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Libération conditionnelle, ce lundi, à Makala : Aucun Kuluna, aucun détourneur des fonds publics, ni aucun spoliateur parmi les 61 bénéficiaires

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Soixante-et-un prisonniers ont bénéficié, ce lundi, d’une liberté conditionnelle à la prison centrale de Makala, située dans la commune de Selembao, au cœur de Kinshasa. L’opération, supervisée par le Ministre d’État en charge de la Justice, Guillaume Ngefa, s’inscrit dans une dynamique nationale de désengorgement et de réinsertion progressive.

Selon le ministre, cette libération constitue la première vague d’un vaste processus qui concerne 114 détenus à travers le pays, dont 61 pour la seule ville de Kinshasa.
« J’ai signé, depuis le 13 novembre, l’arrêté portant libération conditionnelle d’une première vague de 114 détenus. Nous avons veillé à ce que les personnes concernées remplissent l’ensemble des critères légaux, après avis favorables des commissions et du ministère public ayant siégé dans 14 établissements sur les 132 que compte la RDC », a expliqué Guillaume Ngefa.

Le ministre a souligné la rigueur absolue qui a entouré la sélection des bénéficiaires, insistant sur la transparence du processus.
« Parmi ces personnes, il n’y a aucun Kuluna, aucun détourneur des deniers publics, ni même aucun membre de l’opération folio (spoliateur). Nous avons aussi veillé à ce qu’il n’y ait aucun cas de substitution de nom », a-t-il précisé, mettant fin à certaines rumeurs qui circulaient.

En s’adressant aux ex-détenus lors de leur sortie, Guillaume Ngefa a rappelé que cette liberté reste conditionnelle :
« Votre peine n’est pas terminée. Elle continue de courir jusqu’à son terme. Mais votre comportement et vos efforts d’amélioration ont convaincu l’État de votre capacité à réintégrer la société », a-t-il insisté.

Il a également appelé les bénéficiaires à adopter une conduite irréprochable :
« Vous regagnez la communauté : soyez exemplaires. Ne retombez pas dans les erreurs qui vous ont conduits ici ».

Cette première vague marque le début d’une opération plus large, visant à promouvoir une justice plus humaine tout en renforçant la sécurité publique grâce à une sélection strictement encadrée.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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Produits pétroliers : 43,7 millions USD de pertes certifiées, Daniel Mukoko Samba salué pour la stabilité du secteur énergétique

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Alors que le marché pétrolier international continue de subir les contrecoups des tensions géopolitiques mondiales, la RD Congo poursuit ses efforts pour garantir l’approvisionnement régulier du pays en carburants. C’est dans ce contexte que le Comité de Suivi des Prix des Produits Pétroliers (CSPPP) a certifié un montant global de 43,7 millions de dollars américains au titre des pertes et manques à gagner (PMAG) enregistrés par les sociétés pétrolières au cours du premier trimestre 2026.

Une facture lourde pour les opérateurs pétroliers

Réunis les 28 et 29 mai derniers à Kinshasa, les membres du CSPPP ont examiné la situation des entreprises pétrolières opérant dans les 4 principales zones de consommation du pays : Ouest, Sud, Est et Nord.

À l’issue des travaux, les pertes certifiées se répartissent comme suit :
– Zone Ouest : 35,4 millions USD ;
– Zone Sud : 3,95 millions USD ;
– Zone Est : 3,64 millions USD ;
– Zone Nord : 727.491 USD.

Selon les experts du secteur, ces contre-performances sont principalement liées aux turbulences observées sur les marchés internationaux des hydrocarbures à la suite des tensions entre l’Iran, Israël et les États-Unis, qui ont affecté les coûts d’approvisionnement.

Le Gouvernement mobilisé pour éviter une crise d’approvisionnement

Face à cette situation, le Gouvernement congolais a opté pour une approche visant à préserver la continuité de l’approvisionnement du pays en produits pétroliers. Les discussions ont notamment porté sur les mécanismes permettant d’accorder des avances sur les pertes et manques à gagner, grâce aux recettes issues des stocks de sécurité. Cette mesure vise à maintenir la fluidité de la chaîne d’approvisionnement et à éviter toute rupture susceptible d’impacter les consommateurs.

Au cœur de cette dynamique figure le Vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba.

Selon le Coordonnateur du Comité de Régulation des Prix (CRP), le ministre a renforcé les équipes chargées du suivi de la collecte des ressources parafiscales destinées au financement des remboursements des pertes et manques à gagner des sociétés pétrolières. Cette décision a permis d’améliorer la mobilisation des ressources nécessaires au fonctionnement du mécanisme de stabilisation des prix.

Depuis son arrivée à la tête du ministère de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba s’est illustré par plusieurs initiatives visant à renforcer la régulation des marchés, lutter contre les spéculations sur les prix des produits de première nécessité et améliorer le suivi des mécanismes de fixation des prix stratégiques. Son action s’inscrit dans la volonté du Gouvernement de préserver le pouvoir d’achat des ménages tout en garantissant la viabilité économique des opérateurs.

Le secteur privé satisfait

Les représentants des sociétés pétrolières et du secteur privé ont salué la qualité du travail réalisé durant le processus de certification. Le président de la Commission nationale des hydrocarbures de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), Ali Mamina, a notamment mis en avant l’esprit de concertation qui a prévalu tout au long des échanges.

Cette reconnaissance traduit la confiance croissante entre les autorités publiques et les opérateurs économiques dans la gestion d’un secteur particulièrement sensible pour l’économie nationale.

Un enjeu stratégique pour l’économie congolaise

Dans un pays où le transport, l’industrie et une grande partie des activités économiques dépendent des produits pétroliers, la maîtrise des fluctuations du marché demeure un défi majeur. La certification régulière des pertes et manques à gagner, associée aux efforts de mobilisation financière entrepris par le Gouvernement, constitue un levier important pour préserver la stabilité du secteur et protéger les consommateurs contre les effets des crises internationales.

À travers ces mesures, l’exécutif entend maintenir l’équilibre entre les impératifs économiques des opérateurs et la nécessité de garantir aux Congolais un accès continu aux produits énergétiques indispensables à la vie quotidienne.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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