti FIDEC de Fifi Masuka a déjà adhéré à l’Union sacrée prônée par le président de la République démocratique du Congo, FÉLIX TSHISEKEDI, alors que son titulaire est un fidèle du PPRD de l’ancien président Joseph Kabila.
JOSEPH MALABA/CONGOPROFOND.NET
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HGR Kinkole sous tension : Après les violentes échauffourées, les médecins déclenchent une grève dès ce jeudi 16 avril
L’Hôpital Général de Référence de Kinkole a vécu des heures de vive tension dans la nuit du 14 au 15 avril 2026, plongeant le personnel soignant, les malades et leurs gardes dans une situation de panique généralisée. Selon les témoignages recueillis auprès des médecins de garde, des individus venus de Pakadjuma auraient pris le contrôle d’une partie du service de chirurgie, armés notamment de flèches et d’autres instruments jugés agressifs.
D’après les récits du personnel médical, plusieurs portes administratives ont été forcées, notamment celles du secrétariat, du bureau de l’Administrateur Gestionnaire Titulaire (AGT) ainsi que d’autres bureaux centraux. Si les assaillants ne sont pas parvenus à ouvrir certaines pièces, leur présence a suffi à semer la peur dans tout l’établissement. Les malades, les gardes-malades et les soignants ont été pris de panique face à cette intrusion brutale au sein d’un lieu censé être dédié aux soins et à la sécurité.
Le bilan provisoire communiqué par les médecins fait état d’au moins quatre morts alors qu’un premier rapport faisait état de deux décès par balle ainsi que de douze blessés, dont trois cas graves. Plusieurs biens appartenant aux prestataires, patients, stagiaires et accompagnants auraient également été emportés lors des violences. Les blessés ont été transférés à l’hôpital militaire de Kokolo sur décision des autorités communales de N’sele.
Face à cette situation jugée intenable, la quasi-totalité du personnel soignant a quitté l’hôpital et a décrété une grève à compter de ce jeudi 16 avril. Les médecins dénoncent l’absence de garanties sécuritaires et refusent de reprendre le travail tant que leur intégrité physique, celle des patients et celle des infrastructures hospitalières ne seront pas assurées.
Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET
