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Cinquantenaire de l’Echangeur: lancement des activités de célébration à Kinshasa

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L’Institut National des Musées Nationaux, en collaboration avec l’Agence événementielle Mediamages, a lancé la commémoration du cinquantenaire de la tour échangeur de Kinshasa, ce vendredi 23 avril 2021.

Double Cinquantenaire, celui des Musées Nationaux Congolais ainsi que celui de la tour échangeur, cette journée commémorale a connu des activités culturelles dont, principalement, la visite guidée conduite par le Directeur Général du Musée D’Art contemporain, nouvelle branche de l’Institut des Musées Nationaux Congolais.

Une exposition a fait l’objet de la présentation d’œuvres d’art conçues par des artistes femmes, suivant les explications de Madame Nelly Mbumba, Chef de section Art Moderne aux Musées nationaux.

L’IMNC par le canal de son Directeur Général invite les artistes et les passionnés de culture congolaise à faire du site échangeur limete, un lieu de visites fréquentes et de mouvement culturel.

Après la visite guidée, les Dirigeants de l’IMNC ont répondu aux questions de la presse, pour éclairer l’opinion publique sur le fonctionnement du site échangeur de Kinshasa.

La cérémonie s’est clôturée par des moments de festivités et une séance Karaoké avec les participants pour rendre hommage à Papa Wemba, à la veille de 5 ans de sa disparition.

 

Tim Katshabala/CongoProfond.net

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 » Brut  » : 2 policiers condamnés pour torture, la Cour sanctionne les exécutants

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Si Philémon Mambabua est reparti libre du prétoire de Ndolo, le verdict prononcé ce 4 juin 2026 n’a pas épargné les 2 policiers poursuivis. La Cour militaire, après avoir rappelé le déroulé des faits ( cette intrusion nocturne de Claudien Likulia, Christopher et Noah à une soirée pyjama non autorisée par le propriétaire des lieux ), a opéré une distinction nette entre le commandement et l’exécution. Là où le doute a profité au premier, les actes matériels atroces ont été imputés aux seconds. La Cour s’est appuyée sur les articles 48 bis et 48 ter de la loi du 9 juillet 2011 portant criminalisation de la torture, qui retiennent la qualité de l’agent, les faits matériels constitutifs de souffrances aiguës, l’élément intentionnel et l’élément moral. Les déclarations des victimes, corroborées par le témoignage décisif de Sakina ( qui a qualifié les agissements des policiers de « brut » ), ont fondé l’intime conviction des juges.

Contrairement à Philémon Mambabua, pour qui l’ordre de « maîtriser » n’a pu être requalifié en instruction de torturer, les deux agents ont été reconnus coupables d’avoir infligé des souffrances aux enfants Mushobekwa et à Noah. Le nombre de policiers impliqués, bien que flou dans certains récits, n’a pas effacé la matérialité des violences retenues par la Cour. Celle-ci a souligné que les traumatismes subis par les victimes, bien que leur récit ait pu être altéré par le choc, ne faisaient aucun doute. La Cour a donc déclaré l’infraction constituée dans le chef des 2 policiers, qui avaient la garde et l’autorité immédiate sur les enfants au moment des faits. Leur dénégation constante n’a pas résisté à la confrontation avec les éléments renseignants et les dépositions concordantes.

La sentence est tombée : 2 ans de servitude pénale, une amende de 500.000 francs congolais par condamné, et la confirmation de leur maintien en détention. Sur le plan civil, la Cour, après avoir constaté l’absence totale de pièces comptables justificatives déposées par les parties civiles, a statué en équité. Elle a ramené la demande initiale de 3,4 millions de dollars américains à une somme totale de 25.000 dollars, soit 5.000 dollars par partie civile. Une décision qui sanctionne les exécutants tout en rappelant avec force que la responsabilité pénale est individuelle.

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

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