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London Design Biennale 2023 : AFRICELL et IMNC signent un protocole d’accord pour la participation de la RDC
La société de télécommunication du peuple, Africell, et l’Institut des Musées nationaux du Congo ( IMNC) viennent de signer un protocole d’accord, concernant la participation de la République Démocratique du Congo à la London Design Biennale 2023, qui se tiendra du 1er au 25 juin 2023 à Londres.
La cérémonie officielle de la signature du contrat a eu lieu ce mardi 21 mars 2023 au siège de l’IMNC, situé sur le boulevard triomphal à Kinshasa.
Plusieurs autorités administratives et politiques, ainsi des représentants du monde culturel et artistique ont pris part à cet événement.
Du côté des organisateurs, l’on a donc noté la présence du P.D.G du Groupe Africell, du D.G et de la Secrétaire Générale d’Africell Congo, ainsi que des membres du Comité Exécutif d’Africell Groupe et du Directeur du Musée national.
S’agissant des invités, plusieurs membres du corps diplomatique accrédités en RDC ont rehaussé de leur présence ladite cérémonie, tandis que pour le monde culturel et artistique, l’on a noté la présence remarquée de l’artiste musicien Noël Ngiama Makanda, dit Werrason.
Hormis le temps fort de la signature du contrat entre les deux parties, cette cérémonie était marquée par deux allocutions, d’abord celle du Directeur du Musée et ensuite de la Secrétaire Générale d’Africell Congo et ce, après l’exécution de l’hymne national.
Pour sa part, le Directeur du Musée national a exprimé sa joie pour la signature de ce contrat de collaboration qui, selon lui, permettra de véhiculer davantage l’image de la culture congolaise. » C’est pour moi un grand honneur d’être parmi vous, au nom du Directeur Général de l’Institut des Musées nationaux du Congo, pour commémorer la signature du protocole d’accord entre l’IMNC et Africell, pour l’exposition London Design Biennale 2023 « , a-t-il déclaré.
Et de poursuivre : » Au travers cette collaboration entre l’IMNC, Africell Londres et Africell Congo, je suis convaincu que ce pavillon sera le plus parfait, le plus privilégié de cet événement, car il révélera l’image de la culture congolaise, qui est une culture ouverte au monde « .
Pour sa part, le directeur général d’Africell a salué la présence de tous les participants à cette cérémonie et a mis en exergue la grande importance de ce contrat pour la visibilité de la culture congolaise. » Au nom du Groupe Africell, je vous remercie d’être présents aujourd’hui dans ce magnifique cadre du Musée national, pour assister à la cérémonie officielle de la signature de la collaboration entre l’IMNC et le groupe Africell, pour la participation de la République Démocratique du Congo à la London Design Biennale 2023 « , a-t-elle indiqué.
Aussi, a-t-elle poursuivi : » il est important de signaler que c’est depuis 2021 qu’Africell et l’Institut des Musées nationaux du Congo sont dans un partenariat pour la promotion des arts et culture du Congo « .
Grâce à cette collaboration avec l’IMNC, le ministère du Numérique et l’ambassade de la RDC à Londres, dit-elle, Africell va sponsoriser officiellement le pavillon de la République Démocratique du Congo à London Design Biennale 2023, ce qui permettra de mettre le pays en lumière à travers le monde.
Notons que la signature de ce contrat, en présence de tous les participants, s’est passée entre la Secrétaire Générale d’Africell et le Directeur du Musée.
Ce dernier, à la même occasion, a offert en cadeau au Directeur Général d’Africell, un tableau symbolisant le pouvoir du peuple autochtone de la RDC.
Pour rappel, la London Design Biennale promeut la collaboration internationale et le rôle mondial du design. Elle accueille des designers, des innovateurs et les organismes culturels les plus passionnants et les plus ambitieux.
Bref, le contrat de collaboration entre Africell et l’IMNC, permettra que la RDC soit plus visible au cours de cette quatrième édition qui se tient du 1er au 25 juin 2023, dans la capitale britannique.
Jules KISEMA KINKATU/ CONGOPROFOND.NET
Politique
États inquiétants des routes dans le Haut-Uele : l’A.Ch Blaise Omunyepa remet en cause la politique provinciale de Jean Bakomito
L’état préoccupant des routes dans le Haut-Uele relance le débat sur la politique des infrastructures menée par le gouverneur Jean Bakomito Gambu. Face à des axes routiers jugés dégradés et peu durables, Blaise Omunyepa, président fédéral de l’Alliance pour le Changement (Haut-Uele 2), critique ouvertement les choix opérés par l’exécutif provincial.

Le gouvernement provincial met pourtant en avant plusieurs travaux de réhabilitation réalisés sur fonds propres, présentés comme un effort pour désenclaver les territoires et faciliter les échanges vers Isiro. Ces initiatives sont perçues par les autorités comme un pas important vers le développement économique de la province.
Mais pour Blaise Omunyepa, l’enjeu ne réside pas dans le nombre de kilomètres réhabilités, mais dans la qualité des infrastructures. Il estime que privilégier des routes en terre, souvent impraticables en saison des pluies, ne répond pas aux besoins réels des populations.

Cette critique rejoint le ressenti de nombreux usagers qui dénoncent la dégradation rapide de certains tronçons à peine aménagés. L’opposant plaide pour une politique axée sur l’asphaltage et des ouvrages durables, capables de soutenir les activités économiques sur le long terme.
Au-delà de l’aspect technique, Blaise Omunyepa soulève aussi la question de la gouvernance et de la gestion des ressources publiques. Un débat de fond s’installe ainsi dans le Haut-Uele : faut-il miser sur la quantité des réalisations ou sur la qualité des infrastructures pour impulser un développement durable ?
Junior Kasamba
