Sports
Ligue 2 – Est B : DC Virunga battu par OC Muungano, AS Kabasha et AS Nyuki se fixent rendez-vous
L’Olympique Club Muungano de Bukavu a eu raison du Daring Club Virunga de Goma au Nord-Kivu (1but à rien), ce samedi 14 décembre 2024 au stade de la Concorde de Kadutu à Bukavu.
Tant attendue, ce derby du lac Kivu entre deux équipes ambitieuses cette saison, est tourné au profit des surnommés « Muungano Shala pression ».
Devant ses supporters, l’OC Muungano a fait le nécessaire grâce à un but salvateur signé Muzungu Mbangu à la 31e minute de jeu. Maîtrisés, les Daringmans n’ont pas su remettre les pendules à l’heure dans un face-à-face bouillant ayant répondu aux attentes des amoureux de la discipline reine qui ont eu droit à d’énormes spectacles de deux côtés.

Grâce à cette petite mais précieuse victoire, OC Muungano occupe provisoirement la première position avec 12 points suivi respectivement par l’AC Capaco de Beni et l’AC Réal pour le même nombre de points (12 unités).
Pour sa part, le DC Virunga peine à s’en sortir tête haute. Et ce, malgré ses bonnes impressions manifestées lors des préparatifs de la saison (2024-25). Au classement, les Montagnards sont 5e avec 9 points empochés dans 6 matchs joués.
Pour la suite du programme, l’ASsociation Sportive Kabasha de Goma reçoit l’AS Nyuki de la ville commerciale de Butembo, ce dimanche 15 décembre au stade de l’unité, sous le coup de 15h00.
Cedrick Sadiki Mbala
Sports
Basketball en RDC : des carrières prometteuses étouffées par le manque de moyens
En République démocratique du Congo, de nombreux jeunes passionnés de basketball voient leurs rêves freinés par les réalités du terrain. Pourtant considéré ailleurs comme un sport prestigieux et porteur d’opportunités, le basketball peine encore à être pris au sérieux dans le pays, compromettant ainsi l’avenir de nombreux talents.
« Le basketball au Congo ne paie pas assez ! », dénonce Israël, un jeune amoureux de cette discipline. Alors que ce sport génère ailleurs des millions et offre de véritables perspectives professionnelles, il reste encore relégué au second plan en RDC. Face à cette situation, plusieurs jeunes nourrissent l’espoir de suivre les traces de grandes figures comme Dikembe Mutombo, en tentant leur chance à l’étranger pour se faire drafter et lancer leur carrière.
Sur le plan financier, les obstacles sont nombreux. Au-delà du coût des équipements, la grande différence réside dans les sources de financement. Aux États-Unis, les meilleurs talents bénéficient souvent de bourses d’études, d’infrastructures scolaires modernes et d’un accompagnement complet dès le lycée.
En RDC, en revanche, le financement repose essentiellement sur les familles et quelques initiatives privées, l’État apportant peu de soutien aux centres de formation. Les parents doivent souvent assumer les frais d’entraînement, de déplacement et de participation aux compétitions.
À cela s’ajoute l’absence d’un véritable écosystème économique autour du basketball. Tandis que les ligues étrangères profitent de sponsors puissants et de droits télévisés importants, le basketball congolais survit souvent grâce à l’engagement de quelques mécènes ou de dirigeants de clubs passionnés.
Malgré ces difficultés, la passion des jeunes reste intacte. Le basketball en RDC n’est pas en voie de disparaître, bien au contraire. Il continue de vivre à travers la détermination de cette jeunesse qui refuse d’abandonner ses rêves. Pour éviter que ces carrières prometteuses ne meurent dans l’œuf, il devient urgent que des initiatives concrètes soient prises afin de soutenir et valoriser les talents locaux.
Adonikam Mukendi, stagiaire UCC
