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Analyses et points de vue

L’intelligence humaine à l’épreuve : Quand la politique congolaise plonge dans le chaos

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Dans un monde où l’intelligence humaine semble avoir atteint des sommets inexplorés, la RD Congo apparaît comme un contre-exemple saisissant. Alors que d’autres nations embrassent l’innovation, la science et un débat politique éclairé, la RDC semble se vautrer dans les sables mouvants d’une politique désenchantée.

Ce contraste saisissant pose la question : comment l’intelligence humaine, qui a fait des avancées spectaculaires dans de nombreux domaines, peut-elle sombrer dans une telle décadence ? La scène politique congolaise est souvent décrite comme un véritable champ de bataille, où les ambitions personnelles l’emportent sur les intérêts collectifs.

Les politiciens, loin de s’élever à un niveau de réflexion stratégique et constructive, semblent s’enliser dans des querelles mesquines et des rivalités claniques. La rhétorique est souvent empreinte d’une violence verbale qui fait écho aux conflits passés, reléguant au second plan les enjeux cruciaux tels que la sécurité, le développement et la justice sociale.

L’un des aspects les plus frappants de la situation politique en RDC est l’absence d’une vision cohérente pour l’avenir. Les leaders politiques semblent plus préoccupés par la rétention du pouvoir que par l’amélioration des conditions de vie de leurs concitoyens. Cette focalisation sur le court terme, souvent au détriment d’une réflexion à long terme.

c’est ce qui illustre la descente de l’intelligence humaine dans un marécage de populisme et de démagogie. Les promesses électorales se dissolvent dans l’air, laissant les citoyens sur leur faim et alimentant un profond sentiment de désillusion. L’intelligence humaine est également ternie par une culture d’impunité qui imprègne les institutions congolaises.

Les scandales de corruption éclaboussent régulièrement l’actualité, et les responsables politiques, loin d’être tenus pour comptes, semblent bénéficier d’une protection qui défie la logique. Cette situation alimente un cynisme généralisé et décourage toute initiative visant à instaurer une gouvernance transparente et responsable. Dans ce contexte, l’idée même de l’intelligence collective, celle qui pourrait élever le pays vers une nouvelle ère, semble être un rêve lointain.

La chute de l’intelligence humaine dans la sphère politique ne se limite pas à des échecs individuels, mais entraîne des conséquences désastreuses pour la société congolaise dans son ensemble. L’éducation, la santé, et l’économie souffrent de cette déliquescence. Les jeunes, en quête de modèles et d’inspiration, se retrouvent souvent désillusionnés.

Ils sont poussés à fuir à l’étranger à la recherche d’opportunités que leur propre pays ne peut leur offrir. Face à cette réalité, il est impératif d’envisager une réévaluation des priorités politiques en RDC. L’intelligence humaine, loin d’être un concept abstrait, doit être mise au service de la collectivité. L’intelligence humaine, loin d’être une fatalité, doit redevenir un puissant moteur de progrès pour le peuple congolais.

Cela nécessite des leaders prêts à transcender leurs intérêts personnels, à promouvoir l’éducation, à encourager le débat public et à instaurer une culture de responsabilité. Les citoyens, quant à eux, doivent exiger un changement et participer activement à la vie politique, en ne laissant pas les rênes du pouvoir entre les mains de ceux qui ne méritent pas leur confiance.

La descente au bas fond de l’intelligence humaine dans la politique congolaise est un phénomène alarmant qui appelle à une prise de conscience collective. La RDC a le potentiel de se redresser, mais cela nécessite un engagement sincère de la part de ses dirigeants et de ses citoyens. En renouant avec des valeurs d’intégrité, de transparence et de respect mutuel, il est possible de transformer ce terrain épais et rude en un sol fertile pour l’avenir.

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

Analyses et points de vue

RDC : Quid de la réinsertion familiale et la protection des enfants ? (Par Zagor Mukoko Sanda)

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Le profil social de Kinshasa est caractérisé par la pauvreté, les inégalités, les disparités dans les conditions de vie entre les différentes couches de la population. Dans la Ville de Kinshasa, on compte plusieurs catégories de groupes vulnérables : enfants et femmes en situation difficile, personnes du troisième Age, personnes vivant avec le VIH, personnes avec handicap, déplacés, malades mentaux, les personnes victimes de sinistres et calamités naturelles.

Les activités dans ce secteur sont assurées par le Ministère des Affaires sociales, en partenariat avec les Organisations non gouvernementales avec l’appui des organisations humanitaires internationales. Ces activités visent principalement l’assistance sociale, la récupération, la réinsertion socio-professionnelle.

En optant pour l’accompagnement des acteurs sociaux dans le travail social , le CEPEF s’est orienté principalement dans l’analyse des phénomènes sociaux et des pratiques professionnelles ,la vulgarisation des normes et standards de prise en charge des enfants en situation difficile et les activités de renforcement des capacités des acteurs sociaux dans le domaine de réinsertion et la protection des droits des enfants et leurs familles dont certaines ont élues domicile dans la rue.

CEPEF, structure de réflexion pour des pratiques innovantes

Il faut noter que le CEPEF est une organisation non gouvernementale initiée par les Chercheurs, les Experts en travail social qui œuvrent pour la promotion des droits et la protection de l’enfant et de la famille et la réinsertion socioéconomique des enfants et jeunes de la rue.

Le CEPEF a pour ambition de faire le point sur les savoirs et des pratiques professionnelles du travail social au profit de ses bénéficiaires. Il se focalise sur les rôles et les fonctions des travailleurs sociaux dans les structures publiques et dans celles du mouvement associatif congolais. Le CEPEF s’appuie sur les réalisations professionnelles dans une perspective actualisée qui permet d’entrevoir ce qui est effectivement reconduit aujourd’hui et ce qu’il faut impérativement faire advenir demain pour une coresponsabilité dans la protection de l’enfant dans la société.

Le Processus de Réinsertion

Un des objectifs du CEPEF est, d’une part, de renforcer les compétences de l’acteur social à mieux accompagner l’enfant en rupture familiale à s’intégrer réellement dans la société et rétablir la relation entre cet enfant et dans sa famille grâce au processus de réinsertion « IDMRS » à travers la scolarisation, l’intégration des enfants dans les différents mouvements de jeunesse.

A propos de l’aspect « rétablir la relation entre l’enfant et la famille « , il importe de faire remarquer qu’il renvoie au départ de la relation entre l’enfant et l’éducateur social ou l’assistant social. Le premier contact avec l’enfant, selon les acteurs sociaux, est très déterminant car il peut favoriser la réussite du processus en cas d’acceptation mutuelle. Pour parvenir l’acteur social utilise ses techniques professionnelles de base marquées par sa disponibilité à savoir : l’observation, l’entretien et l’écoute. Grace à l’identification de l’enfant, le travailleur social prend connaissance de l’enfant puisque ce dernier est appelé à décliner son identité, celle de ses parents, ses ambitions et son problème.

Par les enquêtes sociales, l’acteur social prend connaissance de la famille biologique ou élargie, jauge la possibilité de réunification familiale, établit un contact direct avec la famille, cherche l’implication effective de la famille au projet de réinsertion à court ou long terme de l’enfant.

Le processus de réinsertion demande beaucoup des moyens humains, matériels et psychologiques. Chaque enfant est un cas qui demande des moyens selon la gravité de sa situation car chaque enfant à son histoire spécifique.

Suivi psychologique pour les violences

Les cas les plus difficiles pour l’aboutissement de la réinsertion sont dans l’accompagnement psychosocial des enfants victimes des violences psychologiques, verbales ou physiques. L’apport des psychologues cliniciens est très déterminant pour redonner la confiance en soi annulée. L e CEPEF s’appuie l’expertise de l’équipe des psychologues cliniciens sous la responsabilité de la Sœur Professeur Jacky BUKAKA PhD et de la CT Etiennette Mukwanga.

La formation continue ou le renforcement des capacités est très indiqué, gage d’un bon résultat dans la protection de l’enfant dans les centres d’hébergement du territoire.

Zagor Mukoko Sanda

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