Actualité
Libreville : Malades, des pêcheurs congolais graciés au Gabon lancent un cri de détresse à Christophe Lutundula
Peu avant son renversement, le président du Gabon, Ali Bongo Odimba, a accordé une grâce présidentielle à une dizaine de pêcheurs congolais incarcérés dans son pays durant un an.
En effet, il y a un an environ (août 2022), des pêcheurs congolais et angolais, effectuant leur activité de pêche au large des côtes congolo-angolaises, comme ils en ont l’habitude, ont été entraînés par le courant marin jusque dans les eaux territoriales gabonaises.

Interpellés par les gardes côtiers et la gendarmerie du Gabon, tous leurs biens ont été confisqués (Hors-bords, téléphones, argents, cargaisons de poissons, etc.). Puis ont été conduits à Libreville, capitale du Gabon. Sur place, ils ont été jugés et déférés à la prison du Gros Bouquet (Prison centrale). Après quelques mois, tous les pêcheurs angolais ont bénéficié d’une intervention de leur ambassade qui a réussi à les sortir de leur enfer. Cependant, aucun plaidoyer n’a été fait pour leurs confrères congolais. Interrogé par CONGOPROFOND.NET, un membre de l’ambassade de la RDC à Libreville a affirmé que personne n’était au courant de cette situation.
Après un an de détention, ils ont bénéficié de la grâce présidentielle à l’occasion du 63 ème anniversaire de l’accession du Gabon à la souveraineté internationale. Une fois libérés, ils se sont renseignés auprès des riverains qui leur ont indiqué la résidence d’un compatriote nommé papa Dago, située non loin de la présidence. Ce dernier les a accueillis et a alerté la communauté congolaise du Gabon.

Aussitôt, une chaine de solidarité a été mise en place, depuis le samedi 26 août dernier, pour leur venir en aide. Malheureusement, le travail de cette cellule a été perturbé par la situation que traverse actuellement le Gabon ( la coupure de l’internet notamment, puis le coup d’Etat).
Depourvus de tout, ces compatriotes lancent un cri de détresse au chef de la diplomatie congolaise, Christophe Lutundula, afin de les évacuer de ce pays. Plusieurs d’entre eux sont tombés malades, malnutris et affamés. Ils squattent les alentours de l’ambassade de notre pays à Libreville, mais celle-ci avoue ne pas avoir des moyens pour les prendre en charge. Dossier à suivre.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
Actualité
Sanctions américaines contre Kabila : Jacquemain Shabani évoque « une conséquence logique » après une attente prolongée
Le vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur, Jacquemain Shabani, a réagi ce jeudi 30 avril à la décision des États-Unis visant l’ancien président Joseph Kabila. Il estime que cette sanction constitue « une conséquence logique, même si elle a tardé à venir », accusant l’ex-chef de l’État d’être à l’origine de la déstabilisation du pays.

Washington a inscrit Joseph Kabila sur la liste des personnes sanctionnées de l’Office of Foreign Assets Control (OFAC), dans le cadre du programme DRCONGO. Les autorités américaines évoquent des liens présumés avec des groupes armés opérant dans l’est de la RDC, notamment le Mouvement du 23 mars et l’Alliance Fleuve Congo.
La mesure, prise en vertu de l’Executive Order 13413 modifié, prévoit le gel de tous les avoirs de l’ancien président sous juridiction américaine. Elle interdit également toute transaction entre lui et des citoyens ou entreprises des États-Unis.
Ces sanctions renforcent l’isolement financier et diplomatique de Joseph Kabila, dans un contexte politique et sécuritaire déjà marqué par de fortes tensions autour de la situation dans l’est du pays.
Exaucé Kaya
