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Actualité

Ligue 1-RDC : La cagnotte du vainqueur majorée de 100.000 à 150.000 USD

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À quelques jours du lancement de la 30e édition du championnat national d’élite, Linafoot D1, le montant de l’équipe championne a été dévoilé lundi 09 septembre, pour l’exercice 2024-25.

Selon le président de la Linafoot(Ligue Nationale de Football), Bosco Mwehu, la cagnotte réservée à l’équipe championne d’Illicocash Ligue 1 est passée de 100.000 à 150.000 dollars américains.

Il a également réitéré un partenariat stratégique avec Illicocash, une plateforme de paiement électronique de premier plan gérée par la Rawbank.

Ce partenariat marque un tournant décisif pour le football congolais, puisque la Ligue 1 est désormais rebaptisée « Illicocash Ligue 1 ».

« Ma présence ici aujourd’hui est pour vous annoncer que la Linafoot a signé un partenariat avec Illicocash. Désormais, ce championnat s’appelle Illicocash Ligue 1, et la cagnotte pour le champion a été revue à la hausse. Si les saisons passées, le champion recevait 100.000 USD, cette saison, il recevra 150.000 USD », a déclaré Bosco Mwehu.

En plus de la cagnotte du vainqueur, toutes les équipes participantes à cette 30e édition recevront une prime de participation, dont le montant reste à déterminer en collaboration avec la Fédération Congolaise de Football (FECOFA).

« Je vous informe également que chaque club participant à l’Illicocash Ligue 1 recevra une petite quote-part. Nous allons déterminer la hauteur de cette quote-part avec la Fédération congolaise de football. Une partie de la cagnotte sera réservée pour la cérémonie de sacre, c’est-à-dire le dernier jour ou quelques jours avant, si jamais la différence entre le futur champion et son deuxième ne peut plus être atteinte. Cette cérémonie sera déjà prise en charge par cette cagnotte versée par Illicocash. », a-t-il expliqué.

À sa 30e édition successive, la Ligue 1 congolaise reste jusqu’ici dominée par Le Tout-puissant Mazembe de Lubumbashi qui est le plus titré avec 15 trophées, devant le DCMP(Daring Club Motema Pembe), et l’AS .VClub, qui en comptent 5 chacun.

Cedrick Sadiki Mbala/CONGOPROFOND.NET

Politique

Guillaume Ngefa Atondoko : l’inflexible gardien du Droit au service de la Justice du Peuple

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Il est des nominations qui sonnent comme des professions de foi. Celle de Guillaume Ngefa Atondoko au poste de Ministre d’État, Garde des Sceaux et Ministre de la Justice, le 8 août 2025, est de celles qui redonnent espoir à tout un peuple en quête d’équité. Rares sont les personnalités dont le pedigree international et le courage personnel forcent autant le respect.

Ce juriste chevronné, diplômé de Columbia University et de l’Institut des droits de l’homme de Strasbourg, n’a pas attendu les ors de la République pour servir son pays. Dès les années 1990, alors que la dictature zaïroise étouffait toute velléité de liberté, il cofondait l’AZADHO (devenue ASADHO), bravant menaces et tentatives d’assassinat pour documenter les exactions. Son parcours à l’ONU, où il a piloté la Division des droits de l’homme de la MINUSMA au Mali avant d’en être expulsé pour son intransigeance, puis dirigé l’Examen Périodique Universel à Genève, a forgé en lui une cuirasse d’intégrité.

Aujourd’hui, c’est avec cette même intransigeance morale qu’il a accepté de relever le défi le plus périlleux de sa carrière : restaurer la foi des Congolais en leur justice. Conscient de l’immensité de la tâche dans un système judiciaire miné par la corruption et la lenteur, Guillaume Ngefa n’a pas perdu une minute pour poser les jalons de son ambitieux projet réformateur. Son action s’articule autour d’une vision claire : une justice de proximité, digitalisée et surtout indépendante.

Parmi ses premières initiatives marquantes, on note le renforcement immédiat de la coopération avec la MONUSCO pour l’humanisation du système pénitentiaire congolais, un dossier brûlant tant les conditions de détention sont souvent indignes. En recevant Patience Saï et en relançant les travaux du groupe technique sur la stratégie pénitentiaire, il a démontré que la modernisation des infrastructures carcérales et la protection des détenus, en particulier les femmes, figuraient au sommet de ses priorités.

Parallèlement, il travaille à la digitalisation de la chaîne judiciaire et à la réforme de la formation des magistrats, avec l’ambition affichée de faire de l’École de magistrature un creuset d’excellence éthique et non plus un simple lieu de passage. Mais au-delà des réformes techniques, c’est la dimension profondément humaine et politique de sa mission qui impressionne. Nommé dans un contexte de crise de légitimité suite aux affaires ayant éclaboussé son prédécesseur, il incarne un “pari risqué” sur l’éthique. Pourtant, cet homme qui a documenté les massacres des années 1990 et survécu à l’exil forcé sous Laurent-Désiré Kabila, aborde cette nouvelle bataille avec la sérénité des vétérans.

S’il se définit comme le “ministre du peuple”, c’est parce qu’il sait que la justice ne se décrète pas d’en haut ; elle se vit au quotidien dans les villages reculés et les quartiers populaires. En posant la première pierre d’une justice de proximité et en s’attaquant frontalement aux interférences politiques, Guillaume Ngefa Atondoko ne cherche pas à être populaire, mais à être utile. Et c’est précisément dans cette quête d’une justice intègre et souveraine que réside tout l’espoir d’un État de droit véritable en République Démocratique du Congo.

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

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