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L’état de droit malmené en RDC : Romain Kayembe Lukasu illégalement déguerpi de sa parcelle à minuit !
Une parcelle située sur l’avenue Père Boka, dans la commune de la Gombe et appartenant au citoyen congolais ROMAIN KAYEMBE LUKASU, depuis 1979, selon les informations en notre possession, aurait été vendue illégalement à un expatrié, par la marâtre du propriétaire, et ce, sans avoir en avoir aucun droit.
Pour qu’il soit remis dans ses droits de propriété, ce citoyen congolais a saisi la justice qui, selon lui, le tourne en bourrique en protégeant, à tout prix, ce hors-la-loi qui cherche à s’accaparer de son bien, sous l’influence d’un certain bâtonnier Mbaki.
« Je suis là pour parler des abus qui se passent dans notre pays. Comment la Justice après avoir fait son travail correctement, des individus débarquent après pour affirmer haut et fort que nous avons acheté toute la justice ! Elle nous appartient ! Un expatrié, Directeur au Centre Médical de Kinshasa ‘’CMK’’, accompagné de sa femme, étaient devant ma parcelle à minuit jour où j’ai été déguerpi. Vous pouvez imaginer qu’après qu’ils aient obtenu un document à l’IGA, ces gens se sont eux-mêmes rendus justice en exécutant au-delà de minuit !», s’est alarmé Romain Kayembe.
Et de poursuivre : « Moi qui suis en possession d’un jugement et n’ayant aucun document l’annulant, ils ont barré les écrits sur le mur de ma parcelle au milieu de la nuit pour mettre le leur. Ils se sont, eux avec leurs biens, installés dans ma maison à mon insu ainsi que celui de la PNC. Je me demande bien qu’elle est cette justice qui peut se faire à minuit ! ».
Ce compatriote qui, depuis un moment présente des problèmes de santé, lance un cri d’alarme aux autorités congolaises, en commençant par le premier citoyen du pays, le magistrat suprême, le président Félix Antoine Tshisekedi, qui a fait de l’état de droit, son cheval de bataille.
« Je plaide que l’État de droit me remettre dans mes droits de propriété. Le président de la République ne cesse de marteler sur la justice dans notre pays. Si aujourd’hui la Banque Internationale pour l’Afrique au Congo ‘’BIAC’’ est en liquidation et que les Congolais ont perdu leurs argents, c’est parce que MBAKI avait défendu ce Belge qui a détourné la « BIAC ». Ce n’est pas ça la justice que nous cherchons. Mon souhait est que tout soit remis en ordre… », a-t-il fait savoir.
Il s’interroge dans la foulée sur l’ascendance que les étrangers ont depuis un certain temps sur la justice de notre pays. Ces derniers utilisent certains hauts magistrats de notre pays pour s’accaparer de manière mafieuse des immobiliers de certains citoyens congolais.
Exaucé Kaya (Stagiaire Ifasic)/CONGOPROFOND.NET
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Nord-Kivu II : les enseignants appelés à reprendre les cours lundi, le SYECO maintient la pression
Les différentes parties prenantes du secteur de l’éducation dans la province éducationnelle Nord-Kivu II ont appelé, vendredi, à la reprise effective des cours dès le lundi 20 avril à Butembo et à Beni, au terme d’une réunion tenue entre autorités scolaires, syndicats et représentants des parents.

Autour de la table figuraient notamment le PROVED, les sous-PROVED, le DINACOPE, les gestionnaires d’écoles, l’Association nationale des parents d’élèves du Congo (ANAPECO) ainsi que des organisations syndicales.
À l’issue de « débats houleux », les participants ont convenu de privilégier l’intérêt des élèves en appelant à la reprise des activités scolaires.
« Après discussions et échanges d’avis, nous nous sommes convenus de la reprise effective de toutes les activités scolaires à Butembo comme à Beni dès ce lundi. Nous demandons aux enseignants, aux chefs d’établissements et aux parents de s’y conformer pour l’intérêt des enfants », a déclaré le PROVED Norbert Bisismwa Belekembaka.
Selon cette autorité scolaire, la grève n’a plus sa raison d’être, le Gouvernement ayant déjà entamé le paiement du salaire du mois de mars, principale revendication des enseignants.
Il a, en outre, critiqué la position du Syndicat des enseignants du Congo (SYECO), qu’il accuse de maintenir un mouvement de grève « injustifié », notamment en conditionnant la reprise des cours au paiement du mois d’avril, encore en cours.
De son côté, l’intersyndicale de la province, regroupant plusieurs organisations syndicales à l’exception du SYECO, a soutenu les résolutions issues de la réunion et appelé ses membres à reprendre les cours dès lundi.

Même son de cloche du côté de l’ANAPECO. Par la voix de son représentant, Jean de Dieu Katembo Sangala, l’association a exhorté les enseignants à « revenir à la raison » et invité les parents à envoyer massivement leurs enfants à l’école.
Cependant, le SYECO, particulièrement actif à Butembo, maintient sa position. Réuni jeudi en séance évaluative, ce syndicat a décidé de poursuivre la grève, exigeant notamment le paiement du salaire du mois d’avril avant toute reprise des cours.
Pour rappel, les enseignants des écoles primaires publiques, notamment à Butembo et Beni, observent un mouvement de grève sèche depuis le lundi 13 avril dernier.
Dalmond Ndungo/ CONGOPROFOND.NET
