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L’shi/Brigade d’assainissement : le cri de détresse de Privato Ilunga Ley
Le chef de la brigade d’assainissement de la ville de Lubumbashi se plaint du fait que le service dont les responsabilités lui sont confiées est sous équipé, peu considéré et fortement oublié. Il s’agit particulièrement de sa non prise en charge, par le gouvernement provincial, sur le plan logistique, financier et sanitaire.
Cette brigade qui s’est résolue de permettre aux Lushois de respirer un air sain, et vivre dans un environnement propre, en balayant les artères de toute la ville, et en évacuant les tas d’immondices, n’a malheureusement pas grand chose en termes de logistique.
« La gestion de l’environnement est un domaine crucial qui puisse exister, qui nécessite beaucoup d’argent et des matériels, car sans cela nous n’aurons pas une ville propre; » a-t-il déclaré en substance au cours d’un entretien avec CONGOPROFOND. NET, ce week-end.
À lui de renchérir : « La constitution de la RDC, dans son article 53 stipule que le Congolais a droit à un environnement sain ; ainsi l’État dans ses multiples formes, devra mettre des moyens pour que les citoyens congolais aient un environnement sain. »
Poursuivant son entretien, Privato ILUNGA Ley s’indigne de voir qu’une aussi grande et deuxième ville du pays ait un service d’assainissement qui n’a ni frais de fonctionnement et encore moins des matériels suffisants pour lui permettre d’être à la hauteur de sa mission.
« Notre brigade d’assainissement n’a pas des frais de fonctionnement, et même pas des engins devant permettre l’intense activité d’évacuation des immondices dans les dépotoirs publiques. Je ne reçois aucun rond mensuellement, sauf les 15 litres de carburant pour mes déplacements aux fins d’inspecter les travaux à travers la ville. Tout ce travail que vous nous voyez faire en ville, c’est par amour que moi et mes agents, nous nous dépassons pour nous démarquer », s’est-il exprimé.
Ainsi, le chef de la brigade d’assainissement lance un appel à l’autorité provinciale, pour permettre la pérennisation de ses activités. « Le gouverneur de province connaît toutes ces contraintes que nous avons ; nous lui rappelons que si rien n’est fait, en termes de dotation en engins et autres matériels, la ville sera plus insalubre qu’avant. Les agents se plaignent du salaire minime qu’ils reçoivent, et pourtant ils ont la volonté et le sens de l’abnégation. Notre service nécessite un accompagnement de l’Etat sur tous les plans « , a-t-il dit.
Pour rappel, il y a de cela deux mois, depuis février, que la ville de Lubumbashi est de plus en plus assainie. L’insalubrité qui y faisait la loi a été fortement réduite grâce à l’engagement indéfectible dont a fait montre monsieur Privato ILUNGA Ley et toute son équipe.
Gédéon ELONGA Béni/CONGOPROFOND.NET
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Journée internationale des Mines antipersonnel : Christelle Vuanga appelle au renforcement des efforts de déminage et à la garantie de la sécurité des civils
À l’occasion de la Journée internationale de sensibilisation au problème des mines antipersonnel, la députée nationale Christelle Vuanga a appelé au renforcement urgent des opérations de déminage en République démocratique du Congo, tout en insistant sur la nécessité de garantir la sécurité des populations civiles exposées à ces engins explosifs.

Prenant part à une activité de sensibilisation, elle a alerté sur la persistance de cette menace dans plusieurs zones affectées par les conflits armés, où les mines continuent de faire des victimes et de freiner le développement des communautés locales.
Un impératif humanitaire et sécuritaire

Christelle Vuanga a souligné que la lutte contre les mines antipersonnel constitue une priorité à la fois humanitaire et sécuritaire, appelant à des actions coordonnées pour assainir les zones contaminées et protéger les populations vulnérables.
Elle a insisté sur la responsabilité collective d’agir avec détermination pour le désarmement des zones touchées, affirmant que cet engagement vise à préserver la vie humaine, la dignité des citoyens et l’avenir du pays.

Engagement pour l’égalité et la voix du Congo à l’international
Au-delà de cette problématique, la députée a réaffirmé son engagement en faveur de l’égalité des droits, notamment à travers la promotion de l’intégration des femmes dans les instances de prise de décision.

Dans cette même analogie, l’élue de Kinshasa porte également la voix du peuple congolais sur la scène internationale, plaidant pour une mobilisation accrue en faveur d’un Congo débarrassé des mines antipersonnel et résolument tourné vers un avenir plus sûr et inclusif.
Exaucé Kaya
