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Vers une révolution touristique en RDC : Ouverture, ce mardi à Kinshasa, du Forum de validation de la Politique Nationale du Tourisme

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Du 10 au 12 septembre 2024, Kinshasa sera le théâtre d’un événement sans précédent : le Forum de validation de la Politique nationale du tourisme (PNT), organisé à l’hôtel Béatrice. Sous l’égide du ministre du Tourisme, M’pambia Musanga Didier, cette session ambitionne de poser les fondements d’une stratégie cohérente et durable pour développer le secteur touristique en RD Congo.

L’ambition affichée par le ministre Didier M’pambia Musanga est audacieuse. En effet, la RDC, pays aux richesses naturelles inestimables et à la biodiversité exceptionnelle, peine à se positionner comme une destination touristique de choix sur le continent africain. Les défis sont nombreux : infrastructures insuffisantes, manque de formation des acteurs du secteur, et une image souvent ternie.

Malgré une perception altérée par des problématiques politiques et sociales, le ministre semble déterminé à transformer cette réalité en une opportunité. Le forum de Kinshasa se veut un point de départ pour établir une méthode claire et structurée. Pour la première fois, des acteurs variés – gouvernementaux, privés, et communautaires – seront réunis pour échanger sur des objectifs communs.

Cette approche inclusive est essentielle pour garantir que la politique nationale du tourisme ne soit pas seulement le fruit d’un discours bureaucratique, mais qu’elle réponde véritablement aux besoins et aux réalités du terrain. La cohérence est un mot-clé dans la démarche proposée par le ministre. En établissant une feuille de route précise, le PNT vise à créer un cadre qui permettra une synergie entre les différents acteurs du secteur.

Les objectifs clairs annoncés lors de ce forum incluent la promotion de l’écotourisme, la valorisation du patrimoine culturel et historique, ainsi que le développement des infrastructures touristiques. En articulant ces ambitions autour d’une vision à long terme, la RDC pourrait enfin se donner les moyens de devenir une destination incontournable.

Le défi est immense, mais l’horizon est prometteur. En plaçant le tourisme au cœur des priorités nationales, le gouvernement congolais pourrait non seulement diversifier son économie, mais aussi créer des milliers d’emplois et promouvoir un développement durable. Les retombées économiques d’un secteur touristique florissant ne se limitent pas aux seuls bénéfices financiers.

Elles engendrent également des impacts sociaux positifs, en renforçant le tissu communautaire et en préservant les richesses culturelles et environnementales. Le forum de validation de la politique nationale du tourisme à Kinshasa ne doit pas être perçu comme un simple événement ponctuel, mais comme un véritable tremplin pour l’avenir touristique de la RDC.

L’engagement du ministre M’pambia Musanga Didier est un appel à l’action pour tous les acteurs concernés. Il est temps de dépasser les discours et de passer à l’action concrète. La RDC a tout pour devenir une destination phare en Afrique ; il ne reste plus qu’à le prouver. Avec une méthode rigoureuse et une vision partagée, la RDC peut ouvrir la voie à une nouvelle ère du tourisme, qui pourrait transformer non seulement son image, mais aussi le quotidien de millions de Congolais.

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

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Produits pétroliers : 43,7 millions USD de pertes certifiées, Daniel Mukoko Samba salué pour la stabilité du secteur énergétique

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Alors que le marché pétrolier international continue de subir les contrecoups des tensions géopolitiques mondiales, la RD Congo poursuit ses efforts pour garantir l’approvisionnement régulier du pays en carburants. C’est dans ce contexte que le Comité de Suivi des Prix des Produits Pétroliers (CSPPP) a certifié un montant global de 43,7 millions de dollars américains au titre des pertes et manques à gagner (PMAG) enregistrés par les sociétés pétrolières au cours du premier trimestre 2026.

Une facture lourde pour les opérateurs pétroliers

Réunis les 28 et 29 mai derniers à Kinshasa, les membres du CSPPP ont examiné la situation des entreprises pétrolières opérant dans les 4 principales zones de consommation du pays : Ouest, Sud, Est et Nord.

À l’issue des travaux, les pertes certifiées se répartissent comme suit :
– Zone Ouest : 35,4 millions USD ;
– Zone Sud : 3,95 millions USD ;
– Zone Est : 3,64 millions USD ;
– Zone Nord : 727.491 USD.

Selon les experts du secteur, ces contre-performances sont principalement liées aux turbulences observées sur les marchés internationaux des hydrocarbures à la suite des tensions entre l’Iran, Israël et les États-Unis, qui ont affecté les coûts d’approvisionnement.

Le Gouvernement mobilisé pour éviter une crise d’approvisionnement

Face à cette situation, le Gouvernement congolais a opté pour une approche visant à préserver la continuité de l’approvisionnement du pays en produits pétroliers. Les discussions ont notamment porté sur les mécanismes permettant d’accorder des avances sur les pertes et manques à gagner, grâce aux recettes issues des stocks de sécurité. Cette mesure vise à maintenir la fluidité de la chaîne d’approvisionnement et à éviter toute rupture susceptible d’impacter les consommateurs.

Au cœur de cette dynamique figure le Vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba.

Selon le Coordonnateur du Comité de Régulation des Prix (CRP), le ministre a renforcé les équipes chargées du suivi de la collecte des ressources parafiscales destinées au financement des remboursements des pertes et manques à gagner des sociétés pétrolières. Cette décision a permis d’améliorer la mobilisation des ressources nécessaires au fonctionnement du mécanisme de stabilisation des prix.

Depuis son arrivée à la tête du ministère de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba s’est illustré par plusieurs initiatives visant à renforcer la régulation des marchés, lutter contre les spéculations sur les prix des produits de première nécessité et améliorer le suivi des mécanismes de fixation des prix stratégiques. Son action s’inscrit dans la volonté du Gouvernement de préserver le pouvoir d’achat des ménages tout en garantissant la viabilité économique des opérateurs.

Le secteur privé satisfait

Les représentants des sociétés pétrolières et du secteur privé ont salué la qualité du travail réalisé durant le processus de certification. Le président de la Commission nationale des hydrocarbures de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), Ali Mamina, a notamment mis en avant l’esprit de concertation qui a prévalu tout au long des échanges.

Cette reconnaissance traduit la confiance croissante entre les autorités publiques et les opérateurs économiques dans la gestion d’un secteur particulièrement sensible pour l’économie nationale.

Un enjeu stratégique pour l’économie congolaise

Dans un pays où le transport, l’industrie et une grande partie des activités économiques dépendent des produits pétroliers, la maîtrise des fluctuations du marché demeure un défi majeur. La certification régulière des pertes et manques à gagner, associée aux efforts de mobilisation financière entrepris par le Gouvernement, constitue un levier important pour préserver la stabilité du secteur et protéger les consommateurs contre les effets des crises internationales.

À travers ces mesures, l’exécutif entend maintenir l’équilibre entre les impératifs économiques des opérateurs et la nécessité de garantir aux Congolais un accès continu aux produits énergétiques indispensables à la vie quotidienne.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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