Sports
C1 – CAF : Étincelante, l’AS Maniema Union se qualifie en phase de groupes
L’Association Sportive Maniema Union de kindu (RD Congo) est allée imposer un nul vierge de 0 à 0 à Petro de Luanda en Angola, ce samedi 21 septembre 2024, au stade du 11 novembre, dans le cadre du deuxième tour préliminaire retour de la Ligue des Champions de la CAF.
Face aux multiples assauts des Angolais poussés par le 12e homme, l’AS Maniema-Union n’a pas lâché et a tenu tête haute jusqu’à dernière minute de la rencontre.
Après un duel très intense et irrespirable, les Unionistes ont bousculé pour marquer mais hélas. Toutefois, ils ont maintenu leur force jusqu’à la fin et ont protégé leur victoire acquise au match aller (2-1) pour se qualifier.
C’est pour la première fois dans l’histoire de la discipline reine que l’AS Maniema Union file en phase de groupes de la compétition la plus prestigieuse des interclubs de la CAF. Il rejoint ainsi le TP Mazembe, CR Belouizdad d’Algérie, Zamalek d’Égypte, la RS Berkane, et le Stade Malien.
Cedrick Sadiki Mbala
Sports
Basketball en RDC : des carrières prometteuses étouffées par le manque de moyens
En République démocratique du Congo, de nombreux jeunes passionnés de basketball voient leurs rêves freinés par les réalités du terrain. Pourtant considéré ailleurs comme un sport prestigieux et porteur d’opportunités, le basketball peine encore à être pris au sérieux dans le pays, compromettant ainsi l’avenir de nombreux talents.
« Le basketball au Congo ne paie pas assez ! », dénonce Israël, un jeune amoureux de cette discipline. Alors que ce sport génère ailleurs des millions et offre de véritables perspectives professionnelles, il reste encore relégué au second plan en RDC. Face à cette situation, plusieurs jeunes nourrissent l’espoir de suivre les traces de grandes figures comme Dikembe Mutombo, en tentant leur chance à l’étranger pour se faire drafter et lancer leur carrière.
Sur le plan financier, les obstacles sont nombreux. Au-delà du coût des équipements, la grande différence réside dans les sources de financement. Aux États-Unis, les meilleurs talents bénéficient souvent de bourses d’études, d’infrastructures scolaires modernes et d’un accompagnement complet dès le lycée.
En RDC, en revanche, le financement repose essentiellement sur les familles et quelques initiatives privées, l’État apportant peu de soutien aux centres de formation. Les parents doivent souvent assumer les frais d’entraînement, de déplacement et de participation aux compétitions.
À cela s’ajoute l’absence d’un véritable écosystème économique autour du basketball. Tandis que les ligues étrangères profitent de sponsors puissants et de droits télévisés importants, le basketball congolais survit souvent grâce à l’engagement de quelques mécènes ou de dirigeants de clubs passionnés.
Malgré ces difficultés, la passion des jeunes reste intacte. Le basketball en RDC n’est pas en voie de disparaître, bien au contraire. Il continue de vivre à travers la détermination de cette jeunesse qui refuse d’abandonner ses rêves. Pour éviter que ces carrières prometteuses ne meurent dans l’œuf, il devient urgent que des initiatives concrètes soient prises afin de soutenir et valoriser les talents locaux.
Adonikam Mukendi, stagiaire UCC
