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Les Plantations et Huileries du Congo (PHC) : 114 ans de cohabitation harmonieuse saluée par les habitants
Ce 11 mai 2025, Les Plantations et Huileries du Congo (PHC) ont célébré leurs 114 années d’existence. De la période Unilever à aujourd’hui, c’est plus d’un siècle de fidélité à une mission profonde : produire une huile de palme durable et de haute qualité pour les consommateurs congolais. Mais c’est aussi 114 ans d’impact social auprès des communautés locales.
Dans les provinces de la Mongala, de la Tshopo et de l’Équateur, une relation de confiance mutuelle s’est tissée entre PHC et les populations environnantes des sites de production. Et dans le groupement de Monkoso, cette cohabitation est saluée par les habitants eux-mêmes.
Comme en témoigne Banza Ringo, président de la gestion des conflits dans le groupement de Monkoso :
« Nous entretenons de bonnes relations avec PHC. Il n’y a aucun problème entre nous, nous sommes unis. »

Pour le chef de groupement, Ernest Bombolo, la paix règne depuis l’arrivée de l’entreprise :
« Chez nous, la paix règne avec PHC. Depuis leur arrivée en 1911, ils nous ont trouvés ici, et nous vivons ensemble dans la paix, sans aucun souci. »
Héritier Bayaka, président de la société civile locale, confirme :
« Les relations avec PHC sont marquées par la paix, l’entente et une bonne collaboration. »
À ceux qui évoquent des cas de spoliation de terres, les leaders de Monkoso répondent avec fermeté.
« Dans notre groupement, aucun cas n’a été signalé où PHC aurait accaparé les terres ou chassé des habitants », rassure le chef Ernest.
Albert Busulubati, notable du village Bepumba, ajoute :
« Je ne l’ai jamais entendu depuis l’arrivée de cette entreprise en 1911. PHC n’a jamais acheté de nouvelles terres. Elle utilise uniquement ses anciennes terres. »
PHC ne se contente pas de produire. L’entreprise investit également dans le bien-être des populations locales.
« PHC a réalisé de belles actions communautaires, notamment la construction d’écoles, ce qui représente un investissement précieux pour notre avenir », explique Banza Ringo.

Héritier Bayaka renchérit :
« Les écoles construites par PHC sont bien meilleures que celles que nous avions autrefois. Nous en sommes fiers et reconnaissants. »
Le chef Ernest, quant à lui, souligne :
« PHC a réalisé tout ce que nous lui avions demandé pour le développement de notre groupement. Elle a construit des écoles, des centres de santé, un entrepôt, ainsi que des forages pour faciliter l’accès à l’eau potable. Avant, nous avions beaucoup de difficultés pour en avoir. »

Sur le plan économique, les habitants bénéficient aussi d’un accès facilité à l’huile de palme.
« Nous nous procurons de l’huile grâce à la cantine mise à notre disposition par PHC, à un prix raisonnable par rapport à celui du marché de Boteka », explique un habitant.
Dans la province de l’Équateur, comme ailleurs, la présence de PHC est perçue comme un levier de développement local, de paix sociale et de solidarité durable. À l’occasion de ses 114 ans, PHC confirme son ancrage dans les communautés et son engagement à construire, avec elles, un avenir commun basé sur la confiance, la durabilité et l’écoute.
Dorcas Ntumba
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Exclu pour avoir défié Jacquemain Shabani : Lady Yangotikala, le député qui prive le VPM de sommeil
L’annonce a fait l’effet d’une onde de choc dans les couloirs feutrés du Palais du Peuple. L’Honorable Lady Yangotikala Senga, élu de Kisangani sous les couleurs du regroupement AB, a été frappée le 1er avril 2026 d’une exclusion temporaire pour “dérogation à la règle de solidarité” au sein de l’Union sacrée. Son crime ? Avoir simplement exigé du Vice-Premier Ministre Jacquemain Shabani Lukoo qu’il assume son devoir de protection envers les électeurs de la circonscription PR 05.
Une requête aussi légitime que dérangeante, qui a visiblement troublé les nuits du patron de l’Intérieur et de la Sécurité. Mais loin de plier sous le poids de la sanction disciplinaire, le député de la Tshopo l’a reçue avec la sérénité des justes, prenant acte de cette mise au ban sans en reconnaître le fondement. Dans une déclaration empreinte d’une ironie mordante, l’élu a tenu à adresser ses remerciements les plus sincères… au Président du Sénat, Sama Lukonde.
“Je le remercie de m’avoir permis d’être libre d’exercer mon pouvoir constitutionnel de contrôle”, a-t-il sobrement fait savoir. Un rappel cinglant du principe fondamental de la séparation des pouvoirs et de l’immunité d’action parlementaire. Lady Yangotikala n’a violé ni la Constitution ni le Règlement intérieur de l’Assemblée nationale, il le martèle avec force. Il n’a fait que tendre le micro des sans-voix de Kisangani vers les oreilles d’un membre du gouvernement sourd aux grondements de l’insécurité.
Cette exclusion révèle au grand jour l’inconfort grandissant d’un exécutif allergique à la moindre question gênante, préférant museler ses propres élus plutôt que de répondre de ses actes. En assumant cette exclusion comme un brevet de liberté, Lady Yangotikala Senga s’impose désormais comme un symbole d’intrépidité. Là où les calculs politiciens du Regroupement AB espéraient éteindre une voix critique, ils ont allumé un contre-feu médiatique dont Jacquemain Shabani aura bien du mal à se dépêtrer.
Pendant que le VPM Jacquemain Shabani Lukoo cherche un sommeil qu’on devine agité, l’intrépide député de Kisangani Lady Yangotikala continue de veiller. Cette affaire rappelle cruellement que sous la coupole du Palais du Peuple, il est encore permis de préférer la défense de sa population aux soubresauts disciplinaires d’un présidium aux abois.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
