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Linafoot : l’US Tshinkunku en Ligue I, CS Manika s’oppose et demande à la FECOFA de réparer l’erreur !

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La décision d’élever l’US Tshinkunku en Ligue I, par la FECOFA pour la saison 2021-2022, fait couler beaucoup d’encre et de salive. La dernière équipe a avoir haussé le ton, c’est le CS Manika de Kolwezi, à travers son vice président André Patrick Kakwata. Ce dernier a fait savoir son mécontentement dans une conférence de presse tenue ce vendredi 27 août à Africana Palace (Kinshasa). Il demande ainsi à la FECOFA de réparer ce qu’il estime « une erreur matérielle ».

« …Pour l’instant nous considérons que c’est une erreur matérielle de la FECOFA. L’article de RGS 293 parle de réparation de l’erreur matérielle. Nous demandons à la FECOFA de réparer, ou sinon nous allons utiliser d’autres voies. C’est un critère qui ne tient pas debout. C’est un critère qui défavorise l’avenir du football en RDC », indique André Patrick Kakwata.

Le vice-président de CS Manika croit que la FECOFA s’est trompée sur la désignation de la 20e équipe qui devrait compléter la liste des équipes de la Ligue I pour la saison 2021-2022.

Il explique que la zone centre-sud n’avait pas de sous zone, comme la FECOFA l’a signifié dans sa lettre qui désigne Tshikunku comme la meilleure équipe placée de cette zone. « Nous avons été surpris de voir la lettre de la FECOFA qui désignait Tshikunku comme 20e équipe qui monte à la Ligue I, en lieu et place du CS Manika (…) Cette lettre dit que Tshinkunku est la meilleure équipe mieux classée de la sous zone centrale sud, alors que dans notre zone du centre sud il n’y a pas eu de sous-zone. Nous avons joué en aller (0-0) comme au retour (3-1), en faveur de Manika. Par quoi Tshikunku est la meilleure classée? C’est une manière de décourager les équipes ! Ont doit récompenser ceux là qui se battent sur terrain, mais on nous récupère une équipe classée en dernière position… », regrette t-il.

CS Manika propose à la FECOFA d’organiser même un mini tournoi de chaque meilleur deuxième de trois zone de développement pour récupérer le meilleur d’entre eux. Soit par fair-play, de prendre une équipe de la Ligue de l’équateur, Province orientale… s’il faut parler de la représentativité des provinces en Ligue I.

« S’il faut parler de la représentativité, pourquoi ne pas prendre une équipe de la ligue de Bandundu, Province Orientale, Équateur ? Par fair-play, nous pouvons accepter… » a-t-il expliqué.

Il faut noter que la Ligue nationale de Football a demandé à la FECOFA de passer de 16 à 20 clubs en Ligue I pour la saison 2021-2022. Et l’organe faîtière du football, après avoir récupéré les trois premiers de la Ligue II dans les trois zones qui composent cette ligue, et pour compléter à 20, a fait appel à US Tshinkunku. Une désignation qui suscite beaucoup de bruits dans la sphère sportive congolaise.

Dossier à suivre

Jolga Luvundisakio/CONGOPROFOND.NET

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Nord-Kivu : à la veille de la visite ministérielle, Clovis Mutsuva appelle les chefs coutumiers à « dire la vérité » face à l’insécurité

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L’arrivée annoncée du ministre des Affaires coutumières, prévue ce vendredi 17 avril 2026 dans les villes de Beni et Butembo, continue de susciter de vives réactions au sein de la communauté locale. Dans un contexte marqué par une insécurité persistante dans le Grand Nord du Nord-Kivu, plusieurs voix s’élèvent pour interpeller les autorités coutumières appelées à rencontrer le membre du gouvernement.

Parmi elles, celle de Clovis Mutsuva, leader d’opinion dans la région, se distingue par la fermeté de son ton. À la veille de cette visite officielle, il adresse un message direct aux chefs coutumiers, communément appelés Mwami, les exhortant à assumer pleinement leur rôle face aux violences qui frappent la région depuis plus d’une décennie.

Dans une déclaration empreinte d’émotion et d’indignation, il rappelle l’ampleur des souffrances endurées par la population : « Je m’adresse à nos chefs coutumiers, nos Mwami. Voici plus de dix ans que nous mourons par décapitation. Ailleurs, les coutumiers mettent fin à la guerre dans ce pays. […] Mais ici chez nous, je ne veux pas revenir sur les petits conflits qui vous occupent souvent, comme la cession des terres… »

Au-delà du constat, Clovis Mutsuva dénonce les divisions internes et les luttes de pouvoir qui, selon lui, fragilisent l’autorité coutumière et détournent l’attention des véritables enjeux sécuritaires. Il pointe également la prolifération de faux chefs coutumiers :

« Il est vrai qu’il existe des vrais coutumiers, mais les faux existent aussi, et ils sont les plus nombreux. […] C’est une occasion importante qui ne doit pas servir à exposer encore vos querelles. »

Pour ce leader d’opinion, la visite du ministre représente une opportunité cruciale à ne pas gaspiller. Il appelle les autorités traditionnelles à privilégier l’intérêt général et à proposer des solutions concrètes pour mettre fin à l’insécurité, notamment face aux exactions attribuées aux ADF.

Il insiste sur le fait que les conflits entre chefs coutumiers n’ont jamais profité à la population : « Nous, la population, n’avons jamais vu le bénéfice de tout cela. […] Allez lui dire la vérité. Réfléchissez ensemble à comment mettre fin au phénomène ADF, comment utiliser votre pouvoir pour arrêter les massacres et récupérer nos territoires. »

Son message s’étend également à la société civile et à la jeunesse, qu’il invite à éviter tout opportunisme lors de cette visite et à privilégier la responsabilité collective.

Cette prise de parole traduit un ras-le-bol croissant au sein de la population du Grand Nord, qui attend des actions concrètes de la part des autorités, tant coutumières que politiques, pour mettre un terme à une crise sécuritaire qui perdure depuis trop longtemps.

Franck Kaky / CONGOPROFOND.NET

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