Connect with us

Actualité

Crise à la RTNC : Patrick Muyaya à l’écoute des syndicalistes

Published

on

Le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya, a échangé avec le mouvement syndical de la Radio Télévision Nationale Congolaise (RTNC) ce lundi 12 mai 2025 dans la soirée, au sein de son cabinet.

Pendant près de quatre heures (de 19h à 23h), le ministre a une fois de plus passé en revue les revendications du personnel de ce média public, tout en déplorant les propos injurieux proférés par certains syndicalistes et agents lors du sit-in organisé le week-end dernier devant la tour administrative de la RTNC. Des propos qui ont choqué plus d’un Congolais, sur les réseaux sociaux comme ailleurs.

 

La délégation syndicale, conduite par son président René Kalonda, a présenté quatre doléances :

  • l’application du nouveau barème,
  • le paiement des 16 mois d’arriérés de rémunération correspondant à 25 % de l’ancien barème,
  • la redevance issue du logiciel Sydonia,
  • et la mise à la retraite du personnel ayant dépassé les 35 ans de service.

Cependant, elle n’a pas présenté d’excuses concernant les propos tenus à l’encontre de certaines personnalités publiques.

Déterminé à trouver des solutions concrètes pour l’ensemble du personnel de la RTNC à travers le pays, le ministre Patrick Muyaya a annoncé la tenue prochaine d’une séance de travail regroupant les ministères du Budget, des Finances, de la Communication ainsi que la RTNC. Cette réunion, prévue avant la fin du mois de mai, abordera notamment l’application du nouveau barème signé depuis quatre ans, ainsi que le statut actuel de ce média public.

S’agissant du paiement des 16 mois d’arriérés (correspondant aux 25 % de l’ancien barème), une commission mixte a été mise en place par le ministre, composée de la direction générale et de quelques membres du syndicat. Elle aura pour mission de dialoguer avec les experts du ministère du Budget afin de définir un calendrier de paiement.

La directrice générale de la RTNC, Sylvie Elenge, a indiqué que lors de récentes discussions avec les experts du Budget et des Finances, il a été convenu que les quatre derniers mois de 2024 (septembre à décembre) seront payés incessamment, suivis d’un paiement progressif des autres mois.

Concernant la redevance, le ministre a précisé qu’en accord avec la Direction Générale des Douanes et Accises (DGDA), un serveur du logiciel Sydonia est installé dans son cabinet afin d’assurer le suivi en temps réel du monitoring des opérations douanières liées à la redevance de la RTNC. Depuis janvier 2025, les trois premiers mois ont généré 722.137.007,03 CDF et 3.123 USD, soit un total équivalent à 255.973,09 USD.

En ce qui concerne la retraite des agents ayant atteint l’ancienneté de 35 ans de service, le ministre a insisté sur la nécessité de réunir toutes les conditions voulues par le Chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi. Il a instruit la directrice générale de la RTNC et le président du syndicat à mettre en place une commission chargée de rencontrer la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS), notamment pour discuter de la part patronale non versée depuis plusieurs années.

À la fin de l’échange, René Kalonda, président de la délégation syndicale, a salué la disponibilité du ministre :

« Nous avons été reçus par le ministre de tutelle au sujet de la grogne sociale actuelle à la RTNC. Il s’agissait de poser les bases d’un dialogue, en présence de la direction générale et du conseil d’administration. Nous avons abordé plusieurs sujets : le barème, la redevance, la CNSS, les soins de santé, etc. C’est un début de négociation. Nous allons voir ce que cela donnera dans les prochains jours. Jusque-là, aucune solution concrète n’a été arrêtée, mais les discussions vont se poursuivre. »

« L’opinion doit retenir que, conformément aux principes syndicaux, lorsque l’employeur appelle à des négociations, nous devons répondre. C’est dans cet esprit que nous avons échangé avec Son Excellence, Monsieur le ministre. »

Cellule de communication

 

 

Actualité

Exclu pour avoir défié Jacquemain Shabani : Lady Yangotikala, le député qui prive le VPM de sommeil

Published

on

L’annonce a fait l’effet d’une onde de choc dans les couloirs feutrés du Palais du Peuple. L’Honorable Lady Yangotikala Senga, élu de Kisangani sous les couleurs du regroupement AB, a été frappée le 1er avril 2026 d’une exclusion temporaire pour “dérogation à la règle de solidarité” au sein de l’Union sacrée. Son crime ? Avoir simplement exigé du Vice-Premier Ministre Jacquemain Shabani Lukoo qu’il assume son devoir de protection envers les électeurs de la circonscription PR 05.

Une requête aussi légitime que dérangeante, qui a visiblement troublé les nuits du patron de l’Intérieur et de la Sécurité. Mais loin de plier sous le poids de la sanction disciplinaire, le député de la Tshopo l’a reçue avec la sérénité des justes, prenant acte de cette mise au ban sans en reconnaître le fondement. Dans une déclaration empreinte d’une ironie mordante, l’élu a tenu à adresser ses remerciements les plus sincères… au Président du Sénat, Sama Lukonde.

Je le remercie de m’avoir permis d’être libre d’exercer mon pouvoir constitutionnel de contrôle”, a-t-il sobrement fait savoir. Un rappel cinglant du principe fondamental de la séparation des pouvoirs et de l’immunité d’action parlementaire. Lady Yangotikala n’a violé ni la Constitution ni le Règlement intérieur de l’Assemblée nationale, il le martèle avec force. Il n’a fait que tendre le micro des sans-voix de Kisangani vers les oreilles d’un membre du gouvernement sourd aux grondements de l’insécurité.

Cette exclusion révèle au grand jour l’inconfort grandissant d’un exécutif allergique à la moindre question gênante, préférant museler ses propres élus plutôt que de répondre de ses actes. En assumant cette exclusion comme un brevet de liberté, Lady Yangotikala Senga s’impose désormais comme un symbole d’intrépidité. Là où les calculs politiciens du Regroupement AB espéraient éteindre une voix critique, ils ont allumé un contre-feu médiatique dont Jacquemain Shabani aura bien du mal à se dépêtrer.

Pendant que le VPM Jacquemain Shabani Lukoo cherche un sommeil qu’on devine agité, l’intrépide député de Kisangani Lady Yangotikala continue de veiller. Cette affaire rappelle cruellement que sous la coupole du Palais du Peuple, il est encore permis de préférer la défense de sa population aux soubresauts disciplinaires d’un présidium aux abois.

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

Continue Reading