Sports
Ligue des Champions – CAF : TP Mazembe qualifié en phase de groupes
Le TP Mazembe Englebert de Lubumbashi (RD Congo) a validé son ticket à la phase des groupes de la champions league africaine après s’être débarrassé de Red Arrow de la Zambie (2-1), ce samedi 21 septembre 2024 au stade TP Mazembe de la Kamalondo.
Dans le premier quart d’heure, soit à la 11e minute de jeu, Soze Zemanga, d’une récupération haute, va lâcher un tir qui va finir sa course dans la cage du portier zambien (1-0). Ce score étriqué enverra les deux équipes aux vestiaires après de multiples tentatives des visiteurs.
Après le citron, l’équipe championne du championnat national zambien (saison 2023-24) Red Arrows va appuyer sur l’accélérateur et obtenir l’égalisation sur un pénalty pour le (1 à 1). Sans tarder, Mazembe va encore répliquer 5′ de la fin du match en alourdissant le score grâce à Autchanga (85e) servi par Oscar Kabwit.
Ainsi, en aller-retour, le score cumulé est de 3-1 en faveur des Corbeaux du TP Mazembe qui se hissent à la prochaine étape de la champions league africaine qu’est la phase des groupes.
Cedrick Sadiki Mbala
Sports
Basketball en RDC : des carrières prometteuses étouffées par le manque de moyens
En République démocratique du Congo, de nombreux jeunes passionnés de basketball voient leurs rêves freinés par les réalités du terrain. Pourtant considéré ailleurs comme un sport prestigieux et porteur d’opportunités, le basketball peine encore à être pris au sérieux dans le pays, compromettant ainsi l’avenir de nombreux talents.
« Le basketball au Congo ne paie pas assez ! », dénonce Israël, un jeune amoureux de cette discipline. Alors que ce sport génère ailleurs des millions et offre de véritables perspectives professionnelles, il reste encore relégué au second plan en RDC. Face à cette situation, plusieurs jeunes nourrissent l’espoir de suivre les traces de grandes figures comme Dikembe Mutombo, en tentant leur chance à l’étranger pour se faire drafter et lancer leur carrière.
Sur le plan financier, les obstacles sont nombreux. Au-delà du coût des équipements, la grande différence réside dans les sources de financement. Aux États-Unis, les meilleurs talents bénéficient souvent de bourses d’études, d’infrastructures scolaires modernes et d’un accompagnement complet dès le lycée.
En RDC, en revanche, le financement repose essentiellement sur les familles et quelques initiatives privées, l’État apportant peu de soutien aux centres de formation. Les parents doivent souvent assumer les frais d’entraînement, de déplacement et de participation aux compétitions.
À cela s’ajoute l’absence d’un véritable écosystème économique autour du basketball. Tandis que les ligues étrangères profitent de sponsors puissants et de droits télévisés importants, le basketball congolais survit souvent grâce à l’engagement de quelques mécènes ou de dirigeants de clubs passionnés.
Malgré ces difficultés, la passion des jeunes reste intacte. Le basketball en RDC n’est pas en voie de disparaître, bien au contraire. Il continue de vivre à travers la détermination de cette jeunesse qui refuse d’abandonner ses rêves. Pour éviter que ces carrières prometteuses ne meurent dans l’œuf, il devient urgent que des initiatives concrètes soient prises afin de soutenir et valoriser les talents locaux.
Adonikam Mukendi, stagiaire UCC
