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Livres: « Le pouvoir de la femme à changer le monde » de Ki Ushindi, une promo du potentiel du leadership féminin 

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L’univers de la littérature congolaise a un nouvel ouvrage depuis le 27 novembre 2021.

Le nouveau-né s’appelle « Le Pouvoir de la femme à changer le monde », une oeuvre de Isenge Ki Ushindi.

Ce livre de 146 pages, préfacé notamment par Leatitia Kahindo Kavale, est un véritable catalogue pour les femmes pouvant leur permettre de gérer le pouvoir qu’elles possèdent.

Il parle des réalités que les femmes, de fois, ignorent elles-mêmes.

Comme l’auteur de ce livre l’indique souvent  » un prince peut servir d’esclave s’il ignore ce qu’il est prince ».

Cet ouvrage de l’auteur iturien livre au grand jour l’apport de la femme longtemps marginalisé à tort dans la société.

Pour ce penseur provocateur et panafricaniste, ce livre aidera la femme à découvrir et à utiliser au maximum toutes ses potentialités pouvant lui permettre d’engendrer une humanité plus ou moins équilibrée. Cette lourde tâche d’humaniser un monde au bord du chaos peut trouver sa justification que si elle en prend conscience.

« Le Pouvoir de la femme à changer le monde » voit le jour une année après « Champion de naissance » (Kinshasa, 2020), « Révolutionner la révolution au Congo » (Kampala, 2019) et « La science confirme la Bible » (Paris, 2017) de ce même auteur.

Quid de l’auteur ?

Isenge Ki Ushindi est un conférencier, modérateur, entrepreneur, coach en leadership et croissance personnelle.

Auteur de livres sur le leadership, le développement personnel et la gouvernance, il est penseur provocateur et panafricaniste.

Il est ambassadeur de la jeunesse en Afrique et membre d’Africa Youth Leadership forum.

Co-initiateur de la conférence régionale sur le leadership et coordonnateur de change Believer’s Network, Ki Ushindi milite pour l’autonomisation de la jeunesse et le renouvellement du leadership aussi bien en RDC qu’en Afrique.

Verite Johnson/CONGOPROFOND.NET

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Triangle de Bermudes budgétaire : Réformes, diplomatie et turbulences, qui perd le Nord ?

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Le début de l’année 2026 devait consacrer la symphonie parfaite d’un trio gouvernemental rodé. Mais les chiffres tombés en janvier ont la dureté d’une taupe : 1.037,5 milliards de CDF de déficit, un trou de 350 milliards plus profond que prévu. Face à cette contre-performance, le gouvernement n’a eu d’autre choix que de se ruer vers le marché financier local pour émettre des bons du Trésor.

Dans ce triangle des Bermudes budgétaire formé par Adolphe Muzito (VPM Budget), Daniel Mukoko Samba (VPM Économie) et Doudou Fwamba (Ministre des Finances), l’heure n’est plus aux discours de façade. L’un d’eux tire visiblement en travers, et l’attelage tousse dangereusement. Adolphe Muzito incarne la rigueur budgétaire affichée. Il a réuni les partenaires techniques et financiers, promis un budget crédible et soutenable, et orchestré l’adoption d’un budget 2026 en équilibre à 54.335,7 milliards de CDF.

Sur le papier, il coche toutes les cases de l’orthodoxie financière. Mais cette discipline a un revers : le budget qu’il présente est un château de cartes si les recettes ne suivent pas. Or, janvier 2026 montre que les recettes n’ont atteint que 86% des prévisions. Adolphe Muzito n’est pas le problème, mais il est le premier à pâtir des faiblesses structurelles. Il construit de belles maisons sur des fondations qui s’effritent, et ses projections trop optimistes fragilisent son rôle de projectionniste.

Daniel Mukoko Samba, lui, joue dans la cour des grands. Son terrain de jeu, c’est Washington, les accords américains, et la diversification des partenaires pour sortir de l’emprise chinoise. Sa métaphore est élégante : “Sur un vélo, il faut deux pieds pour pédaler : l’économie et la sécurité”. Grâce à lui, la RDC tente de réussir le pari d’utiliser ses minerais stratégiques pour attirer les investissements américains. Mais pendant qu’il pédale sur le vélo de la diplomatie économique, la selle craque sous les réalités quotidiennes.

Le trou de janvier est là pour le rappeler : les caisses sont vides aujourd’hui. Le décalage est saisissant entre la hauteur de vue de ses annonces internationales et l’incapacité du pays à boucler ses fins de mois. Reste Doudou Fwamba, dont le portefeuille est le plus exposé. Il est aux commandes de la trésorerie, du paiement des dépenses, et de la régulation financière. C’est lui le réparateur qui doit actionner les leviers de l’endettement intérieur via les bons du Trésor pour combler les déficits.

Sur le fond, il tente des réformes courageuses, comme la déconcentration de l’ordonnancement des dépenses publiques. Mais les réformes de structure ne rattrapent pas un déficit de recettes. Le recours aux bons du Trésor, loin d’être un signe de bonne santé, est l’aveu d’une faiblesse : l’État n’a plus d’argent et doit puiser sur le marché financier local, asséchant le crédit disponible pour le secteur privé. Aujourd’hui, Fwamba est le plus fragilisé.

Il incarne la douleur immédiate, le pompier arrivé après l’incendie. Dans ce trio, si l’un d’eux ne produit pas les résultats escomptés, c’est bien celui qui est incapable de sécuriser la trésorerie au jour le jour. Mais attention : le véritable problème réside dans l’incapacité collective momentanée et peut-être à transformer les promesses de réformes et les accords internationaux en liquidités immédiatement disponibles dans les caisses de l’État.

TEDDY MFITU

Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

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