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Analyses et points de vue

Les remous politiques à l’Assemblée Nationale : Quand les alliances se brisent et les loyautés vacillent

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Au cœur des récentes turbulences politiques à l’Assemblée Nationale se trouve l’intrigante volte-face de l’honorable Modeste Bahati Lukwebo. Alors que les coulisses du pouvoir bruissent de rumeurs et de manœuvres, Bahati Lukwebo a pris une décision audacieuse en changeant le nom du représentant de son regroupement au sein du bureau définitif.

Ce geste, à la fois surprenant et inattendu, a secoué les fondations des alliances politiques établies contre son premier choix porté sur son fils Serge Bahati, laissant de nombreuses questions en suspens quant aux motivations sous-jacentes. Pendant ce temps, un autre épisode captivant se déroulait en coulisses, mettant en lumière les jeux de pouvoir et les trahisons au sein de l’arène politique.

Fifi Masuka a abandonné Dede Mupasa et Roger Bimwala pour soutenir Geneviève Inagosi au poste de questeur adjoint. Cette réorganisation impromptue des alliances politiques a jeté une lumière crue sur les réalités changeantes du paysage politique congolais, où les intérêts personnels et les ambitions individuelles semblent souvent primer sur la loyauté et la cohérence idéologique.

Dans ce tourbillon de changements et de manœuvres, une question fondamentale se pose : quelle sera l’impact de ces bouleversements sur la gouvernance et la stabilité politique du pays ? Alors que les acteurs politiques jonglent avec les alliances et les trahisons, les citoyens observent avec une attention croissante, cherchant à comprendre les dessous d’un jeu politique complexe et souvent impénétrable.

Ces événements récents à l’Assemblée Nationale soulignent une réalité incontournable de la politique congolaise : les alliances sont fragiles, les loyautés sont malléables, et la seule constante est le changement. Mais avec qui cheminer ? C’est la grande question de cette nouvelle mandature qui s’est ouverte avec la réélection de felix Tshisekedi le 20 décembre 2023.

Alors que les acteurs politiques naviguent dans un océan d’opportunisme et de calculs stratégiques, le véritable défi réside peut-être dans la capacité à demeurer fidèle à des principes et des valeurs, même lorsque les vents politiques soufflent en sens contraire.

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

Actualité

Le député Jacques Djoli brandit Tocqueville : la souveraineté populaire foudroie l’imposture

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L’Honorable Jacques Djoli Eseng’Ekeli n’a pas seulement démenti une rumeur : il a donné une magistrale leçon de grandeur. Par un tweet lapidaire convoquant la science, le Rapporteur de l’Assemblée nationale a refusé de descendre dans l’arène fangeuse où certains voulaient l’attirer. Il a choisi la verticale. Face à la manœuvre odieuse qui lui prêtait des propos imaginaires, il ne s’est pas justifié.

Il a surplombé, avec l’autorité souveraine de celui qui manie le droit comme on manie le glaive. Un silence calculé, puis une annonce : l’heure de la vérité sonnera, et elle sera sans appel. Car la riposte, c’est à Tocqueville qu’il la confie, élevant soudain le débat à des hauteurs où la calomnie ne peut plus respirer. Aux “chercheurs du Buzz” qui alimentent l’infamie, il assène la pensée centrale de l’article 5 de la Constitution.

Celle qui brûle toutes les impostures : “Au-dessus de toutes les institutions et en dehors de toutes les formes réside un pouvoir souverain : celui du peuple, qui les détruit ou les modifie à son gré.” Ce n’est plus un tweet, c’est un manifeste. Le pouvoir créateur, le pouvoir constituant originaire, est par essence illimité, inconditionné, indomptable. Placé au-delà des pouvoirs institués (simples créatures ), il détient la faculté sublime de tout refonder.

La faculté de briser les cadres établis et de redessiner, dans sa majesté absolue, le pacte national tout entier. Voilà la souveraineté populaire dans sa vérité nue, que le Professeur Jacques Djoli brandit comme une torche dans la nuit des manigances. Ainsi, en deux phrases et une citation, l’honorable rapporteur vient d’offrir à la nation congolaise bien plus qu’un rétablissement des faits : il lui restitue la puissance de son propre destin.

Là où les manœuvriers espéraient l’enfermer dans une polémique stérile, il leur oppose le granit des principes, rappelant que le peuple est le seul maître, le seul architecte, le seul juge. Par cette riposte éclatante, où Tocqueville éclaire le chemin de la RD Congo, Jacques Djoli Eseng’Ekeli lave son honneur sans une once d’aigreur, et du même geste réarme la démocratie avec une force conceptuelle rare. La calomnie n’a pas été vaincue : elle a été dissoute, dans la lumière d’une vérité plus haute. Magistral.

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

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