Société
L’insécurité s’aggrave à Masisi : un agent de « Médecins Sans Frontières » tué par balle dans sa maison
Le territoire de Masisi, dans la province du Nord-Kivu, a de nouveau été frappé par la violence. Dans la soirée du vendredi 18 au samedi 19 avril 2025, un agent de Médecins Sans Frontières (MSF), identifié sous le prénom d’Isidore, a été tué par balle alors qu’il se trouvait chez lui, au quartier Birere, non loin du bureau communal de Masisi-centre.
Selon des sources locales, le drame s’est produit vers 20h, lorsque des hommes armés tentaient de dépouiller des passants à proximité. Une balle tirée par les assaillants a transpercé le mur de son habitation, atteignant mortellement la victime.
« Il se reposait dans sa maison. Soudain, une balle a traversé le mur et l’a frappé. On ne pouvait rien faire », a déclaré un voisin sous le choc.
Les auteurs de cet acte restent non identifiés, et aucun groupe armé n’a encore revendiqué la responsabilité de cette attaque. Ce nouveau meurtre alimente la psychose au sein de la population, d’autant plus que la zone est censée être sous contrôle du mouvement armé AFC/M23, présent dans la région.
Le drame intervient quelques jours après l’assassinat d’un autre civil, le 15 avril, à Ngesha. La victime, Kibira Butataanya Grace, un jeune cinéaste et sculpteur d’une vingtaine d’années, a également été tuée par des hommes armés non identifiés.
Ces incidents rappellent, une fois de plus, l’extrême vulnérabilité des civils à Masisi, pris entre la présence des groupes armés, l’insécurité chronique, et l’absence d’une protection effective de l’État.
Cédrick Sadiki Mbala/CONGOPROFOND.NET
Société
Kinshasa « Ville morte » du 3 juin : La PNC déployée aux alentours du Stade des Martyrs
En ce du mercredi 3 juin 2026, journée « ville morte » décrétée par la plateforme de l’opposition C64, la Police nationale congolaise a massivement quadrillé les alentours du Stade des Martyrs de la Pentecôte, situé dans la commune de Kinshasa.
Dès les premières heures de la matinée, des pick-up de la Légion nationale d’Intervention et des unités anti-émeutes ont pris position sur le boulevard Triomphal. Casqués et armés, les éléments de la PNC ont installé un dispositif dissuasif devant l’enceinte du stade, symbole majeur de la capitale.
L’appel à la « ville morte » vise à protester contre le projet de changement de constitution et la situation sécuritaire à l’Est, selon les opposants. Si plusieurs artères de Kinshasa ont tourné au ralenti, le déploiement policier autour du Stade des Martyrs illustre la tension. Les commerces environnants sont à moitié fermés et la circulation fortement réduite.
Aucun incident majeur n’a été signalé en fin de matinée. Les autorités avaient prévenu : « la PNC prendra toutes les dispositions pour garantir l’ordre public ». L’opposition dénonce, elle, une « militarisation excessive » pour étouffer l’expression citoyenne.
Blaise ABITA
