Sports
Ligue des champions de la CAF : TP Mazembe, 2 points en 3 matchs ; Maniema Union, 3 nuls et des promesses à tenir
Après trois journées de la phase de groupes aller de la Ligue des champions africaine, les clubs congolais affichent des parcours contrastés. Le samedi 14 décembre 2024, TP Mazembe a concédé un match nul face à Yanga Africa, malgré une ouverture du score. Avec seulement deux points en trois matchs, le géant congolais doit rectifier le tir pour espérer progresser dans la compétition.
En revanche, Maniema Union a également fait match nul contre L’AS FAR, mais ses performances restent encourageantes pour une première expérience à ce niveau. Bien qu’ils aient également obtenu trois nuls, avec trois points au compteur, Maniema Union se classe à la troisième position de son groupe, derrière des équipes ayant déjà connu le succès sur la scène continentale. Leur combativité laisse entrevoir un potentiel à exploiter dans les prochaines rencontres.
TP Mazembe, habitué à briller en Afrique, doit intensifier ses efforts pour éviter une élimination précoce. La pression est forte sur les épaules des joueurs, qui doivent retrouver leur niveau de jeu habituel. La route pour la qualification est encore possible, mais le temps presse.
Pour Maniema Union, l’objectif sera de convertir ses performances prometteuses en victoires. Chaque match sera crucial pour le club de Kindu, qui aspire à écrire sa propre histoire en Ligue des champions de la CAF. Les défis à venir seront décisifs pour l’avenir des deux clubs congolais dans cette compétition prestigieuse.
Désiré Rex Owamba
Sports
Basketball en RDC : des carrières prometteuses étouffées par le manque de moyens
En République démocratique du Congo, de nombreux jeunes passionnés de basketball voient leurs rêves freinés par les réalités du terrain. Pourtant considéré ailleurs comme un sport prestigieux et porteur d’opportunités, le basketball peine encore à être pris au sérieux dans le pays, compromettant ainsi l’avenir de nombreux talents.
« Le basketball au Congo ne paie pas assez ! », dénonce Israël, un jeune amoureux de cette discipline. Alors que ce sport génère ailleurs des millions et offre de véritables perspectives professionnelles, il reste encore relégué au second plan en RDC. Face à cette situation, plusieurs jeunes nourrissent l’espoir de suivre les traces de grandes figures comme Dikembe Mutombo, en tentant leur chance à l’étranger pour se faire drafter et lancer leur carrière.
Sur le plan financier, les obstacles sont nombreux. Au-delà du coût des équipements, la grande différence réside dans les sources de financement. Aux États-Unis, les meilleurs talents bénéficient souvent de bourses d’études, d’infrastructures scolaires modernes et d’un accompagnement complet dès le lycée.
En RDC, en revanche, le financement repose essentiellement sur les familles et quelques initiatives privées, l’État apportant peu de soutien aux centres de formation. Les parents doivent souvent assumer les frais d’entraînement, de déplacement et de participation aux compétitions.
À cela s’ajoute l’absence d’un véritable écosystème économique autour du basketball. Tandis que les ligues étrangères profitent de sponsors puissants et de droits télévisés importants, le basketball congolais survit souvent grâce à l’engagement de quelques mécènes ou de dirigeants de clubs passionnés.
Malgré ces difficultés, la passion des jeunes reste intacte. Le basketball en RDC n’est pas en voie de disparaître, bien au contraire. Il continue de vivre à travers la détermination de cette jeunesse qui refuse d’abandonner ses rêves. Pour éviter que ces carrières prometteuses ne meurent dans l’œuf, il devient urgent que des initiatives concrètes soient prises afin de soutenir et valoriser les talents locaux.
Adonikam Mukendi, stagiaire UCC
